Adoption de l’IA, digitalisation : pourquoi les PME françaises sont à la traîne
Guillaume Renouard
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Rares sont ceux qui doutent aujourd'hui du potentiel transformateur de l'intelligence artificielle pour l'économie. Les résultats d'une nouvelle étude de Sage, éditeur multinational de logiciel britannique, ont donc de quoi inquiéter.
Elle pointe en effet un retard certain des PME françaises dans l'adoption de cette technologie par rapport à leurs homologues européennes. Seul un tiers d'entre elles ont ainsi complètement ou partiellement adopté l'IA, contre 48% en Allemagne et 57% en Espagne.
Ce n'est pourtant pas l'intérêt qui manque : l'étude montre aussi que 84% des entreprises françaises interrogées considèrent que la technologie contribue à l'amélioration de l'efficacité et de la gestion des coûts.
Sur d'autres technologies de pointe, comme la facturation électronique, ce n'est guère plus brillant. Seulement 38% des répondants connaissent le principe de la facturation électronique et seulement 20% des PME françaises y sont préparées, alors même que la transition sera obligatoire pour les PME à partir du 1er septembre 2027.
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Si la France est à la traîne en Europe, le Vieux Continent risque de son côté de se laisser distancer par les États-Unis. L'étude pointe en effet le risque de voir l'écart se creuser entre les PME européennes et leurs homologues de l'autre côté de l'Atlantique, alors que l'économie américaine demeure en bonne santé là où l'Europe est au bord de la récession. Les PME américaines prévoient ainsi d'augmenter leurs investissements dans le numérique de 25% au cours des douze prochains mois, contre 16% seulement pour leurs homologues européennes.
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