Fiscalité de l'épargne : des pistes audacieuses pour "plus d’équité et de cohérence"

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Evolution du rendement des prélèvements sur le capital des ménages entre 2006 et 2016 en milliards d'euros : impôts sur les revenus fonciers, sur les revenus de capitaux mobiliers, sur les plus-values mobilières, sur les plus-values immobilières, prélèvements sociaux, taxes foncières des ménages, droits de mutation à titre onéreux sur les transactions, droits de mutation à titre gratuit, impôt de solidarité sur la fortune.
Evolution du rendement des prélèvements sur le capital des ménages entre 2006 et 2016 en milliards d'euros : impôts sur les revenus fonciers, sur les revenus de capitaux mobiliers, sur les plus-values mobilières, sur les plus-values immobilières, prélèvements sociaux, taxes foncières des ménages, droits de mutation à titre onéreux sur les transactions, droits de mutation à titre gratuit, impôt de solidarité sur la fortune. (Crédits : CPO)
Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), institution adossée à la Cour des comptes, présente dix recommandations s'agissant des impôts sur le patrimoine des ménages. Il propose d’abaisser les plafonds de l’épargne réglementée (Livret A, LDDS), de réduire les abattements sur l’assurance-vie et de revenir au régime d’avant 2004 sur les plus-values immobilières.

La suppression de l'ISF et la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat-tax) entrent tout juste en application que de nouvelles propositions de réforme des impôts du patrimoine des ménages font surface. « Complexe », « sans logique explicite », « manque de cohérence » : notre système d'imposition souffre de plusieurs défauts auxquels il conviendrait de remédier, analyse le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), dans un rapport  publié ce jeudi. Cette institution indépendante, adossée à la Cour des comptes, dont le premier président, Didier Migaud assure également la présidence, formule dix « orientations » visant à rendre ce système plus lisible, plus neutre et plus efficace.

« Le système d'imposition du capital des ménages peine à atténuer la dynamique de concentration du capital » et il « ne prend pas suffisamment en compte les évolutions économiques, sociales ou démographiques », souligne le rapport.

Et il n'hésite pas à s'attaquer aux totems du patrimoine des Français, le Livret A,  l'assurance-vie et l'immobilier.

Six impôts, 80 milliards et de nombreuses exonérations

Le Conseil des prélèvements obligatoires a passé au crible les six prélèvements existants au 31 décembre 2017, l'impôt sur les revenus, les prélèvements sociaux, les droits de mutation à titre de gratuit en cas de succession ou donation, ceux en cas d'acquisition immobilière (« droits de mutation à titre onéreux sur les transactions »), les taxes foncières et feu l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), remplacé par l'impôt sur la solidarité immobilière (IFI). Des prélèvements rapportant en tout quelque 80 milliards d'euros par an, dont 50 milliards perçus sur l'assiette immobilière (la taxe foncière pèse à elle seule plus de 20 milliards) et 30 milliards sur les actifs financiers. Avant réforme Macron ISF/IFI.

Près d'un quart de ces prélèvements sert à financer la Sécurité sociale (24%), le reste allant à l'Etat (39%) et aux collectivités (37%).

Impôts capital ménages IR ISF taxe foncière

[Schéma simplifié des prélèvements sur le capital des ménages, qui rapporte 80 milliards d'euros par an. Crédits : Conseil des prélèvements obligatoires]

Mais les revenus du capital des ménages font aussi l'objet de nombreuses exonérations et dérogations fiscales qui coûtent cher : 1,9 milliard d'euros pour l'épargne réglementée (le Livret A, le placement préféré des Français, le LDDS, l'ex-Codevi puis LDD), etc), 1,5 milliard d'euros pour l'assurance-vie, plus de 5,5 milliards pour l'immobilier (exonération de plus-value sur la vente de la résidence principale ou abattement dû à la durée de détention).

Impôts exonérations fiscales CPO

[Les différentes exonérations fiscales sur le capital des ménages. Crédits : Conseil des prélèvements obligatoires]

L'argent qui dort est trop privilégié

A l'heure où le gouvernement et la place s'interrogent sur un meilleur "fléchage" de l'épargne vers le financement des entreprises, l'un des constats du rapport est l'avantage donné à l'argent qui dort : l'épargne réglementée, qui représente un encours de 420 milliards d'euros, et, en partie, l'assurance-vie (1.600 milliards d'euros).

