"C'est une guerre que nous devons mener contre la propagation du virus" Laurent Saint-Martin

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ENTRETIEN- Le Parlement a adopté définitivement vendredi, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi de finances rectificative, volet financier des mesures d'urgence face à l'épidémie du coronavirus. Le rapporteur général du budget et député LREM du Val-de-Marne, Laurent Saint-Martin, revient pour La Tribune sur les mesures du gouvernement pour tenter d'affronter cette crise sanitaire.

LA TRIBUNE- A partir de quand les mesures prévues dans le PLFR vont-elles pouvoir être appliquées ?

LAURENT SAINT-MARTIN- Le projet de loi de finances rectificative a été voté jeudi soir en première lecture à l'Assemblée nationale et il a été voté conforme au Sénat ce vendredi. Il a été promulgué dès ce vendredi soir et rentre en application dans la foulée. Dans le contexte particulier de l'urgence, il est important de faire jouer la co-construction avec le Sénat et une certaine concorde nationale pour que les mesures soient applicables le plus vite possible.

Quelles sont les dépenses nouvelles prévues dans ce texte de loi pour répondre à la crise sur le plan économique ?

Dans le PLFR, une nouvelle mission budgétaire vient d'être créée. Il s'agit du plan d'urgence face à la crise sanitaire avec deux programmes. Le premier ouvre 750 millions d'euros de crédits venant de l'Etat pour le fonds de solidarité. Les régions participent également à ce fonds à hauteur de 250 millions d'euros. Il y a également 5,5 milliards d'euros prévus pour l'activité partielle concernant les crédits de l'Etat. L'Unedic participe également au financement de ces mesures à hauteur de 2,7 milliards d'euros.

Dans le texte de loi, il est prévu également une mise en application de la garantie publique avec une quotité de 90%. Elle doit permettre de garantir quasi intégralement les 300 milliards d'euros de prêts pour les entreprises.  Sur le volet économique, le report des charges fiscales et sociales est évalué à 35 milliards d'euros mais il est comptabilisé comme une avance.

Pour la santé, quelles sont les dépenses prévues ? Certains parlent de dépenses insuffisantes, que leur répondez-vous ?

Deux milliards d'euros de provisionnement sont prévus en faveur du matériel sanitaire et de l'indemnité journalière. Nous faisons face à la crise sanitaire avec les moyens actuels et il y a des mesures d'urgence à adopter pour les masques de protection et les indemnités journalières. L'exposé des motifs du texte rappelle que les dépenses de la sécurité sociale augmenteront d'autant pour couvrir ces besoins spécifiques. La crise sanitaire gérée par l'hôpital public ne doit pas être appréhendée comme un seul sujet de coût alors qu'il nous faut surmonter dans l'urgence de véritables défis logistiques.

Comment se répartissent les dépenses entre l'Etat, les collectivités locales et la sécurité sociale ?

L'Etat prend en charge une grande partie des mesures avec 8 milliards d'aides directes et les 35 milliards d'euros de reports de charges. Les régions apportent également leurs concours avec 250 millions d'euros fléchés vers le fonds de solidarité. Les collectivités vont également jouer un rôle par le fait que des contractuels vont se retrouver sans activité. La sécurité sociale va prendre sa part avec au moins deux milliard d'euros provisionnés et une hausse de l'Ondam.

Comment le gouvernement et la majorité vont faire face aux moindres recettes fiscales et sociales ?

Le premier coût est la baisse de recettes fiscales et sociales. Le gouvernement et la majorité ralentissent et arrêtent l'économie de force pour sauver des vies. C'est une crise sanitaire qui nous oblige à nous confronter à une crise économique pour sauver des vies. Pour ne pas mettre les personnes en danger, on doit ralentir l'économie. Ce ralentissement a un coût en termes de rentrées fiscales. L'Etat doit assumer. Le projet de loi prévoit un déficit de 3,9% du PIB pour 2020 au lieu des 2,2% prévus il y a encore quelques semaines. Il y a 1,7 point d'écart, dont 1,4 point en conjoncturel. D'ailleurs, le haut conseil des finances publiques (HCFP) a bien noté dans son avis que le solde structurel restait bien à -2,2%. En temps de guerre, le déficit et la dette prennent cette charge. Ce sont des dépenses avant tout temporaires et conjoncturelles.

Quels sont les risques à légiférer dans l'urgence ?

