Menace sur les PME : les délais de paiement s'allongent
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Les défaillances d'entreprises pourraient dépasser de 11% leur niveau d'avant crise à la fin de l'année 2023.
Reuters
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Les défaillances d'entreprises pourraient dépasser de 11% leur niveau d'avant crise à la fin de l'année 2023.
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Conflit au Moyen-Orient, guerre en Ukraine, crise de l'énergie, pandémie... L'économie mondiale n'en finit plus de traverser des crises à rallonge. Après un rebond économique post-covid en 2021 et 2022, les entreprises et les ménages en France sont à nouveau plongés dans un épais brouillard. Le gouvernement ne cesse de répéter que «l'économie résiste ». Mais les signaux d'inquiétude se multiplient.
L'OFCE a révisé à la baisse la semaine dernière ses prévisions de croissance pour 2024 et anticipe un retournement du marché du travail. Les derniers indices PMI de la France et de la zone euro, considérés comme des indicateurs avancés de l'activité économique, sont tous les deux en territoire négatif.
Dans ce contexte morose, les perspectives pour les entreprises s'assombrissent. Le dernier baromètre dévoilé par le cabinet ARC ce mardi 24 octobre indique que les pratiques des délais de paiement se sont détériorées entre 2022 et 2023. « Les entreprises sont moins confiantes sur la situation actuelle d'autant plus que l'Allemagne est en récession », a déclaré Denis Le Bossé, fondateur du cabinet d'avocats lors d'un point presse. « Les délais de paiement se dégradent. Les entreprises sont tétanisées d'aller réclamer le paiement des factures de peur de perdre des parts de marché ». Présent lors de l'événement, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a tapé du poing sur la table. « Il est inacceptable de faire peser l'allongement des délais de paiement sur les PME. Nous allons encore davantage mobiliser les moyens de la DGCCRF », a-t-il déclaré.
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L'un des résultats frappant de ce baromètre est que les délais de paiement sont passés de 12 jours à 15 jours entre 2022 et 2023. Et cette durée ne devrait pas s'améliorer dans les mois à venir. 83% (+3 points par rapport à septembre 2022) des entreprises estiment que ces délais vont devenir « une variable d'ajustement » et vont donc s'allonger dans le futur.