« La fiscalité est plus favorable à l'épargne non risquée qu'à l'épargne risquée. Les prélèvements sont en effet nuls ou faibles sur l'épargne réglementée, sans risque et liquide. Les prélèvements sont identiques en assurance-vie en unités selon que les supports sont en unités de compte et en euros, alors que le risque est pour l'assuré dans le premier et pas dans l'autre », relève le rapport.

Ainsi les membres du Conseil des prélèvements obligatoires recommandent-ils d'abaisser les plafonds de dépôts de l'épargne réglementée, jugeant que « le niveau actuel semble excéder celui de l'épargne de précaution », estimé entre deux et trois mois de salaire. Ils préconisent de revenir aux niveaux de 2012, soit 15.300 euros pour le Livret A (contre 22.950 euros aujourd'hui) et 6.000 euros pour le LDDS (contre le double).

Cela permettrait de réaffecter 30 milliards d'euros sur d'autres supports d'épargne, alors que « le niveau d'encours de l'épargne réglementée excède largement les besoins de financement de logement social » (255 milliards en 2016).

L'abaissement doit être général « en reconsidérant le niveau cumulé de défiscalisation », incluant Livret A, LDDS, Livret épargne populaire (LEP) et Livret jeune, qui peut atteindre des montants élevés : 143.550 euros pour un couple avec trois enfants de plus de 12 ans.

« Les plafonds actuels sont au-dessus de la capacité d'épargne financière des ménages modestes, voire des classes moyennes » argue le rapport, qui note que le patrimoine financier des 10% des ménages les plus modestes est de 400 euros...

Il s'agirait uniquement des nouveaux livrets : le CPO plaide pour le recours aux « clauses de grand-père » pour renforcer la « prévisibilité » des prélèvements obligatoires. La mesure pourrait rapporter 80 millions d'euros par an.

Haro sur les abattements de l'assurance-vie

Le Conseil des prélèvements obligatoires conseille aussi de s'attaquer à l'assurance-vie, qui bénéficie d'un régime fiscal avantageux du point de vue de l'impôt sur les revenus et de l'imposition des successions, notamment le prélèvement forfaitaire libératoire au taux réduit de 7,5% au bout de huit ans.

« Alors que l'une des motivations exprimées en faveur de l'assurance-vie concerne la préparation de la retraite, l'assurance-vie fonctionne moins comme un produit d'épargne-retraite exclusivement liquidable à sa retraite que comme un produit d'épargne pur auquel sont attachés des avantages fiscaux de détention, de revenus et de transmission et d'autres avantages - capital garanti, versements et retraits libres » analyse le rapport.

Il faut selon lui revoir les taux et les abattements dérogatoires applicables aux revenus des contrats d'assurance-vie, mais là aussi « au titre des nouveaux versements. » Par exemple en appliquant le prélèvement forfaitaire unique à l'ensemble des revenus perçus sur les nouveaux versements, et pas seulement pour les encours dépassant 150.000 euros. Ou bien en déterminant le taux en fonction de l'ancienneté réelle des versements, et non la date d'ouverture du contrat. Le CPO suggère d'harmoniser la règle de la durée de détention pour bénéficier d'un traitement fiscal favorable également pour le PEA et les FCPI/FIP à 8 ans (au lieu de 5 ans).

La mesure sur l'assurance-vie rapporterait 20 millions d'euros de recettes publiques supplémentaires par an.

Autre piste envisagée : « la suppression de l'avantage successoral de l'assurance-vie », c'est-à-dire l'exonération de droits de succession pour les contrats souscrits au profit du conjoint ou du partenaire pacsé, voire des frères et sœurs, parce que celui-ci « n'encourage pas l'anticipation des donations. »

Plus de donations aux jeunes générations

Cette mesure fait partie d'un chapitre plus vaste sur les « leviers pour atténuer la concentration des patrimoines », au même titre que l'allégement de l'imposition des donations aux jeunes générations : le Conseil des prélèvements obligatoires plaide pour « adapter le régime des transmissions aux évolutions de la société et aux enjeux d'équité. »

« Les transmissions par héritage sont plus tardives : l'âge moyen auquel on hérite est aujourd'hui de 50 ans environ, soit huit ans de plus qu'en 1980. Or, les règles actuelles de droits de mutation à titre gratuit encouragent peu les contribuables à transmettre leur patrimoine de leur vivant, même si, sur le long terme, la pratique des donations s'est accrue. Cela n'a toutefois pas permis d'enrayer les différences patrimoniales entre les générations » constate le rapport.

