Avec la pandémie, la dette publique s'est envolée au second trimestre

La dette publique française a gonflé fin juin à 114,1% du produit intérieur brut (PIB), soit 2.638,3 milliards d'euros, en hausse de 12,7 points par rapport à fin mars, soit la plus forte augmentation trimestrielle depuis que l'Insee publie cet indicateur, en 1995, a-t-il rapporté vendredi.
(Crédits : Charles Platiau)

Les chiffres de la crise donnent le tournis.  "Une part de la progression de la dette (...) alimente la trésorerie des administrations publiques en forte augmentation", notamment pour répondre "à des besoins de financements futurs liés à la crise sanitaire", a expliqué l'Institut national de la statistique dans un communiqué.

La dette de l'Etat a notamment progressé de 113,4 milliards d'euros, détaille l'Insee, pour financer les mesures de chômage partiel, les reports de charges et compenser la baisse des recettes fiscales du fait de la chute de l'activité économique. La récession en cours pourrait considérablement affaiblir les ressources des finances publiques.

La dette de la sécurité sociale en plein boom

La dette des administrations de sécurité sociale (Acoss, Cades, Unédic, hôpitaux et Cnaf) augmente aussi fortement de 84,9 milliards d'euros, du fait des mesures de chômage partiel et des reports et des annulations de cotisations sociales décidées pour soutenir les entreprises en difficulté durant le confinement.

Enfin, la dette des administrations publiques locales (Apul) est également en hausse (+2,7 milliards), mais de façon moins importante.

Du fait de la crise du Covid-19 et des dépenses engagées, le gouvernement s'attend à ce que la dette s'envole à 117,5% du PIB cette année.

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