Il n'y a pas de risque à proprement parler mais il y a une obligation de légiférer vite. Certaines circonstances obligent à légiférer dans l'urgence. Il faut parfois légiférer pour voter des habilitations à procéder par ordonnance pour le gouvernement. C'est le cas pour le texte d'urgence qui va être voté ce week-end. Il faut savoir parfois légiférer en quelques heures afin de donner le pouvoir au gouvernement d'agir le plus rapidement. C'est une guerre que nous devons mener jour après jour contre la propagation du virus qui se diffuse très rapidement. Il faut donner les clés au gouvernement tout en contrôlant. C'est le rôle du Parlement.

Beaucoup d'inquiétudes ont été exprimées à l'égard d'un assouplissement des règles relatives au code du travail. Que répondez vous aux syndicats qui multiplient les signes d'alerte ?

Il n'y a pas de volonté de modifier durablement le code du travail dans ce texte de loi. Tout ce qui est présenté sur le plan législatif est fait pour permettre aux entreprises de survivre. La flexibilité et toutes les mesures de trésorerie ont été décidées pour que les entreprises puissent survivre. Ces mesures sont temporaires. Après la crise, il faudra penser à un plan de relance par l'investissement, à travailler avec chacun des secteurs pour les aider à se remettre sur pied. Actuellement, la priorité est d'aider les entreprises pour qu'elles puissent traverser cette crise sans tomber en faillite.

Quel regard portez-vous sur de possibles prises de participation de l'Etat ou des nationalisations dans des grands groupes ?

Je souscris à la position de Bruno Le Maire. Il n'y a pas de tabou dans la majorité sur le rôle de l'Etat. Le rôle de l'Etat à mes yeux est d'être là en cas de besoin mais également d'être actionnaire dans les secteurs stratégiques comme la défense ou l'aérospatial. En revanche, l'Etat actionnaire doit se retirer quand ce n'est pas son rôle. Par exemple, on peut estimer qu'un groupe ou une entreprise doit vivre dans un marché concurrentiel. Par contre, l'Etat doit venir à la rescousse quand il y a de fortes crises pour préserver les emplois. Dans le cas d'Air France, l'arrêt total des vols pourrait mettre en faillite une entreprise très importante. Il est hors de question de laisser s'écrouler ce groupe. L'Etat doit savoir prendre des décisions drastiques à ce niveau là si la crise est amenée à durer. S'il faut prendre des parts pendant quelque temps ou nationaliser en reprenant le contrôle, j'estime que l'Etat doit le faire. Tous les moyens doivent être mis en œuvre pour permettre aux entreprises peu importe leur taille de traverser les tempêtes. Cela ne veut pas dire que l'Etat reprend le contrôle de son industrie pour les années à venir. Cela signifie surtout qu'il peut prendre le relai quand il n'y a pas d'activité. Cela représente un coût pour la collectivité mais dans une telle situation, il ne faut pas réfléchir à court terme. Il ne faut pas minimiser la violence de la crise. Elle va être phénoménale et il faut donc adapter la riposte. Une fois que la crise sera passée, il faudra en profiter pour relancer et peut être encore plus compétitif qu'avant.

Les prévisions macroéconomiques présentes dans le PLFR sont susceptibles de changer avec le possible prolongement du confinement ?

Oui, elles sont susceptibles d'évoluer. C'est une crise économique qui dépend d'une crise sanitaire. Quand la pandémie va ralentir, la majorité pourra peaufiner la sortie de crise économique. A l'heure actuelle, nous ne savons pas comment la crise sanitaire va évoluer. Il y aura probablement d'autres projets de loi de finances rectificative.