La solution préconisée est donc de relever ces droits de mutation en ligne directe et de remettre en cause certaines exonérations (forêts, oeuvres d'art). A l'inverse, pour s'adapter au nombre croissant de familles recomposées, le CPO suggère d'améliorer les conditions fiscales de donations ou transmissions par testament aux enfants de son conjoint.

Immobilier

L'autre big bang à plus long terme concerne l'immobilier : « la fiscalité encourage le propriétaire occupant, sans justification économique évidente » selon le rapport, qu pointe « une moindre mobilité résidentielle. » Les dispositifs dérogatoires d'investissement locatif ont aussi créé « des effets d'aubaine » et « un effet inflationniste sur le marché de l'immobilier. »

Le rapport précise qu'il ne propose pas de revenir sur l'exonération de la plus-value immobilière lors de la vente de la résidence principale (attention, tabou), ni sur le concept explosif des "loyers implicites" ou fictifs avancé par France Stratégie. En revanche, il suggère de faire disparaître les abattements liés à la durée de détention d'un bien (totale au bout de 22 ans) au profit d'une prise en compte de l'érosion monétaire, et ce afin de « neutraliser l'incitation fiscale à la rétention des biens immobiliers dans l'arbitrage des ménages. » Cela correspondrait en fait au régime en vigueur jusqu'en 2004.

Le Conseil des prélèvements obligatoires recommande aussi d'aligner le régime fiscal des locations meublées et "nues". Il milite pour un allègement des droits de mutation payés aux départements lors d'un achat immobilier selon plusieurs pistes : des droits différents pour la résidence principale ou progressifs en fonction de la valeur du logement, voire en les transférant sur la taxe foncière. Le rapport imagine d'ailleurs une révision de la taxe foncière, en modernisant l'assiette, voire en recourant à la valeur cadastrale plutôt que vénale.

Des propositions qui ne manqueront d'alimenter l'incessant débat fiscal français.

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Commentaires
a écrit le 30/01/2018 à 10:47 :
décollectons régulièrement avant la catastrophe finale !!
a écrit le 29/01/2018 à 9:12 :
A nouveau ceux qui "réfléchissent" à la fiscalité n'ont aucune idée comment vivent 70% des français. Tout est pensé pour ceux qui puissent faire des investissement. L'état continue à créer des pauvres et des dépendants. Très triste destination pour notre pays!
a écrit le 28/01/2018 à 16:23 :
Voila des recommandations qui ne veulent pas tenir compte du "ras le bol fiscal" des français. Que Macron les applique et on pourra douter de sa réélection dans 5 ans.
a écrit le 26/01/2018 à 23:37 :
Ils ont votez macron ???????
Réponse de le 27/01/2018 à 3:53 :
Je pense que ça n'a rien à voir avec Macron ou Sarko ou Hollande, c'est un remue meninges pour faire entrer de l argent dans les caisses.
S ils pouvaient phosphorer autant pour faire rentrer les 600 milliards de fraude fiscale ...
a écrit le 26/01/2018 à 18:10 :
1. Si l'Etat a besoin d'argent, pourquoi ne s'attaque-t-il pas à l'évasion fiscale tant sur le plan législatif qu'en augmentant le nombre d'inspecteur des finances ?
2. Si l'Etat veut plus d'investissement dans les PME-PMI, pourquoi n'oblige-t-il pas les institutions expertes (banques, assurances...) à investir en garantissant le capital et un certain pourcentage et en supportant elles-mêmes le risque de la perte ?
3. Si l'Etat veut faciliter la transmission du patrimoine entre les générations, pourquoi n'incite-t-il pas davantage aux donations, y compris aux petits-enfants ?
4. Si l'Etat veut favoriser la mobilité professionnelle, croit-il qu'avoir une France de locataires changera les choses ? Parmi les freins à la mobilité professionnelle, il y a le conjoint et son travail, les besoins de parents vieillissants, la scolarité des adolescents surtout s'ils suivent des études professionnelles, le réseau social, la qualité de vie... La possession de sa résidence principale n'est qu'un des freins. Il peut facilement se lever en supprimant les droits de mutation, en obligeant la transférabilité du crédit immobilier vers l'achat d'une nouvelle résidence principale et en facilitant les crédits relais...
Bref, en lisant cet article, j'ai l'impression que nous sommes dirigés par une caste qui essaient de protéger les intérêts des grandes entreprises, des banques et des très riches au détriment de la majorité des habitants de ce pays...
Réponse de le 27/01/2018 à 3:59 :
Ils connaissent déjà vos solutions mais ne souhaitent pas les adopter.

