"Avec cette crise, il y a une exacerbation des inégalités sociales" Lucas Chancel

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(Crédits : Reuters)
ENTRETIEN. Avec la pandémie, certaines catégories sociales sont bien plus exposées que d'autres aux risques sanitaires et économiques provoqués par la propagation du virus. Face à cette crise majeure, l'économiste Lucas Chancel, qui co-dirige le laboratoire des inégalités mondiales avec Thomas Piketty et Emmanuel Saez entre autres, propose "d'élargir la boîte à outils des décideurs publics qui vont devoir gérer d'autres crises, peut être encore plus grandes que celle du coronavirus". Il propose notamment un impôt exceptionnel sur le patrimoine et plaide pour une transition progressive vers un modèle plus protecteur pour l'environnement.

LA TRIBUNE - Quelles pourraient être les conséquences du coronavirus sur les inégalités ?

LUCAS CHANCEL - Cette crise peut avoir des répercussions sur les inégalités sociales de santé et sur les inégalités économiques. Ce type de pandémie touche toutes les catégories sociales. Les représentants politiques n'ont pas été épargnés. Boris Johnson a récemment été admis en soins intensifs. Certaines catégories sont cependant plus exposées que d'autres. Beaucoup de travailleurs sont obligés de se rendre sur leur lieu de travail. Il y a évidemment tout le personnel soignant et d'autres métiers très exposés qui n'ont pas le niveau de protection des soignants. Je pense à certaines professions comme le personnel des caisses, tous les métiers de la manutention, les salariés dans les entrepôts d'Amazon. Les syndicats ont tiré la sonnette d'alarme en indiquant que le niveau de protection nécessaire n'était pas à la hauteur. Les personnes les plus pauvres sont surreprésentées dans ces catégories qui doivent aller travailler. Elles ont un parcours de vie plus chahuté, un système immunitaire plus fragile car elles ont été davantage exposées à des situations de stress et de pénibilité au travail. Leur organisme est moins armé pour faire face ces situations. La combinaison de tous ces facteurs produit un cumul de risques sur les plus pauvres. Il y a donc une exacerbation des inégalités sociales de santé déjà existantes.

A la suite de cette pandémie, les inégalités pourraient-elles s'accroître ?

Suite à une crise, il est difficile de savoir si les inégalités économiques vont augmenter. Tout dépend des politiques publiques mises en œuvre, le futur est entre nos mains. A très court terme, les chocs boursiers majeurs détruisent le patrimoine des plus riches. Mais souvent, les très hauts patrimoines voient leur fortune se reconstruire très vite pour parfois dépasser des niveaux d'avant crise. C'est le cas notamment pour le top 1% américain ou le top 1% des patrimoines en Europe après la crise de 2007. Au bout de quelques années, ces catégories peuvent dépasser leurs revenus d'avant crise alors que pour les plus modestes, il n'y a pas de reconstitution des revenus comparable. Aux Etats-Unis, 50% des plus pauvres le sont encore plus aujourd'hui qu'en 2007, avant l'explosion de la bulle des subprimes.

En 1929, il y a eu des conséquences sur le haut et le bas de la distribution. Des millions de travailleurs ont perdu leur emploi, leur réseau social et professionnel et se sont retrouvés à la rue. Mais la mise en place du New Deal aux Etats-Unis va déboucher sur une nouvelle organisation du marché et des nouvelles règles entre l'action publique et le marché plus favorable aux classes populaires. Les marchés sont plus encadrés et le choc de de la Seconde guerre mondiale va contribuer à une baisse de inégalités durant une grande partie de la seconde moitié du 20ème siècle, contrairement à ce que l'on observe suite à la crise de 2008.

Aux Etats-Unis, Donald Trump a encore assoupli les règles environnementales. En Europe, les compagnies aériennes réclament une baisse des taxes sur les billets d'avion. Avec cette crise, n'y a-t-il pas un risque d'un retour à la normale ?

Il faut utiliser cette fenêtre d'opportunité ouverte par cet événement dramatique pour essayer de transformer notre relation à l'environnement. Dans le même temps, il y a de vrais risques à court terme. L'effondrement de l'économie pourrait entraîner des conséquences humaines, sociales et donc politiques dramatiques. Les Etats-Unis n'ont pas de système de protection sociale permettant dans les mois à venir de décider, par exemple, de laisser s'effondrer le secteur aérien ou les secteurs très polluants et aider les victimes collatérales. Je ne parle pas des détenteurs du capital mais des salariés. Si ces entreprises s'effondrent, est-on capable d'offrir un niveau de vie décent, de formation leur permettant de retrouver un emploi très rapidement ? A ce stade, ce n'est pas le cas. Par conséquent, il faut être extrêmement prudent sur les appels à choisir certains secteurs plutôt que d'autres. En tant qu'économiste convaincu qu'il faut préserver le climat et que les crises climatiques risquent d'être plus dramatiques que la crise économique actuelle, je pourrai affirmer qu'il va falloir choisir. Le problème est qu'aujourd'hui, le système de protection sociale n'est pas capable d'absorber de telles décisions.

Comment faire pour éviter toute cette catastrophe sociale ?

Il va falloir dans un premier temps venir en aide à des secteurs qui n'auraient pas forcément leur place dans le monde d'après, dans les décennies à venir. C'est en quelque sorte le prix à payer pour ne pas avoir réussi à développer un système de protection sociale qui protège vraiment les personnes. Cela ne veut pas dire qu'il faut laisser un blanc-seing à des entreprises qui détruisent la planète, ne respectent pas les normes environnementales ou sanitaires. Si les Etats et les contribuables aident ces entreprises pendant la crise, il faut passer par des nationalisations partielles. La sphère publique doit avoir un droit de regard sur les orientations stratégiques de ces entreprises. Voilà une solution pour réconcilier le court et le moyen terme. A très court terme, il faut empêcher le chômage de masse, les drames humains, sociaux, politiques, sur la base d'un contrat social très contesté et très fragile.

lucas chancel laboratoire des inégalités mondiales

Lucas Chancel, économiste au laboratoire des inégalités mondiales. Crédits : DR.