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Commentaires
a écrit le 22/03/2020 à 15:41 :
La distanciation sociale de 1 mêtre retenu , me semble plutôt un peu faible , mais plutôt un minimum de 2 mêtre serait mieux à mon avis . Par expérience je sais qu'un porc ou un boeuf malades peuvent infecter jusqu'à 4 à 5 kilomètres alentours par leur respiration humide , je me pose des questions .
a écrit le 22/03/2020 à 15:10 :
Mener une guerre, mais avec des généraux qui ne sont pas à la hauteur, comme dans les précédentes, consternant, lamentable.
a écrit le 22/03/2020 à 10:39 :
c'est la guerre mais on vas au combat en slip vous avez vue ça ou j'ai vécu 40 vue mon age il avait des morts mais on avait des armes..... mon fils doit reprendre le travail lundi dans le transport de matériaux en contact avec la clientele pas de masque ma petite fille en EPAD dans l’Aude toujours pas de masques moi j estime que c'est non assistance a personne en danger on nous ment les masques ne sont toujours pas là par contre à barbes les gens vont au marché avec des masques je suis révolté il faudra que macron rende des comptes
a écrit le 22/03/2020 à 9:42 :
"C'est une guerre que nous devons mener contre le coronavirus".
Nous sommes bien d'accord, mais où sont les armes, la logistique, les chefs.? Rien ou presque, nous sommes démunis, des beaux parleurs et une gestion à la petite semaine. Condamnés à subir et nous épuiser dans une guerre de tranchées. Des décennies d'incompétence, de compromissions, de trahison du peuple. Aujourd'hui, nous le payons cash et sans un changement radical d'orientation politique, économique, financière, nous réglerons régulièrement cash les prochaines factures...jusqu'à épuisement.
a écrit le 21/03/2020 à 21:05 :
On sait que le système hospitalier italien, victime comme en France de l'austérité budgétaire perpétuelle imposée par l'UE "pour sauver l'euro", n'arrive absolument plus à traiter le nombre exponentiel de malades.

Face au scandale absolu que représente la nécessité de faire le tri entre les malades que l'on va sauver et ceux que l'on va laisser mourir faute de matériel et d'aides soignants suffisants, le gouvernement de Rome - pour lequel les autres pays de l'UE ne lèvent pas le petit doigt ! - vient d'appeler au secours.... la Chine, Cuba et le Venezuela !!

Quelle terrible ironie de l'Histoire.

Les dirigeants européistes, bouffis de mépris et d'orgueil, relayés par des médias aux ordres, qui se moquaient odieusement il y a encore quelques semaines du "délabrement du système de santé" au Venezuela, de la dictature à Cuba ou en Chine, et de la "pénurie de médicaments" dans laquelle allait sombrer le Royaume-uni à cause du Brexit, en sont réduits aujourd'hui, toute honte bue, à supplier ceux-là mêmes qu'ils accablaient de sarcasmes, de les sauver.
Conformément au mythe de la Tour de Babel, les Utopies mènent invariablement au désastre.

La conclusion, tragique, s'impose aux yeux de tous.

Comme la "construction communisme" qui a sévi de 1917 à 1991, la "construction européenne" est une Utopie, que des idéologues forcenés ont voulu imposer sur terre, en faisant fi des votes, des obstacles, du bon sens, et de l'irréductible diversité "des langues, des peuples et des nations" (comme on dit dans la Bible en illustration de la destruction inéluctable de la Tour de Babel).

Le résultat est le même.

Comme la "construction du communisme" avait transformé tous les pays tombés dans son orbite en dictatures misérables et inefficaces, la "construction européenne" a transformé les pays d'Europe occidentale, jadis les plus prospères de la planète, en nouveau Tiers-monde. Et le pire reste à venir.
Réponse de le 21/03/2020 à 23:35 :
Belle analyse mon témoignage est celui d'un polyglotte européen sur six langues qui au vu des 20 dernières années montre qu'effectivement l'entrisme bourgeois n'a justement servit que le pouvoir de ceux aux pouvoirs dans les pays respectifs.

Je pense que la vacuité vient de la légitimité, de la vision du projet, de la cohérence alors la même devant des chemins de transformations qui sont tout autant utopique qu'humain.

Le problème de l’Europe, c'est qu'elle a oublié l'humain volontairement pour construire un bloque économique vide de sens et de projets.

A présent je jouis de la connaissance de toutes ces cultures et langues, mais au vue de la violence de système en particulier dans le fonctionnement sans projet, permet de faire constater un mythe que l'on ne peut réaliser en 20 ans sans supposer qu'il faille y mettre du fond.

Et pour moi, la culture, la science, la création et l'échange ce fut du vide, juste des projets a financer, justement sans utopie autre que le marché, va sans doute vivre ces derniers moments de conscience populaire....

Aucun lien européens autres que la guerre et le frontières, et lorsque l'on voit ce qui se passe avec la Grèce, bon ben rien a dire.

Le problème de cette europe, barnier, lagarde, breton , montre en fait que le problème d'obsolescence en fait nous l'avons avec le pays......

Du coup, c'est pour moi moins l’Europe, que notre pays qui n'avons plus d'utopie et par la démonstration de la situation, montre a tous si il fallait en douter que notre représentant est en fait celui d'entités économiques plus que celui des citoyens du pays....