vous avez raison nous avons toujours la caste d avant 1789 : les ducs de Normandie et d Anjou ont été remplacés par les présidents de regions, du parlement et les préfets. Les banquiers restent des banquiers et les gros bourgeois commerçants sont les patrons du CAC 40...
a écrit le 26/01/2018 à 15:29 :
LA cour des compte sais pertinaments les ereurs de la gestion des comptes de l etat, comme je les souvent dit on peut par l impot et la non imposition redonne du pouvoir d achat aux pauvres, hollande a commence macron vas continuez cela vas dans le bon sens ???
Réponse de le 26/01/2018 à 18:02 :
Ce qui est sur, c'est que par les cours d'orthographe, on pourrait surement vous apprendre à écrire des messages intelligibles !!! Et ça, ça ne dépend ni de Hollande, ni de Macron !!
a écrit le 26/01/2018 à 12:14 :
Combien rapporterait la suppression de toutes ces "Commissions", tous ces "Conseils" ou autres "Chambres des comptes" qui ne servent à rien si ce n'est à recycler les amis ? certainement pas mal d'argent qui serait plus utile pour pas mal d'autres choses.
a écrit le 26/01/2018 à 11:01 :
C'est drôle de s'en prendre aux "petits épargnants"....je viens de lire que la sous-gouverneure de la Bque de France partait en retraite avec maintien de son salaire pendant 3 ans (soit 700 000 €) alors même que cette structure n'est effectivement pas avare en conseils divers pour pressurer le quidam qui a 4 sous ....:)
Nous sommes au final comme sous l'ancien régime (avant 1789), les noms ont changé mais la façon de traiter la piétaille est la même....il y a les seigneurs et le reste du monde...
Réponse de le 26/01/2018 à 18:35 :
bien vu !!
a écrit le 26/01/2018 à 9:14 :
Oser parler d'équité avec toutes les niches fiscales qui existent. C'est trop fort ! L'administration Française confond un épargnant avec un spéculateur. La spéculation est un travail de professionnel, pas d'un épargnant. Le banques spéculent sur les marchés financier au lieu d'investir dans l'outil productif. Est-ce un aveu d’échec de la fusion de la banque de dépôt et de la banque financière ?
Réponse de le 26/01/2018 à 15:07 :
EXAT???
a écrit le 25/01/2018 à 21:52 :
Quand on a 20 ko de côté, on n'investit pas sur des placement risqués. C'est totalement illusoire comme façon de raisonner.
a écrit le 25/01/2018 à 18:16 :
Après les taux de la caisse d'épargne bloqués pour 3 ans à 0,75% ils veulent encore taper sur les épargnants pas les ultras riches....
a écrit le 25/01/2018 à 18:15 :
Après les taux de la caisse d'épargne bloquée pour 3 ans à 0,75% ils veulent encore taper sur les épargnants pas les ultras riches....
a écrit le 25/01/2018 à 17:38 :
Il faut acheter un coffre fort et y mettre tout son argent. C'est la solution la plus rentable.
Réponse de le 27/01/2018 à 4:07 :
C'est assez impossible
L argent liquide est en voie de disparition.
Vous ne pouvez pas vous faire payer votre salaire en cash
Tout est fait pour passer par les banques et pour tracer les droits et retraits (sauf pour ceux qui passent par les îles Caïman:)
C'est un système captif on ne peut plus y échapper et le paiement sans contact est là.
Notre argent ne nous appartient plus et avec l impôt à la source ils vont se servir directement dans votre porte monnaie et pourront moduler la csg en fonction des revenus (prochaine étape prévue)