La chute du prix du pétrole ne risque-t-elle pas d'inciter les entreprises à favoriser à nouveau les investissements dans les énergies fossiles ?

Les entreprises ne vont tout simplement pas investir car elles n'ont plus de carnets de commande. Elles ne vont pas se mettre à investir massivement alors que l'économie est complètement atone. Le prix du pétrole n'est pas l'unique critère de décision des investisseurs. Notons que dans cette crise du pétrole, il y a un possible anéantissement de la production américaine. Le pétrole de schiste est bien plus cher à produire. Les petits acteurs se sont beaucoup endettés pour produire ce pétrole. Si à court terme, ces entreprises n'arrivent pas à vendre leur pétrole alors qu'elles sont très endettées, le risque est d'assister à un effondrement du secteur. Compte tenu de son importance aux Etats-Unis, l'administration publique pourrait venir amplifier son soutien. A propos de la tension entre économie et environnement, le risque est de revenir à l'échec de Copenhague en 2009. Une partie de l'opinion publique et des dirigeants s'est mise à opposer l'argument du coût de la transition écologique dans un contexte de crise sociale. Le risque est d'opposer une nouvelle fois "fin du monde et fin du mois".

Lire aussi : Le pétrole à 20 dollars: Donald Trump joue les médiateurs... pour sauver le schiste américain

Cette pandémie a montré la limite de la gestion de certains secteurs par les marchés. Quelles réponses proposez-vous pour faire face à cette crise ?

Le marché peut être utile sur beaucoup de choses et parfois aveugle sur des secteurs absolument essentiels comme la santé publique. La mise en place d'un marché concurrentiel international  sur des secteurs tels que les médicaments apparaît totalement décalé. Le libre-marché sur le secteur de l'immobilier a créé de vrais problèmes pour les classes moyennes en Europe et aux Etats-Unis. Sur l'environnement, le marché a créé une immense externalité avec le changement climatique. Les marchés n'arrivent pas à prendre en compte certains coûts. Il y a une mondialisation économique sans mondialisation politique, c'est-à-dire sans gouvernance mondiale. Par conséquent, le système est déséquilibré : les Etats-nations restent souverains pour fermer d'un moment à l'autre leurs frontières par exemple.

La question est donc : comment remettre le marché à sa place ? Il s'agit de savoir comment les Etats peuvent mettre de meilleures régulations au sein des entreprises mais aussi des régulations pour le respect de l'environnement. En un mois, on est passé à une situation inimaginable pour certains sur le plan technique ou politique avec des politiques de rationnement, de fixation des prix, de planification de certaines productions essentielles. Les arguments techniques et politiques d'hier volent en éclat. Il y a une intervention très forte de la sphère publique sur les marchés.  Des conséquences de cette intervention peuvent survenir sur les marchés mais n'oublions pas que ces mesures sont là pour empêcher un décrochage de la production qui aurait été encore plus important si les gouvernements avaient laissé faire. Cette intervention permet de limiter la baisse du PIB.

Parmi les options sur la table, les Etats peuvent par exemple contrôler le prix de certains secteurs jugés essentiels comme la santé, la protection de la biodiversité ou l'énergie. On peut désormais élargir la boîte à outils des décideurs publics qui vont devoir à gérer d'autres crises, peut être encore plus grandes que celle du coronavirus. L'objectif est de faire ces propositions avec beaucoup de précautions, de transparence et des systèmes de contre-pouvoir.

Quel peut être le rôle de la politique fiscale ?

L'un des grands enseignements de cette crise est qu'il ne faut pas uniquement s'en remettre aux marchés pour certains services publics comme la santé, l'énergie, des transports et de manière plus large tout ce qui englobe le service public de la transition énergétique. Il va falloir un investissement plus fort de l'Etat. Cela ne passe pas nécessairement par une hausse des dépenses. Cela peut passer par plus de régulations et d'interventions. Dans certains secteurs comme l'hôpital public ou l'éducation, il faudra cependant accroître les dépenses. Le sentiment chez les Français de payer trop d'impôts peut évoluer à l'aune de ces nouvelles données : le coronavirus peut susciter le besoin d'une plus forte action de l'Etat.

La bonne nouvelle est qu'il existe des outils fiscaux comme l'impôt progressif qui permet d'augmenter le volume global d'impôt tout en garantissant le fait qu'une majorité ne voit pas ses prélèvements augmenter. Il peut être intéressant de le mettre en oeuvre dans ce contexte pour plusieurs raisons. Les gagnants de la mondialisation, qui sont souvent les plus hauts revenus, ont réussi depuis une vingtaine d'années, grâce à des traités fiscaux entre Etats, à faire circuler leurs capitaux tout en faisant du chantage à la délocalisation. Ces groupes d'actionnaires et propriétaires de multinationales ont réussi à se soustraire à l'impôt dans un contexte où la pression sur les services publics augmentait.

En parallèle, les Etats ont augmenté les niveaux d'impôts sur certaines catégories et ont essayé de réorganiser les services publics pour faire mieux avec moins, sans grand succès. Dans ce contexte, les Etats européens ont réussi à devenir de plus en plus riches mais cette croissance a été disproportionnellement captée par les plus aisés. C'est une question de rééquilibrage. Il faut que ces contribuables paient des impôts à la hauteur de leurs gains.

Comment faire pour susciter l'adhésion des catégories populaires alors qu'une partie pourrait perdre leur emploi dans les prochains mois ?

Si on augmente les impôts sur les catégories populaires et classes moyennes, il existe un risque de mécontentement très important. Cette crise touche tout le monde mais de manière inégalitaire. Il faut que chacun prenne sa part à l'effort. Les catégories populaires prennent déjà leur part, parfois sans protection. Il faut montrer que la collectivité nationale dans son ensemble est capable de prendre sa part à l'effort.

