Avec le confinement, les inégalités ont été exacerbées
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Les mesures drastiques de confinement décidées à la mi-mars ont jeté une lumière crue sur les inégalités en France. Rapidement, de nombreux travailleurs ont dû continuer à se rendre sur leur lieu de travail tandis que d'autres ont pu travailler depuis leur domicile limitant ainsi les risques d'exposition. Au delà des conditions de travail, la mise sous cloche de l'économie a amplifié les disparités sociales antérieures à la crise.
Dans une récente étude très documentée passée relativement inaperçue, la direction générale du Trésor rattachée à Bercy a passé au crible les effets terribles de la pandémie sur ces inégalités criantes. Avec la récession en cours, de nombreux ménages déjà en difficulté se retrouvent au bord du gouffre financier. La mise en oeuvre de filets de sécurité ne devraient pas suffire pour beaucoup de familles qui risquent de passer outre.
La pandémie a d'abord mis en exergue les inégalités de logement au sein de population. Beaucoup de personnes sans abri (estimées à 150.000) ou migrants ont été en première ligne pour affronter sans logement la circulation importante du virus au printemps. Ce qui a d'ailleurs provoqué de vives inquiétudes entre autres chez les professions médicales.
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Du côté des personnes qui bénéficient d'un logement, il existe d'amples disparités. Selon le document du ministère de l'Economie, plus de 900.000 personnes sont mal-logées en France. Par ailleurs, de multiples écarts sont liés aux catégories socioprofessionnelles. Les familles de cadres ont en effet un logement en moyenne 1,5 à 2 fois plus grand que les inactifs (hormis les retraités), les ouvriers et les employés. En outre, les difficultés de logement et les conditions de surpeuplement vont de pair avec les catégories sociales. Ainsi, 45% des ménages du premier quartile (ménages modestes) ont rencontré des difficultés de logement contre seulement 16% chez les cadres durant les dernières années.