Elle est pas belle la vie ?
a écrit le 25/01/2018 à 17:36 :
C'est un enfumage des français ce gouvernement. "'"" ni sur le concept explosif des "loyers implicites" ou fictifs avancé par France Stratégie""" Ne pouvant appliquer cette mesure le gouvernement Macron fait diversion en faisant exploser dans un avenir proche la TAXE FONCIERE qui est payée par les propriétaires, ni plus ni moins.
a écrit le 25/01/2018 à 17:33 :
Pas besoin d'avoir fait l'ENA pour savoir pourquoi les Français ont quitté les investissements en actions. D'ailleurs cette rengaine revient régulièrement et s'est traduit en général par l'incitation fiscale depuis quelques dizaines d'année (PEA,PEL,LDD, asssurance-vie,.....). Mais qui en a bénéficié? Surtout les banques , puis plus récemment les fonds en particuliers américains qui ont recollecté tout l'argent. Qui a perdu? les épargnants.Ce n'est surement pas la flat-tax qui va les faire revenir, ni d'autres incitations car chacun sait aujourd'hui que les cours sont manipulés impunément par les mammouths de la finance ce qui était moins le cas avant.Pour reinciter les épargnants à mettre leur argent dans les entreprises il faut proposer des investissements à taux garanti et suffisant pour compenser les risques pris. Côté banque ou assurances c'est impossible car les logiciels de sécurisation des fonds ne le permettent pas.Imposer plus c'est augmenter l'exil fiscal vers nos voisins européens.Il n'y a donc qu'une solution c'est de faire maigrir l'état et les collectivités locales pour dégager à nouveau des marges de manoeuvreet combattre ainsi le chomage.
Réponse de le 27/01/2018 à 4:18 :
Bonne analyse.
Le problème désormais c'est que ce qui est garanti l est de moins en moins longtemps.
Beaucoup de mensonges à commencer par l inflation. Elle n augmente pas soit disant (ce qu'il permet de bloquer le livret A a 0,75) mais on perd du pouvoir d achat en permanence. L essence les peages le gaz l'électricité le beurre les taxes les impôts etc

Et on augmente les fréquences des contrôles techniques des voitures.
On crée une vignette voiture.
On doit avoir un éthylotest en voiture
Mettre des détecteurs incendie dans les pièces
... C'est pas gratuit !
On va bientôt devoir isoler les immeubles par l extérieur... pour ceux déjà construit ça va être un gouffre pour les copros et les ménages
a écrit le 25/01/2018 à 17:01 :
Une petite erreur dans votre article. Actuellement la taxe foncière est établie à partir de la valeur cadastrale de l'immeuble et non de sa valeur vénale....Vous semblez dire le contraire. Si l'Etat devait calculer cet impôt sur la valeur vénale, bonjour les problèmes d'évaluation....donc des contestations et des recours devant les tribunaux....Mais tout est bon pour augmenter les prélèvements...certainement pour notre bien....:)
Réponse de le 25/01/2018 à 18:08 :
l'administration fiscale a deja un outil d'evaluation des biens en interne, qu('il ne manque pas d'utiliser pour des comparaison isf / successions, et sur lesquels il se base lors des redressements
je crois d'ailleurs qu'il est accessible par tt un chacun ' pigeon a plumer' dans son compte fiscal online
mais effectivement c'est base pour l'instant sur la valeur cadastrale, c'est pour ca qu'il y a des recensement ou on vous pose plein de questions sur le nombre de salles de bains, le confort du logement, etc
Réponse de le 26/01/2018 à 13:52 :
@Delahaut
"Si l'Etat devait calculer cet impôt sur la valeur vénale, bonjour les problèmes d'évaluation"
C'est à se demander comment font ces dictatures communistes sous-développées comme les USA pour appliquer des taxes foncières annuelles de 2-3% de la valeur vénale du bien, plutôt qu'adossée sur une obscure valeur cadastrale calculée dans les années 70.
a écrit le 25/01/2018 à 16:59 :
C'est une analyse délirante, faite par des idéologues qui n'ont aucune conscience de la réalité. En fait, ce nouveau système revient juste à taxer les ménages des classes moyennes, et on ne voit pas en quoi il va permettre de déconcentrer le capital..
Quelqu'un qui a peu de capital, ne va pas prendre le risque de tout perdre afin de faire plaisir à ces idéologues.
En outre, pour prendre des risques, il faut avoir les compétences nécessaires, mais aussi les bonnes informations, sinon les petits porteurs ne seront que des gogos..
a écrit le 25/01/2018 à 16:59 :
C'est une analyse délirante, faite par des idéologues qui n'ont aucune conscience de la réalité. En fait, ce nouveau système revient juste à taxer les ménages des classes moyennes, et on ne voit pas en quoi il va permettre de déconcentrer le capital..
Quelqu'un qui a peu de capital, ne va pas prendre le risque de tout perdre afin de faire plaisir à ces idéologues.
En outre, pour prendre des risques, il faut avoir les compétences nécessaires, mais aussi les bonnes informations, sinon les petits porteurs ne seront que des gogos..
a écrit le 25/01/2018 à 16:39 :
En parlant de "plus d’équité et de cohérence", un lien qui vient de tomber montrant bien que notre gouvernement est vraiment absolument concentré à résoudre ces problèmes d"'équité et de cohérence".