Avec un impôt assez modeste sur le patrimoine (entre 1% et 3%) pendant dix ans sur les patrimoines supérieurs à deux millions d'euros, c'est à dire le top 1% des Français l'Etat pourrait financer cette année un déficit public de 10% environ. Cela permettrait de financer des plans de relance. Pour l'instant, les mesures annoncées sont bien en deçà des besoins. Le gouvernement a initialement annoncé 45 milliards d'euros de mesures au total. Si l'on enlève le report des charges fiscales et sociales, il ne reste plus que 10 milliards d'euros. Les mesures sont en deçà d'un point de PIB alors qu'il faudrait environ 10 points de PIB. Avec l'impôt exceptionnel sur le patrimoine que je décris, cela signifie que 99% des Français n'auraient pas besoin de dépenser un euro en impôt pour venir en aide à l'économie.

Lire aussi : Covid-19 : la sortie de crise ne passera pas par "une augmentation d'impôts", promet Darmanin

Faut-il mettre en place une fiscalité spécifique sur les entreprises ?

Du côté des entreprises, il faut également un impôt sur les multinationales en augmentant l'impôt sur les bénéfices des sociétés. A terme, l'objectif serait de revenir à un taux en vigueur de 45-50% dans les pays européens durant les années 90. L'Etat peut augmenter l'impôt sur les sociétés sans craindre les délocalisations en taxant la part des ventes mondiales réalisées en France. Les entreprises mondiales souhaitent accéder aux consommateurs français, voilà notre arme.

En résumé, l'outil fiscal apparaît essentiel aux besoins de renflouement de l'économie et d'investissements dans les secteurs publics essentiels. Il existe des outils pour faire peser l'effort sur les plus hauts revenus sans augmenter les impôts sur les autres catégories. Contrairement à certaines idées reçues, les individus qui ont dû mal à finir leur fin de mois paient des impôts à travers diverses cotisations sociales ou des impôts sur la consommation. En outre, il est nécessaire d'avoir une transition progressive pour éviter un drame social.

Quel regard portez vous sur les propositions de "green new deal" aux Etats-Unis et les ambitions affichées par la Commission européenne en matière de politique environnementale ?

Le green new deal aux Etats-Unis va dans le bon sens. Les discours précédents sur les questions climatiques étaient déconnectées des stratégies industrielles, des modes de financement et des comportements de consommation. Le green new deal permet d'englober tous ces paramètres dans un paquet. A ce stade, il est encore à l'état de discours politique. Il manque des précisions dans les mesures annoncées.

En Europe, la Commission a repris les thèmes du green new deal. Comme l'Europe veut se positionner comme un acteur central sur les questions environnementales, il aurait été difficile qu'elle ne le fasse pas. Cependant, la Commission européenne n'a pas affiché des moyens à la hauteur des enjeux. C'est encore une question de financement. Le budget européen ne représente que 1% du PIB. Des plans de 100 milliards d'euros sont annoncés mais en réalité, les sommes sont souvent déjà existantes. Il n'y a pas assez d'investissements pour transformer l'économie européenne en économie bas carbone.

Lire aussi : L'urgence d'un "Green New Deal"

La théorie monétaire moderne (MMT) peut-elle favoriser cette transition ?

Cette théorie peut faire partie de la solution. Le bilan de la Banque centrale européenne est passé de 10% à 40 % du PIB européen en 10 ans. C'est l'équivalent d'une création monétaire de 3% du PIB chaque année. Cette création monétaire est fléchée aux organismes bancaires et aux institutions financières. Les petites entreprises ont subi des décennies de croissance faible en Europe et les ménages viennent de connaître deux crises majeures en peu de temps. Si la BCE continue de faire de la création monétaire, il faut donner de l'argent directement aux ménages. Cependant, tout ne peut pas être financé par la BCE. Il existe un risque d'inflation à terme et la Banque centrale reste une institution très technocratique et opaque. L'ensemble du financement ne peut pas reposer sur une telle institution. Les États ne peuvent dépendrent d'une institution non démocratique pour financer les services publics. C'est pourquoi il faut des impôts justes pour financer cette transition.

Lire aussi : Bouclier, reconstruction collective, croissance verte... Christine Lagarde donne ses remèdes anti-crise

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Commentaires
a écrit le 15/04/2020 à 7:32 :
1789 ? Vous connaissez ?
Vos commentaires vous y conduisent directement.
Et je ferai partie de ceux qui souriront.
a écrit le 14/04/2020 à 16:25 :
PIKETTY, CHANCEL AND C° une bande de gauchistes des bien pensants de l'ancien monde. Les hommes naissent inégaux et pour les américains seul M. COLT les rendait plus égaux. En France ce sont les sucettes sociales et fiscales, appelées "redistribution"qui seraient censées rendre les citoyens plus égaux. Le problème c'est que les socialos-cocos ont toujours et de tout temps confondu égalité et égalitarisme.
Résultat le nivellement par le bas si cher à la France a fait qu'avec cette pandémie on peut constater ce qui saute aux yeux de tous: les impôts taxes et prélèvements obligatoires au sommet des pays développés, n'auront pas faiut de la France un pays développé pour ses citoyens, mêmes modestes, en matière de Santé depuis plus de 20 ans et pour la Justice, Police, Armée, ID°
Prenons exemple sur nos voisins Allemands où ce ne sont pas des gauchistes qui gouvernent, et qui acceptent que tous les landers ex RDA, soient moins riches que la Bavière, la Saxe entre autres. Mais les Landers n'attendent rien de l'Etat Protecteur Fédéral et se débrouillent très bien pour leurs citoyens, pour preuve leur gestion de cette pandémie, aux antipodes de la nôtre.
Allez messieurs revoyez votre "bréviaire" du 19ème siècle.
a écrit le 14/04/2020 à 11:10 :
Et pourtant, comme nous le rappelle EUROSTAT...

- La France est le pays de l'Union Européenne où on taxe le plus les revenus du capital.
C’est en France que le taux implicite de taxation du capital, c’est à dire la part des revenus du capital qui est nécessaire pour payer l’ensemble des impôts sur ce même capital, est le plus élevé.
En 2017, il était de 54,2% en France, de 26,1% en Allemagne, 28,5% en Espagne, 31% en Italie et 32,4% en Grande Bretagne.