C'est tellement vrai, que pendant la crise nous retrouvons le mot de citoyen, car les gens obligent!

Le président utilise le nous pour problème et le je pour décider.

Donc faudra aussi a un moment donné faire acte de caducité non du système simplement, mais d'un manque de vision, de sens et surtout d'humanité.

La encore une fois un point commun avec l’Europe !
Réponse de le 22/03/2020 à 0:16 :
Le pire c'est que, sans l'union européenne et la BCE, l'Italie ne pourrait plus emprunter avec son niveau d'endettement et espérer sortir de la crise.
Le pire, c'est le repli sur soi alors que l'heure est à la solidarité.
Le pire, c'est faire comme vous un amalgame entre l'UE et la pandémie alors que seule la mobilisation de fonds européens pourra faire repartir l'économie et les marchés. Et notez que, lors de cette crise, chaque pays à pris des décisions unilatérales et rarement en commun, ce qui a aggravé la crise, le virus n'ayant pas de frontières.
Réponse de le 22/03/2020 à 16:39 :
@Conseillère Sans l' UE qui fixe la feuille de route des pays européens et l' argent à lui remonter, l' Italie n' aurait aucun des problèmes de concurrence intestine de l' UE (Allemagne) que vous rapportez, pas de problème d' endettement avec la lire et en possibilité d' affecter son argent aux soins du moment. Ainsi l' Italie sera très probablement le prochain pays à quitter l' UE eut égard au comportement et à l' incapacité de l' UE à apporter son aide face à la crise sanitaire italienne. Ce qui préoccupe l' UE ? Voir perdurer le fric aliment qu' elle pique aux états membres, la façon de sauvegarder le système bancaire et l' énorme évasion fiscale en lien avec l' article 63. Les peuples n' étant définitivement pas l' affect de cette structure antidémocratique et technocratique.
a écrit le 21/03/2020 à 21:01 :
Dans tous les pays du monde, on observe avec stupéfaction et incrédulité la catastrophe sanitaire en cours en Italie, en Espagne, en France et dans les pays de l'Union européenne.

Le monde entier est stupéfait du délabrement de la situation sanitaire dans l'UE et notamment en France

Le magazine Courrier International nous apprend ainsi que, vu du Canada, des États-unis, d'Argentine ou de Suisse, les éditorialistes des plus grands journaux décrivent avec effarement l'impréparation, l'irresponsabilité, la désorganisation et la pénurie des instruments et des médicaments de base du système de soin français, complètement désemparé face à l'arrivée de l'épidémie de coronavirus.

Les observateurs étrangers décrivent l'état affreux de "délabrement du système de santé" en France, dans des termes tout-à-fait comparables à ceux que les grands médias français réservaient naguère, avec un apitoiement hypocrite, à la situation sanitaire en Éthiopie, au Rwanda, au Venezuela ou à la Corée du Nord et comme l' analyse ce soir F Asselineau à l' UPR.
Réponse de le 22/03/2020 à 0:05 :
Tiens, revoilà les mange m... De l'UPR.
Parker de délabrement quand nous avons des médecins et des équipements reconnus parmi les meilleurs du monde, ne faite pas injure à tous nos soignants qui se battent avec efficacité contre le virus, ou alors partez à Cuba ou en Corée du Nord vous faire soigner.
Vous aurez enfin quitté l'UE que nous détestez tant et nous foutrez la paix.
Avec ces déclarations indignes, je comprends mieux vos derniers résultats électoraux... L'UP quoi ? ha ha ha
a écrit le 21/03/2020 à 20:28 :
CE SONT DÉSORMAIS PLUS DE 600 MÉDECINS QUI PORTENT PLAINTE CONTRE PHILIPPE ET BUZYN DEVANT LA COUR DE JUSTICE DE LA RÉPUBLIQUE et comme le rapporte UPR actu ce soir.

Nous avons signalé qu'un colleCtif de soignants baptisé C19 a porté plainte contre Édouard Philippe et Agnès Buzyn devant la Cour de Justice de la République pour la non-délivrance de masques respiratoires depuis plus de deux mois, malgré une parfaite connaissance du danger de l'épidémie qui arrivait, et cela sur la base de deux articles du Code pénal.

