Budget 2021: le gouvernement veut faire la chasse aux petites taxes
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Benoit Tessier
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L'équation budgétaire pour l'année 2021 s'annonce délicate. Entre la crise de la Covid-19, la récession de l'économie tricolore et les recettes fiscales en berne, le gouvernement est confronté à de multiples obstacles. Dans les couloirs de Bercy, les débats pour les derniers arbitrages s'annoncent tendus. Après la baisse des impôts de production promises dans le plan de relance, l'exécutif entend poursuivre sa politique économique de l'offre en visant les petites taxes. Selon des informations de nos confrères des Echos, Bercy envisage de supprimer pour 150 millions d'euros de petites taxes dans le budget qui sera présenté le 28 septembre afin de simplifier le paysage fiscal et doper la compétitivité du pays.
Pour l'instant, les taxes à supprimer n'ont pas été dévoilées. D'après le quotidien économique, ce sont principalement les petites taxes à faible rendement et qui sont difficiles à recouvrer. Dans un référé communiqué à l'ex-Premier ministre Edouard Philippe le 3 décembre 2018, les magistrats de la Cour des comptes avaient recommandé de dresser un inventaire exhaustif de ces micro-taxes. Parmi celles évoquées par l'institution financière figurent par exemple les taxes sur les farines, les taxes sur les céréales et les huiles végétales destinées à la consommation humaine, la taxe sur le balayage, les taxes funéraires. Depuis 2019, certaines de ces taxes ont déjà été supprimées (taxe sur les farines, taxe sur les résidences mobiles terrestres comme les caravanes).
En parallèle, la première réunion du comité de pilotage du plan de relance s'est tenue ce lundi matin en amont de la présentation du projet de loi de finances pour 2021. L'objectif "est d'effectuer un fin suivi de la mise en œuvre du plan, d'identifier les sujets à traiter au niveau du ministère de l'Economie, des Finances et de la Relance, les obstacles éventuels à la mise en œuvre des mesures du plan de relance, les arbitrages à rendre et, le moment venu, les améliorations ou inflexion à apporter", précisent les services du ministère dans un communiqué.
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