- La France est un des pays de l'UE où les dépenses publiques pour la santé sont les plus élevées.
Soit, en 2018, 8,1% du PIB en France contre 7% en moyenne dans l'UE.

- La France est l'un des pays de l'UE où le versement de prestations sociales est le plus élevé.
Soit, en 2018, 23,9% du PIB en France contre 18,6% en moyenne dans l'UE.

- La France est le pays de l'UE où les recettes fiscales sont les plus élevées.
Soit, en 2018, 48,4% du PIB en France contre 40,3% en moyenne dans l'UE.

Sources
Commission européenne Tendances de la fiscalité dans l'Union européenne
EUROSTAT Dépenses des administrations publiques par fonction dans l'UE, 2018
EUROSTAT La fiscalité en 2018
Réponse de le 14/04/2020 à 16:31 :
Il semblerait que les PIKETTY, CHANCEL and C° n'aient pas le sens des chiffres; lesquels sont têtus et se passent des bons sentiments gauchistes
Bravo pour votre démonstration.
Réponse de le 14/04/2020 à 17:13 :
n'oublions pas aussi que la France est le pays ou l'on verse le plus de dividendes ,je crois meme record du monde
Réponse de le 14/04/2020 à 17:50 :
Je vous suggère, une fois cette crise passée, que vous partiez vivre votre rêve américain, au pays de l'Oncle Sam... Comme ça, vous pourrez cracher à loisir ds la délicieuse et bienfaisante soupe US.
Un conseil si je puis me permettre : partez avec qcqs biftons, car je crois que là bas, ils ont tt perdu.
Ils st peut'être devenus ts égaux devant le malheur, qui sait. Mais, vérifiez qd même, car j'ai qcqs doutes.
Et surtout, restez y !! Ça nous permettra de changer de disque, car à force d'entendre tjrs la même musique, on sent bien que ce disque est rayé.
Réponse de le 14/04/2020 à 18:15 :
Oui mais en France le PIB/habitant est dans la moyenne de l'UE et de la zone euro. La dette publique française est plus élevée que nos voisins, la dette privée est élevée également mais ce qu'il faut regarder c'est la dette extérieure nette, c'est à dire la différence entre les créances totales du pays à l'étranger (publiques comme privées à et de ces dettes détenues par l'étranger. Et là surprise: on est dans la moyenne de la zone euro.
Ce n'est pas parce qu’on a un système qui se démarque des autres que c'est moins bien. De même le facteur démographique n'est pas à négliger, plus un pays aura une forte proportion de population en âge de travailler, plus il sera avantagé économiquement.
Réponse de le 14/04/2020 à 18:55 :
@ sufren79 C'est faux.

Il s'agit d'une mauvaise interprétation des chiffres de Janus Henderson.

D'ailleur, interrogé par LIBERATION, Janus Henderson a explique pourquoi la France n'est pas championne des dividendes.

- Premier point: L’étude de Janus Henderson porte sur le 2e trimestre. Or, «Au Royaume-Uni, environ 35% seulement des dividendes sont versés au deuxième trimestre, 35% au troisième trimestre, et le reste au premier et quatrième trimestre», explique le fonds Janus Henderson à CheckNews. Résultat : «Sur l’ensemble de l’année, les versements au Royaume-Uni sont plus importants qu’en France, ce qui reflète la taille plus importante de son marché boursier par rapport à la France. Et le rendement moyen plus élevé.»

