Baisse du remboursement de la Sécu : l'exécutif travaille sur d'autres solutions
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Rien n'est fait concernant la baisse de la prise en charge de la Sécurité sociale. « La discussion n'est pas close » a déclaré ce mercredi matin sur Franceinfo la ministre de la Santé, Geneviève Darrieussecq, au sujet du projet du gouvernement de baisser à 60% le remboursement des consultations médicales par l'Assurance maladie.
Dans ce cadre, « nous avons envisagé de transférer un milliard d'euros » depuis l'Assurance maladie vers les complémentaires santé, en diminuant à 60% la part de la première dans le remboursement des consultations médicales, contre 70% aujourd'hui, et en augmentant la part des secondes. Mais « nous travaillons encore à trouver des solutions différentes », a admis Geneviève Darrieussecq.
La baisse de remboursement « peut ne pas être dans le budget », ou « peut ne pas être de 10% », a-t-elle précisé. « Ce travail est en cours, et c'est l'intérêt de la discussion parlementaire », a-t-elle ajouté.
La baisse du taux de remboursement des consultations chez le médecin enverrait « un mauvais signal », avait déclaré Frédéric Valletoux (Horizons), ancien ministre de la Santé et membre de la coalition gouvernementale à l'Assemblée nationale, le 21 octobre.
Il faut « que les économies ne pèsent pas sur les patients et les Français, en tout cas le moins possible », avait estimé le président de la commission des Affaires sociales sur France info. « Je pense notamment à la hausse du ticket modérateur qui nous pose un problème », avait-il poursuivi, y voyant une manière finalement de glisser vers une privatisation du système de santé qui n'est pas satisfaisante.
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Le ticket modérateur est le nom donné à la partie de la facture payée lors d'une consultation chez le médecin qui n'est pas remboursée par la Sécurité sociale mais par les mutuelles ou les complémentaires santé. Actuellement de 30%, il pourrait donc être relevé à 40%.
« Passer de 30 à 40, c'est un mauvais signal », a jugé Frédéric Valletoux, inquiet des retombées potentielles sur le coût des mutuelles ou des complémentaires pour les Français. « C'est sur l'efficience du système qu'il faut réaliser des économies, pas sur le dos des patients », a-t-il insisté.
Pour rappel, l'Assemblée nationale a échoué à se prononcer dans les délais impartis sur ce budget 2025. Le texte est désormais au Sénat, qui l'examinera la semaine prochaine en séance plénière.
Par ailleurs, alors que le député de la Mayenne Guillaume Garot et d'autres parlementaires relancent actuellement leurs efforts pour réguler l'installation des médecins, Geneviève Darrieussecq a exprimé ce mercredi son intérêt pour deux propositions permettant de diriger les praticiens vers les zones sous-dotées.
« Je trouve intéressant » les projets de « service sanitaire obligatoire », consistant à faire en sorte que de jeunes médecins aillent exercer « pendant 1 an ou 2 » dans des zones sous-dotées, a-t-elle dit.
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De même, l'Ordre des médecins « pourrait réfléchir » à la mise en place d'un système similaire à celui instauré par l'Ordre des dentistes, qui empêche les praticiens de s'installer en zone bien dotée, sauf remplacement d'un départ à la retraite, a-t-elle estimé.
(Avec AFP)
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