L'Assemblée rejette l'amendement "Lactalis" sur les comptes"https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1FE24L/l-assemblee-rejette-l-amendement-lactalis-sur-les-comptes.html

Vous êtes vraiment sûr, et je le dis sans aucune ironie hein, seulement de part les exemples frappant et voyants de la politique oligarchique ouverte du mac, que ces gens là savent ce que veut dire "équité" ?
a écrit le 25/01/2018 à 16:11 :
petit ex vecu: je discute avec un homme au chomage et qui vit des minimum sociaux. Il habitait un coin paumé et avait plus de 50 ans. Je lui dit qu en effet dans son coin il a aucune chance mais que vu son profil il a peut etre une chance en Allemagne ou il n y a pas cette exclusion des vieux.

Reponse : ah non, pas question. Je suis proprietaire. Donc meme en touchant pas grand chose je m en sort car j ai peu de depenses. Si je part, je vais peut etre gagner plus mais j aurai plus de frais -> autant rester a la charge du contribuable :-(


Moralité : il faut absolument taxer la residence principale afin que ce type de comportement ne soit plus favorisé
Réponse de le 25/01/2018 à 18:05 :
a son deces, les organismes sociaux recupereront les sommes versees ( y compris sur ses contrats d'assurance vie, cf jurisprudence recente)
donc soit il se rend insolvable pour apres son deces ( et la on ne voit pas comment, car un viager lui procurerait de srevenus, et une vente le mettrait dehors de son logement) , soit il s'agit juste d'une avance d'oirie!
merci de ne pas lui signaler il decouvrira ca en temps opportun ( enfin, ses enfants, plutot)
Réponse de le 25/01/2018 à 18:46 :
Non, marre des taxes en tous genres, uniquement pour la satisfaction de la grande finance
a écrit le 25/01/2018 à 15:15 :
On ne s'étonnera pas lorsque l'on nous taxera les taxes déjà versé!
Réponse de le 26/01/2018 à 18:39 :
déjà fait avec la CSG !!
a écrit le 25/01/2018 à 14:38 :
En matiere de fiscalité, il vaut mieux eviter les 2 derniers pays marxistes de la planète.
a écrit le 25/01/2018 à 14:38 :
Toujours dans le sens plus de taxes!!!!!!
Pas si independants que cela ils sont nommes par les politiques SEGUIN n'etait pas de gauche MIGAUT N'EST PAS DE DROITE
lL"ASSURANCE VIE apres les ponctions du premier janvier ,sur les retraites CSG ,GAZ autoroutes assurances Beaucoup de retraites auront besoin de leurs assurances vie pour vivre
Concentration du patrimoine nouvelle idiotie de l'ENA un jeune peut il avoir le patrimoine de celui qui a bosse toute sa vie .FAUT IL TRAVAILLER ,?????
a écrit le 25/01/2018 à 14:20 :
Investir dans des placements plus risqués telles que les actions nécessite d'avoir des connaissances en gestion des entreprises, des marchés, etc.. ce que tout le monde n'a pas. En gros c'est un placement d'initiés. Pour avoir été qualified person à la bourse de Toronto, ceux qui investissaient dans les minières (junior et mid size) visitaient les salons et expositions tels que le PDAC, nous posaient plein de questions sur les compagnies. et choisissaient leur support d'investissement en toute connaissance de cause. Bref, investir dans des PME nécessite de se renseigner soi-même de se poser des questions, etc..toutes choses que celui qui a de petites économies ne pourra pas faire. Faire confiance aux banques pour investir dans les actions est une franche rigolade. Tout le monde se souvient d'Eurotunnel vendu par les banques et où des tas de petits épargnants se sont fait plumer.
Pour conclure, les petits épargnants vont encore se faire plumer au détriment des grands investisseurs initiés.
Nota: je boursicote un peu sur les mines d'or et sur rien d'autres, car je connais bien ce secteur d'activité, et encore même en connaissant et en étant capable de comprendre les non-dits des communiqués de presse, il m'arrive de bien me faire avoir. On n'est pas gagnant à tous les coups loin de là.
Une bonne idée pour encore plus enrichir les plus riches et un peu plus plumer les petits.
Réponse de le 25/01/2018 à 15:50 :
je plussoie ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++1
Réponse de le 25/01/2018 à 16:03 :
d un autre cote comment voulez vous developper une industrie francaise si tout le monde investi dans le parpaing et le livret A ? pour creer un google il faut quand meme des gens pret a mettre de l argent dedans non ?