- Deuxième point: «Une grande partie de l’industrie allemande, le Mittelstand, est détenue directement par des capitaux qui ne sont pas sur le marché action (privately owned). Ainsi, même si son économie est plus importante que celle de la France, le nombre et la valeur des sociétés cotées en Allemagne sont plus faibles. Les dividendes allemands [dans l'étude, ndlr] sont donc inférieurs à ceux de la France», explique le fonds Janus Henderson à CheckNews.
Réponse de le 14/04/2020 à 18:58 :
certes vous avez raison, mais la FRANCE est aprés les USA, le 2ème pays le plus inégalitaire hors redistribution.....bref un grand écrat qui nous coûte cher!
il y aurait moins d' inégalités " brutes " il y aurait moins besoin de dépenses nettes....
a écrit le 13/04/2020 à 18:36 :
Il est à craindre que l'Europe soit bien seule avec sa relance par le pacte vert et les moyens limités qu'elle pourra y mettre.
Un enjeu de taille lié à l'application des nvelles normes anti pollution sur l'automobile : il faut stimuler la dde de véhicules électriques ( via de super bonus, développer l'Airbus des batteries, créer un vaste réseau de bornes de recharge, stimuler la filière H2...).
Par ailleurs, des relocalisations st à l'ordre du jour avec la recherche d'une nvelle souveraineté ds tt ce qui touche aux biens et aux services de santé, ds les composants électroniques, ds l'alimentaire (bio de préférence)...
Dans ce contexte, la France doit à tt prix maintenir son attractivité économique, voire la stimuler encore et il est dc hors de question de créer de nouveaux impôts ( sur les E.ou les particuliers) ou d'accroître les prélèvements qui pèsent sur les E.
L'urgence du moment est de recréer de la richesse et de tenter de rattraper le terrain perdu et non de créer du chômage par des faillites ou pire, de nvelles délocalisations, sachant que de nbreux pays européens vont certainement suivre cette voie.
Nos économistes distingués pourraient à cette occasion se pencher un peu sur la micro économie et réfléchir aux façons de mieux intégrer les salariés au partage de la richesse ds les E. et dc de les inciter à participer à des négociations de relance de la production qd les conditions s'y prêtent (cdes en retard, reconstitution des stocks, accroissement de la dde).
Par la suite, lorsqu'une activité est redevenu prospère et atteint un bon équilibre de fonctionnement ( marché du W proche du plein emploi, balance des paiements équilibrée, prestations sociales sauvegardées...), rien n'interdit d'augmenter l'impôt des plus riches ds des niveaux d'acceptabilité partagé pour alléger la dette ou pour participer au financement du green new deal de l'UE.
a écrit le 13/04/2020 à 16:12 :
Pour que cet intellectuel soit satisfait j'ai compris qu'il fallait que tout le monde en meure.
l'inégalité fait partie de la nature, il faut la respecter. Le lion et la gazelle ne sont pas a égalité et pourtant ils vivent tous les deux.
a écrit le 13/04/2020 à 15:41 :
Le problème avec le slogan "taxer les riches", c'est que ça permet de justifier tout et n'importe quoi sans jamais discuter du fond. Ce Monsieur Chancel parle de surtaxer les revenus "au-dessus de 2 millaions d'€ annuel": il ment, car cela représente tellement peu de monde qu'au final cette taxe ne rapportera pratiquement rien. POur qu'un impôt rapporte de manière significative, il faut que sa base soit suffisamment large. Or je rappelle 2 ordres de grandeur: revenu français médian en 2018 = 1800€ mensuel, revenu moyen = 2200€. Et oui, pas plus. Donc si on veut "taxer les riches", il va falloir drastiquement descendre le seuil de richesse: taxer les millionnaires, même à 90%, ne rapportera pas beaucoup (d'ailleurs même l'ISF, qui frappait pourtant dès le seuil somme toute assez modeste de 800k€ de patrimoine, ne rapportait que 3.5 milliards d'€ par an: bien loin des centaines de milliards dont on va avoir besoin). D'ailleurs, les quinquennats Hollande et Macron ont clairement montré la voie: les augmentations massives de CSG, impôt sur le revenu, taxe foncière, suppression au moins partielle des allocations familiales ont concerné les français percevant des revenus ( y compris pensions de retraite) supérieurs à... environ 2000€ mensuel pour une personne seule et 3500€ pour un couple. Evidemment ça dépend de la composition familiale, mais les ordres de grandeurs sont bel et bien ceux-là. On est très en-dessous des millions d'euros cités par ce monsieur qui cherche avant tut à ne pas affoler les foules ! Et ça, c'était avant le COVID-19 et les 30% de chômage qui nous attendent à la sortie du confinement. Il va falloir très sérieusement revoir le niveau de "richesse" concerné par ces projets de taxation "juste" et massive: ce sera alors probablement plutôt vers 1500-1800€ mensuels... J'exhorte donc mes concitoyens à réfléchir et à ne pas hurler avec les loups dans cette course à la taxation des "riches": il y aura énormément de déçus, notamment de la petite classe moyenne qui travaille dur, qui vont découvrir, à leur grande stupéfaction, qu'ils font eux aussi partie des méchants "riches"...
Réponse de le 13/04/2020 à 19:25 :
En somme, vous n'avez rien compris et êtes nostalgique d'une super manifestation de GJ.
Qd on pense que la France est avt l'Allemagne, le pays européen qui cpte le plus de millionnaires.
Le rétablissement de l'ISF, même allégé, aurait permis de diminuer la grogne sociale tt en économisant sur la facture finale de 17 mds ( non seulement les 10 mds budgetes pour le PA, mais le coût des dégradations, pertes de recettes touristiques et cciales, baisse d'attractivité générale).
a écrit le 13/04/2020 à 14:20 :
des impôts, des économies sur un tas de machins inutiles (comités en tous genres, gabegie de l'état et des collectivités locales, bureaucratie bruxelloise, hauts fonctionnaires, élus en nombre pléthorique, multitude d'associations bidon, rond points, logos ronflants, communication délirante, cartes vitale en surnombre, ..., liste à compléter facilement) sont possibles
a écrit le 13/04/2020 à 13:58 :
Un impôt sur le patrimoine (entre 1% et 3%) pendant dix ans?
Personne ne sera si stupide de rester 10 ans en France pour le payer. L'assiette fiscale française se reduira et les autres contribuables payeront l'addition et tous ceux avec un peu de talent fuiront.
Ces theoriciens sont des ineptes et des semeur de troubles et de desastres économiques quand il s'agit de rentrer dans le concret.