On apprend aujourd'hui que le collectif C19, lancé par 3 médecins, compte désormais plus de 600 médecins qui portent plainte collectivement devant la CJR.
a écrit le 21/03/2020 à 18:39 :
"C'est une guerre que nous devons mener contre la propagation du virus" Laurent Saint-Martin ... un bavard impénitent de la macronie

reformulons

la guerre du pognon de dingue c'est Macron Castaner Philippe qui la mènent contre les Française et les Français

la guerre civile c'est pour le moment venu ... la France s'en approche avec détermination.
a écrit le 21/03/2020 à 17:53 :
On ne lutte pas contre un virus en étouffant une économie "moderne" mais en s'appuyant sur l'économie pour développer l'offre de soins et de protection. Ce qu'ont visiblement oublié nos dirigeants depuis 15 ou 20 ans, en bazardant les stocks de masques, les moyens de l'armée et en ne prévoyant pas de capacités de réserve en réanimation et soins intensifs par exemple. L'enjeu, c'est donc de mieux dépenser l'argent public à l'avenir. Parce que le virus actuel est tout de même bien peu létal : on est loin des ravages d'un virus de type Ebola ou comme la Peste. Tout ce cirque actuel n'est "nécessaire" (et encore, on verra avec les vagues suivantes du même virus... et on ne vivra de toute façon pas en confinement permanent) parce que nous nous sommes mal préparés à l'avenir...
Réponse de le 21/03/2020 à 18:40 :
Vision lucide . Il faut mener 2 combats en parallèle . Contre le virus d'un côté et protéger 1'économie d'autre part . Macron est un général qui n'à pas fait l'école de guerre . Il se disperse sans objectif clair (election municipale ) . En conséquence nous allons cumuler la crise médicale et la crise économique avec au bout un chômage a 15% et une grande misère pour de longues années .-
a écrit le 21/03/2020 à 16:46 :
On est en guerre, mais lorsque le professeur Raoult trouve une solution : la chloroquine qui permettrait de la gagner, il n'y a plus personne qui répond. Trump, cherche à sauver des vies en poussant à la consommation de chloroquine, en France on fait des tests puis encore des tests alors que les premiers sont concluants et son visiblement utilisés par la Chine,la Corée et l'Allemagne. Comment expliquez vous le ration 47 mort pour 16000 cas en Allemagne et 427 pour 11000 cas en France. L'allemand serait-il plus résistant? Ou serait-il soigné à la Chloroquine? On est en guerre contre le virus, mais on ne va pas voir comment les autres réussissent à l'éradiquer et le rendre aussi offensif ou inoffensif qu'une autre grippe! On ne cherche pas à s'inspirer des bonnes pratiques. Juste une politique de la peur! Mais à quel dessein?
Réponse de le 21/03/2020 à 17:55 :
D'après un article lu hier, les allemands ne testent pas le Covid chez les personnes décédées, donc un grand nombre de patients morts ( chez eux par exemple ) ne sont pas pris en compte dans les statistiques.
Le Professeur Raoult n'a fait que confirmer une molécule que les chinois avaient déjà expérimenté au plus fort de la crise, en modifiant les doses, mais cela nécessite des analyses poussées pour connaitre les effets secondaires : que diriez vous si on se retrouvait avec des centaines de milliers de diabétiques par exemple ? D'autres molécules sont en cours de test en France aussi...Tout ceci est l'affaire de spécialiste et laissons les faire.
La FDA a la même approche qu'en France, des expérimentations sont en cours sous formes d'essais, ça prendra du temps là bas aussi....
Et Trump ne sait plus quoi dire, comme dab et s'est auto-octroyé un diplôme de grand chef Phd en Médecine : c'est du populisme.
Réponse de le 21/03/2020 à 21:22 :
@LeLoup Vous intoxiquez continuellement le forum avec des imbécilités pour dédouaner la responsabilité de l' européiste Macron_
Je cite : "Quid des effets secondaires du traitement à l'hydroxychloroquine ?
Pr Didier Raoult : Ce qu'on dit sur les effets secondaires est tout simplement délirant. Ce sont des gens qui n'ont pas ouvert un livre de médecine depuis des années. Plus d'un milliard de gens en ont bouffé, les personnes qui souffrent de lupus en prennent pendant des décennies... Je connais très bien ces médicaments, j'ai traité 4 000 personnes au Plaquénil depuis 20 ans. Ce n'est pas moi qui suis bizarre, ce sont les gens qui sont ignorants. On ne va pas m'apprendre la toxicité de ce médicament."