PS: vou spouvez aussi vou sfaire avoir avec de l immobilier. outre l achat de programme defiscalisé ou la bonne affaire c est le promoteur qui la fait, l achat d un logemnet peut se transformer en erreur en cas de malfacon
a écrit le 25/01/2018 à 13:42 :
Le minimum du minimum c’est de ne pas perdre en capital.
Pour ma pârt, je ne sais pas « jouer » avec l’argent.
Investir, c'est le job des banques. Qu'elles prennent nos économies, nous rémunèrent normalement et si elles font mieux, c’est cadeau pour elles.
Si elles perdent, c’est pour elles, mais comme elles sont compétentes dans ce domaine ça n’arrivera pas.
a écrit le 25/01/2018 à 13:33 :
Le matraquage continue...
Si vous avez bossé pour avoir quelques ronds de côté, mais que vous n’êtes pas assez riches pour accéder aux combines de défiscalisation, l'état vous fait les poches.
L'épargne ne rapporte déjà plus grand chose hors impôts et CSG...
Mieux vaut être un cas social, et vivre au crochet de la société (tout en la vomissant du matin au soir).
Elle est belle l'équité. La classe moyenne est cocue. Moi j'ai quitté la France.
a écrit le 25/01/2018 à 11:54 :
Des recommendations qui vont dans le bons sens.
Surtout il y a urgence de favoriser l'investissement actionnaire de long terme dans les PME et d'encourager les cotations en bourse pour que l'epargne redevienne un instrument de croissance plus que de rente.
Réponse de le 25/01/2018 à 16:05 :
le seul probleme c est que le gros de francais ne veulent pas en entendre parler. le francais moyen voue un culte a St immobilier et pense que actionnaire=sangsue