a écrit le 13/04/2020 à 12:54 :
Effectivement, la pandémie crée de nouvelles inégalités, les plus fragiles vont encore se fragiliser. Mais aussi quelques surprises, les ruraux qui se plaignent toujours de leur abandon sont les grands gagnants du confinement dans leurs centaines voir milliers de mètres carrés de verdure. Mais les citadins et banlieues notamment souffrent confinés dans des espaces insalubres pour y vivre toute la et les journées. Une pensée pour eux.
a écrit le 13/04/2020 à 12:15 :
Je crois que ce Monsieur ne comprend pas les chiffres: nous sommes partis pour un impact de 200 à 300 milliards, surtout si on prolonge encore le confinement et l'arrêt total de l'activité! Et l'ISF rapportait à la louche 5 milliards! Si on ne lève pas rapidement le confinement, nous sommes tout simplement morts! Et bien sûr, les inégalités vont exploser (chacun sait que les plus nantis sont plus "agiles"). Et bien sûr, inutile de rêver: personne ne paiera à la place des français! Souhaitons que le Président comprenne qu'il va falloir commencer à déconfiner en phase, (= MEME TEMPS!) avec les régions allemandes les plus touchées, notamment le Bade-Wurtenberg, voisin direct de l'Alsace très touchée comme chacun sait. A défaut, je crois que beaucoup d'idéologues vont comprendre ce qu'est une récession!
a écrit le 13/04/2020 à 12:14 :
Bravo pour votre proposition sur les impôts mais il y a un hic, vous prélèverez des impôts avec une écumoire tant que vous ne règlerez pas le problème des fuites fiscales. La Shell par exemple a réalisé un bénéfice net de 15 milliards en 2019 , mais elle s'est arrangé pour payer 0 oui zéro impôt aux Pays bas et ce ....légalement. Il faut donc boucher les trous des écumoires en interdisant l'optimisation fiscale qui se monte à 500 milliards par an en UE. Et faisons aussi comme la Suisse , interdisons tout compte toute banque qui aurait des liens avec les "paradis fiscaux". Merkel avait proposé en 2009 d'interdire tout trafic avec les "paradis" sous peine de retrait des licences bancaires, faisons le ,c'est le moment, ce ne sont pas encore les classes moyennes qui vont payer l'addition,non! Le premier pays qui le fera pourra instaurer une taxe progressive de retour des "paradis" de 30% les premiers mois puis 40% jusqu'à 100% au bout d'un an ,tous les pays suivront ou se retrouveront dans la liste des "paradis"
a écrit le 13/04/2020 à 11:34 :
Vous voulez taxer le capital qui dort ? Taxez les livrets A (chiche !). Vous voulez des recettes supplémentaires pour l'Etat et de l'efficacité économique ? Abandonnez les vieilles lunes de la progressivité(avec toutes ses niches fiscales) et de l'imposition du capital et passez à un système d'impôt sur le revenu proportionnel, comme la CSG ; vous verrez, vous augmenterez très vite les ressources de l'Etat et vous assainirez la situation des finances publiques tout en améliorant le consentement à l'impôt : chacun paiera en fonction de ses revenus, pas en surpondérant son effort. Et on fera des économies sur l'administration de l'impôt...
Réponse de le 13/04/2020 à 14:00 :
Bravo. La France n'est pas les USA. Nous rédistribuons deja bcp au point de fair fuir l'assiette fiscale.
Réponse de le 13/04/2020 à 15:12 :
@adieu bce
On fuit devant un danger. Devant l'assiette fiscale le terme "fuir" n'est pas approprié et ceux qui le font sont une minorité et le font par cupidité.
Réponse de le 13/04/2020 à 17:13 :
@ johnmckagan
vu que vous n'etes pas quelqu'un de cupide, merci de nous dire combien de dizaine de milliers d'euros vous etes pret a verser a l'etat pour l'aider a passer sa mauvaise passe avec generosite et altruisme
( bienentendu les reponses a la con qui font passer de cupidite a generosite pour pas pas cher sont interdites, genre ' ah mais je n'en n'ai pas les moyens, moi' ou ' prenez tout j'ai rien' 'augmentons tous les impots que je ne paye pas, mais pas la tva car c'est injuste vu que je la paie' etc)
Réponse de le 13/04/2020 à 22:32 :
@churchill
Où voulez-vous en venir? Vous pensez que je lorgne sur l'argent des riches pour qu'il me soit redistribué?
Je suis prêt à accepter davantage de taxes, si c'est ce que vous voulez savoir.
Réponse de le 13/04/2020 à 22:35 :
Oh! En voilà une idée qu'elle est bonne.
Allez, taxation à 30% pour tt le monde!
Au salaire moyen à 2100 €, reste à vivre: 1470€= un SMIC amélioré !
Au salaire aisé à 7000 €, IR=25000€ confiscatoire !
Pour foutre le bordel, on fait pas mieux...A fuir!
a écrit le 13/04/2020 à 10:59 :
la politique de com de LAREM est elle crédible pour sauver l HOPITAL ! apres avoir voulu l exploser . a suivre
a écrit le 13/04/2020 à 10:09 :
Pour que l'Etat puisse impulser une politique économique plus juste et plus écologiquement responsable, cela passe par la re-nationalisation de tout ce qui était nationalisé au sortir de la guerre. Se référer à nouveau au préconisation du CNR,
Instaurer un taux marginal d'imposition à 90% et arrêter de penser que TINA est la seule option.
a écrit le 13/04/2020 à 9:57 :
On reconnaît la folie des ultra-gauchistes dans le sillage de Piketty. La France n'est pas sortie de sa stigmatisation et du matraquage de la France qui gagne et qui réussit, pour soutenir les fonctionnaires, les entreprises publiques ou assimilées et syndicalisées, les demandeurs d'aides publiques, sociales et familiales. La valeur travail et effort n'a aucun sens pour eux: juste être les rapaces des français qui créent de la richesse.
Réponse de le 13/04/2020 à 10:34 :
Piketty n'est pas un ultra gauchiste! il veut juste le retour à l'économie réelle celle qui produit. Nous sommes entrés dans une économie de rentiers qui ne travaillent plus, comme au 19 siècle. Les propriétaires des groupes du CAC40 ont une taxe finale de moins de 9% , moins que mon boucher qui travaille 14h par jour avec 30% de taxe . Que sont les produits dérivés, les CDS, que sont les VAD , les LBO, le HFT? , ce sont des combines à cash qui n'ont rien à voir avec l'économie tout court, rien, pas d'investissement là dedans,rien! il faudra les interdire purement et simplement
Réponse de le 13/04/2020 à 13:24 :
@galileo Vu la crise qui se prépare , la France entière devra faire des efforts mais il ne faut pas croire que ça ne s'applique pas à la "France qui gagne et qui réussit". En ce moment ce n'est pas " la France qui gagne et qui réussit" qui fait tourner le pays mais les routiers, les infirmières, les caissiers, les agriculteurs, bref la France des gilets jaunes. Il faudra s'en rappeler le moment venu .
Réponse de le 13/04/2020 à 23:57 :
Piketty qui a eu un énorme succès aux US avec son bouquin sur l'accroissement des inégalités , a surtout voulu montrer qu'au pays du rêve américain, les 5% les plus riches captaient 50% de la richesse nationale et que ça ne faisait que s'accroître en raison en particulier par l'accroissement de la valeur des patrimoines sans qu'aucune politique de redistribution par l'impôt notamment sur le patrimoine, ne vienne amoindrir cette inégalité.
En contrepartie, il faisait l'éloge du système de protection et de redistribution sociale européen et en particulier celui de la France qui réduisait un écart initial de revenus ( patrimoine inclus) de 1 à 12 pour le ramener après redistribution de 1 à 5.
Après, il est vrai que la France est un pays de rentier ou de futur rentier( comme tant d'autres) mais c'est un choix consensuel de ste.
Qui oserait remettre en cause la retraite par répartition pour la remplacer par un système par capitalisation ?? Qd on a vu la polémique française avec la loi Pacte sur les nx PER soi disant inspiré des idées du ppal fond activiste mondial Blackrock !!
Et puis, quoi qu'il arrive, on bénéficie de la sécu à vie.
Les rentiers du capital sont peanut's en France et on les comprend avec des pertes de 20 à 40% en qcqs jours sur leur capital et la suppression des dividendes en prime.
Qt aux milliardaires du CAC40 qui st une poignée, ils ont l'habitude de valser avec les mds ( 1 de plus ou 1 de moins... ça changera pas gd chose à leur train de vie).
Par contre, la rente ds le bien immobilier est très prospère en France, car avec la pénurie de logts en ville, le marché de la location se porte bien et on peut espérer de la plus value à la revente et puis, on peut transmettre aux enfants avec des abattements conséquents. Et dc pas touche à imposition sur les successions.
Je crois bien que la middle class US nous envie.
Mais je crois aussi que ça fait son chemin chez les Démocrates et même Trump se laisserait bien attiré par ces sirènes, élections obligent, car un bon nbre de ses électeurs ( non rentiers) ont tt perdu en qcqs jours.
a écrit le 13/04/2020 à 9:39 :
Bravo pour votre proposition sur les impôts mais il y a un hic, vous prélèverez des impôts avec une écumoire tant que vous ne règlerez pas le problème des fuites fiscales. La Shell par exemple a réalisé un bénéfice net de 15 milliards en 2019 , mais elle s'est arrangé pour payer 0 oui zéro impôt aux Pays bas et ce ....légalement. Il faut donc boucher les trous des écumoires en interdisant l'optimisation fiscale qui se monte à 500 milliards par an en UE. Et faisons aussi comme la Suisse , interdisons tout compte toute banque qui aurait des liens avec les "paradis fiscaux". Merkel avait proposé en 2009 d'interdire tout trafic avec les "paradis" sous peine de retrait des licences bancaires, faisons le ,c'est le moment, ce ne sont pas encore les classes moyennes qui vont payer l'addition,non! Le premier pays qui le fera pourra instaurer une taxe progressive de retour des "paradis" de 30% les premiers mois puis 40% jusqu'à 100% au bout d'un an ,tous les pays suivront ou se retrouveront dans la liste des "paradis"
a écrit le 13/04/2020 à 9:36 :
whaou, quels raccourcis! goebbels et molotov ont de la concurrence, la!
parler d'inegalites en europe ( en france donc) en pointant les etats unis, c'est ose
rassurez vous les francais reduisnet les ineegalites tout seuls
pour gagner moins et ne plus se casser les bonbons comme tout le monde, 15% des jeunes reprennent les boites de leurs parents, donc85 ne le font pas, ce qui reduit les inegalite dans l'argent, et bien sur dans la prise de risque et le temps travaille
bon, les gens qui n'ont pas de travail doivent donc prendre des risque en s'autoentreprenant chez deliveroo, ce qui reduit les inegalites dans le temps de travail dans l'autre sens
alors oui il va hurler ' je parlait juste de l'argent, les gens doivent continuer de creer des boites pour que les autres aient un boulot bien paye', je sais
quant aux suyndicats ils ont raison de se plaindre, les conditions des infi est peu enviable.... tiens, c'est les memes syndicats qui refusent toute reforme ou il y a leurs copains, ce qui force l'etat a faire des economies sur des bouts de chandelles ( dolipranes, homeopathie, masques, etc)
on ne parle meme pas de l'impot sur les societes a 50%! il va financer ses investissements comment? ah ben en supprimant la part de l'actionnaire, puis en exigeant que les francais prennent des actions pas remunerees pour financer le travail des autres!
fichtre, une formation au controle de gestion et a l'analyses finaciere serait bienvenue! pour memo, le fisc traque depuis longtemps les prix de transferts; vu les methodes, ils ont eu de tres bons resultats, car afin de ne pas trop discuter, c'est toute la chaine logistique qui est partie!
felicitation, c'etait ce qui etait souhaite!
Réponse de le 14/04/2020 à 0:37 :
Que c'est déprimant de vous lire.
Des mots, rien que des maux, des povres maux...
Mais lisez un peu la presse économique, et pas qu'anglosaxone !!
Et surtout donnez des faits !
Tiens, en parlant de chaîne logistique, CMA CGM 3eme affreteur mondial après Maerck et China Shopping. Siège social Marseille. Plus de 500 navires sur plus de 200 destinations.
La logistique en France : plus de 200 mds, 1.8 millions d'emplois...
a écrit le 13/04/2020 à 9:30 :
Les inégalités existent, toutes loin de là ne sont pas des inéquités elle sont la résultante de l'écart de situation sur 3 critères le travail, le talent et la chance et bizarrement on critique plus souvent celles liées au talent et au travail que celles liées à la chance (qu'un grand patron gagne beaucoup choque, mais personne ne conteste que n'importe qui puisse gagner plus en cochant une grille de loto). Se pose la question faut il combattre l'inégalité et chercher à mettre tout le monde au même niveau? Cela renvoie aux modèles des pays communistes qui n'ont quand même pas très bien marché ou privilégier un développement qui au total fini par bénéficier au plus grand nombre c'est pas exemple le cas en Asie où les 40 dernières années de croissance on créé des très grandes fortunes individuelles mais aussi et surtout un enrichissement global de ces pays avec des progrès majeurs sur la faim, la santé l'éducation ; concrètement les asiatiques font constamment grossir le gâteau là où en France on préfère