apres on peu en effet taxer plus les heritages pour eviter la constitution dune classe de rentier mais sans changemenet des mentalites, c est mal barré
Réponse de le 25/01/2018 à 17:11 :
Et quand on se fait plumer par des entreprises en faillite, il ne reste que la soupe populaire, alors que les économies d'une vie sont faites en prévision de nos vieux jours. La bourse casino et tous ses avatars ne sont pas faits pour la majorité des épargnants petits ou moyens
a écrit le 25/01/2018 à 11:47 :
nouvelles pistes audacieuses...augmenter les taxes sur votre epargne!
il va falloir bientot ressortir la lessiveuse (remplie a moitie avec des devises) et acheter de l'or .si je part j'enmene tot ca avec moi
Réponse de le 25/01/2018 à 14:25 :
'c'est deja fait un livret A à 0,75 est déjà en dessous de l'inflation relle
a écrit le 25/01/2018 à 11:19 :
C'est une honte de vouloir plumer ceux qui on économisé pour leur retraite .
Réponse de le 25/01/2018 à 14:30 :
c'est la nouvelle idiotie de nos enark le patrimoine doit etre le meme pour un jeune qu'une personne qui a travaille toutes sa vie . Medaille aux feneants
a écrit le 25/01/2018 à 11:14 :
L'enfer, en l'occurrence fiscal, est pavé de bonnes intentions. Pour orienter l'épargne vers les entreprises des pistes de réforme vont se traduire par une augmentation des prélèvements.
L'assurance-vie finance les emprunts d'Ett, qui si décollecte?
Nous n'arrivons pas à résoudre le mal logement quid d'une fiscalité plus forte ?
D'autre part l'immobilier consiste dans la majorité des cas à emprunter pendant une vingtaine d'années période qui ne génère pas de cash mais simplement du revenu fiscal,le retour sur investissement est effectif qu'après le terme de l'emprunt. Valable pour le locatif comme la résidence principale. C'est un cycle long. Pour faciliter la mobilité professionnel c'est la fluidité du marché qui doit jouer par une baisse des couts : commission d'agence, droits de mutation notaires, obligations légales : questionnaire syndic, certificats,....
Quant à l'épargne sur livrets elle finance par ricochet le logement social ou autres financements de l'etat
Il ne reste que le PEA ou les placements collectifs...;
Toucher à une partie de lapyramide aura a des effets pervers provoquera certianement son effondrement
Donc les réformes se traduiront par des ajustements à la marge et une pression fiscale accrue sur l'épargne.
a écrit le 25/01/2018 à 10:51 :
"Les prélèvements sont identiques en assurance-vie en unités selon que les supports sont en unités de compte et en euros, alors que le risque est pour l'assuré dans le premier et pas dans l'autre"
pour la CSG de 15,5% devenue 17,2%, c'est soustrait chaque début janvier sur les intérêts de la partie "garantie" au taux connu, la partie "dynamique" le sera lors de la liquidation, au taux de CSG de l'année où on liquide, pas celles d'avant, vu que les valeurs ont fluctué. FPU c'est simplificateur, gardé longtemps, pas longtemps, tout pareil, aucun encouragement à la durée sauf espérer encaisser plus (intérêts cumulés).
La Livret A est souvent plein, mais ça m'a bien rendu service quand j'ai du abandonner ma 206, après 7 ans, train arrière HS, pas solide les diesels, c'est pas donné une voiture neuve, payée comptant. La précaution "paie".
Un livret à 0,75% avec une inflation à 1%, il est discrètement imposé à 25%, le sera à 50% quand l'inflation sera à 1,5%. L’État y gagne donc déjà pas mal, non ??
On parle toujours de chez nous mais comment ça se passe chez nos voisins de l'UE ? Simple, complexe ? (ça n'empêche pas de simplifier les règles, l'administration aussi est, à simplifier !)
a écrit le 25/01/2018 à 10:39 :
concenrnant le livret a et consors
0.75% c'est pas beaucoup, mais 0.75% fiscalise a 50% ca fait 0, donc les gens laisseront leur argent sur leur compte courant et s'il y a un impot dessus iront le mettre ailleurs pour faire bonne mesure
concernant l'av
ca rapporte 1% net, alors si les gens le gardent c'est a cause des avantages fiscaux, pas pour avoir la chance de financer gratuitement un etat qui n'a pas l'intention de rembourser ses dettes
faut etre tres prudent quand on joue avec de la dynamite, surtout quand on n'est pas en position de force...
a écrit le 25/01/2018 à 10:38 :
Et c'est reparti de nouveau pour un grand barnum fiscal issu de la tête de soi-disant experts. L'instabilité fiscale perpétuelle, la volonté de diriger notre épargne vers les entreprises où l'on a de fortes chances de tout perdre (cf la diminution des actionnaires individuels), l'opacité et la rapacité de tous les grands "machins" financiers, sont parmi les principaux facteurs qui tuent l'épargne en France.
a écrit le 25/01/2018 à 10:09 :
"L'argent qui dort trop privilégié"

Donc le mac doit être franchement outré de ces dizaine de milliers de milliards qui dorment dans les paradis fiscaux non ?

"L'Union européenne supprime huit pays de sa liste noire, dont le Panama" http://www.20minutes.fr/economie/2207155-20180123-paradis-fiscaux-union-europeenne-supprime-huit-pays-liste-noire-dont-panama

Donc encore une fois, l'argent des classes moyennes qui dort c'est insupportable, l'argent des riches qui hiberne c'est normal.

Allez tais toi le mac stp, un peu de décence, merci.
Réponse de le 26/01/2018 à 18:45 :
le mac est un disciple de le banque rotchild, ne perdons pas ça de vue !! courage fuyons à l'étranger avec nos euros !!
Réponse de le 29/01/2018 à 9:27 :
"le mac est un disciple de le banque rotchild, ne perdons pas ça de vue !! "

Tout comme Wauquiez, tout comme le pen... Ils sont nombreux les serviteurs des établissements financiers à vouloir la place de premier serviteur de france hein.

"courage fuyons à l'étranger avec nos euros !!"

Ah parce qu'ils n'y sont pas déjà peut-être vos euros à l'étranger "paradisiaque" ? Imposteur...

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