le voir se réduire plutôt que de risquer de voir quelqu'un bénéficier d'une part plus grosse que les autres. Je ne pense pas que cette crise sanitaire exacerbe les inégalités sociales et la lecture de votre article ne m'a pas convaincu. A t'on baissé les minima sociaux? Non. A t'on préservé les salariés : oui avec un chômage partiel à 100% du smic pour ou 85% pour les autres. Les riches bénéficient t'ils de traitements réservés aux riches dans des hôpitaux pour riches avec un samu pour riches? Non (et c'est normal !). Les riches voient ils leur richesse protégée? Non les placements en bourse ont baissé de 20 à 40% en 2 mois (je ne les plains pas cela fait partie des risques). Certains métiers sont ils plus exposés? Oui c'est certain mais ces analyses comme celles sur la pénibilité ne sont pas objectives, dans cette crise des professions comme les caissiers ou caissières sont plus exposées mais les cadres, les dirigeants les hommes politiques dont l'activité implique des déplacements et des réunions fréquentes sont également touchés quand à dire que le système immunitaire des cadres est moins fragilisé car moins soumis au stress avez-vous entendu parlé des burn-out chez les cadres ? Vous préconiser une plus grande intervention de l'état mais l'état intervient déjà énormément et le moins que l'on puisse dire c'est que ce n'est pas toujours à bon escient, le coût des logements est un problème qui a sans doute plusieurs causes mais les normes batimentaires et lourdeurs administratives y sont pour quelque chose et il faut plus de temps pour construire une maison en france qu'une tour à New-York ou Hong-kong. Vous préconiser d'aller jusqu'à 50% d'impot sur les entreprises, si on maintient les 30% d'impôts sur les dividendes et que l'on ajoute votre impot sur le patrimoine "exceptionnel" de 10 ans et "assez modeste" de 3%x10 ans on arrive à une imposition confiscatoire conduisant à l'arrêt de toute initiative (voir plus haut communisme) ou exil fiscal (déjà vécu sous Mitterand et sous Hollande) et perte de compétitivité vis a vis des pays à fiscalité moins forte. Dans cette crise il faut reconnaître le travail du gouvernement, de l'état, de nos soignants de nos travailleurs mais aussi de nos entreprises qui n'ont attendues personne et surtout aucune régulation pour se lancer dans des productions de masques, gel ou respirateurs. Vous parler de réguler la santé et l'énergie... ces secteurs sont déjà très très très régulés, peut être mal mais surement pas insuffisamment. Vous parlez d'entreprises détruisant la planète et ne respectant pas les normes environnementales sanitaires, c'est faire porter la responsabilité de la pollution aux entreprises, sans les dédouaner je pense qu'elles respectent souvent les normes locales parfois inférieures aux nôtres et que nos normes sont souvent compliquées et inefficaces. Les entreprises ont leurs responsabilités mais les ménages aussi : Total est vilipendé mais il y a en France 30 millions de propriétaires de véhicules thermiques qui n'acceptent pas la moindre taxe carbone. Les entreprises méritent une régulation utile, stable, lisible et uniforme sur une étendue territoriale importante pas plus de régulation. A l'Europe de jouer.
Réponse de le 13/04/2020 à 11:44 :
Les pleureuses fiscales ça suffit ! Aujourd'hui avec la fraude fiscale et l'optimisation fiscale ,seules les classes moyennent et les pauvres (TVA) payent des impôts ! Rappel: jusqu'en 1974 la tranche d'impôt supérieure était à plus de 70% et sur les sociétés à 50% et personne ne pleurait à la confiscation! Parlons économie: les VAD, les produits dérivés, le HFT, les LBO, n'ont rien à voir avec l'économie réelle rien du tout ! ce sont des combines à cash . Elles ont toujours existé mais là elles deviennent le coeur de l'économie . 80 milliards de fraude fiscale en France soit plus que l'éducation et l'armée, un délire. Mais la route est finie, la Suisse a liquidé son activité de défiscalisation illégale et les derniers à quitter les "paradis" perdront tout . Un vendredi soir , les pays aux abois financièrement décrèteront l'interdiction de tout trafic avec les "paradis" sous peine de retrait des licences bancaire comme Merkel le voulait en 2009 avant de renoncer face à des lobbyistes venus la nuit même la supplier de ne rien faire en disant qu'ils allaient se réguler. C'est pire qu'avant , le "shadow banking" explose ,allez voir, oui allez voir !
Réponse de le 14/04/2020 à 1:15 :
On croirait entendre un représentant du MEDEF avec l'arrogance qui le caractérise et des raisonnements simplistes en prime.
La pénibilité est bien sûr une usine à gaz pour les E., car elle évolue en fonction des carrières et des postes occupés.
Mais enfin, les cadres parisiens ou non qui peuvent télétravailler depuis la côte Atlantique pour des salaires mirobolants, sans réduction pour chômage partiel, sont peut-être un peu plus inégaux au virus que la modeste caissière de supérette de quartier, qui risque ts les jours sa santé pour un SMIC amélioré, il me semble.
Bien sûr, le burn out fait des ravages chez l'individu, mais bon les stat sont têtus, car bon an mal an, le cadre profite de sa retraite 5 ans de plus que l'ouvrier avec l'espérance de vie. ET bien plus si on tient cpte de l'autonomie avec les troubles musculosquelettiques qui font des ravages ds les métiers du bâtiment ou de la logistique.
a écrit le 13/04/2020 à 9:30 :
"Cependant, la Commission européenne n'a pas affiché des moyens à la hauteur des enjeux"

Jamais elle ne l'a été, dans tous les domaines et ne le sera jamais elle est structurellement faite pour échouer, dommage que l'on ne lise ni entende jamais cette vérité nous n'avons que des phrases répétitives, des informations relatant ses désaccords permanents.

L'UE est un échec sur tout la ligne, enfin sauf pour la finance qui n'est rien comme on peut le constater actuellement, qu'un tas de privilèges hérités, sauvons notre peau, débranchons le tuyau.
a écrit le 13/04/2020 à 9:08 :
Exemple du délire fiscal mis à charge d’un très petit contribuable :
Revenu annuel 20000 + revenu foncier net 4300 pour 2, 5 parts
Csg RF 800 + taxe foncier 1800+ majoration csg sur le revenu 750 soit 3350 € d’impot , cela étant du au revenu foncier taxe de fait autour de 80%
a écrit le 13/04/2020 à 8:48 :
Un gros gauchiste qui fait de la démagogie sur le dos du COVID-19. Mais on les connais ces gens là.

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