a écrit le 21/03/2020 à 15:05 :
L'argent étant le nerf de la guerre, tous les stratèges, décisionnaires et hommes politiques le savent depuis des milliers d'année. Les hommes politiques dans leur grande majorité ont des réactions et prennent des décisions responsables. Cette crise est bien gérée à tous les niveaux. Bien sur qu'il y a quelques couacs, mais jamais dans l'histoire les gens n'ont été autant informé, avertis, protégés, soignés et avec un niveau de protection sociale aussi élevé ; et l'économie autant préservée !
Beaucoup de gens peuvent critiquer pour passer du temps, se vanter de pouvoir mieux faire après coup, être plus pertinents et Maître ès Science Infuse ; mais ils ne sont même pas capables de se rappeler un livre de 60 ans à (re)lire absolument en ces temps de crises : La Peste.
a écrit le 21/03/2020 à 14:55 :
Si nous sommes en guerre, il faut agir en conséquence. L'etat doit réquisitionner des entreprises pour fabriquer des masques de protection et du gel en très grande quantité. D'autres doivent fabriquer des respirateurs. En ce qui concerne l'approvisionnement, c'est la même chose des réquisitions seront nécessaires dans le domaine des industries agro, pharma et de la logistique. Pour garantir la sécurité des biens et des personnes, un couvre feu nocturne devra être imposé à brève échéance. Macron prononcé six fois le mot guerre lors de son intervention télévisée mais l'on ne voit pas ce que devrait être une situation de guerre se mettre en place.
a écrit le 21/03/2020 à 12:58 :
Arès dieu de la guerre, place que veut prendre jupiter, se doit de proclamer le confinement total nous perdons du temps, se soi-disant confinement engendre encore des cas, donc une période plus longue d'incubation, donc toujours de nouveaux décès à prévoir, donc un confinement beaucoup plus long. Nous n'avons pas le choix. Quant aux HEPAD des tests sont prioritaires, mêmes si le mot trie nous semble inconvenant il faut le faire à leur niveaux, leurs soignants et personnels doivent vivre et rester sur place, pas de déplacements vers l'extérieur. Sinon, se sera bien une hécatombe.
a écrit le 21/03/2020 à 12:38 :
Le carnage a déjà commencé dans les Epahd et autres structures de personnes âgées, les chiffreS des décès ne sont pas intégrés à ceux communiqués par Salomon......
a écrit le 21/03/2020 à 12:30 :
Honte au maire de Nice qui établit un couvre feu
Réponse de le 21/03/2020 à 13:03 :
Pas de honte à ce niveau, tous les maires de France doivent rapidement prendre toutes les dispositions. Ils ont en le droit et le pouvoir. En chine, ils ont isolé les villages (monter des barricades) nous prenons trop à la légère cette pandémie. Plus vite, ils prendront des mesures, plus vite nous sortirons de ce Titanic, et l'économie s'en trouvera rétablie
a écrit le 21/03/2020 à 11:44 :
Il faudrait peut-être pas oublier que la guerre ça fait des morts. Ne pas le dire n'empêchera pas qu'il y en ai. La façon de communiquer de nos jours est insupportable. Plutôt que de "coller" des amendes, promouvoir un État policier, de culpabiliser les gens, créer des angoisses, nos gouvernants auraient tout intérêt à dire la vérité plutôt que toujours "finasser" au 'nom du politiquement correct et de leurs intérêts futurs.
a écrit le 21/03/2020 à 11:27 :
"L'Unedic participe également au financement de ces mesures à hauteur de 2,7 milliards d'euros."

Donc nous les moyens du chômage seront diminués par conséquent?!
J'imagine que ceux qui irons a pole emploi qui n'aurons quel a virtualisation, possibilité de nationaliser les pc des chômeurs a terme? y a plus de réel a pole emploi si ce n'est la virtualité, donc je ne vois pas la ou ils vont pouvoir gratter la prochaine fois....

"Les régions participent également à ce fonds à hauteur de 250 millions d'euros."
Bon après avoir regardé attentivement, 13 régions sur 250 millions , donc 15 millions, ce qui relatif a la région ile de france et les grandes villes??!!! Bon......


"Elle doit permettre de garantir quasi intégralement les 300 milliards d'euros de prêts pour les entreprises. "

Ce qui dans la réalité, correspond comptablement la possibilité de l'inscrire a la dette..
Bon (sachant qu'il suivra de fait, le remboursement des dits garanties par l'ensemble de ceux qui ont investi avec disons l'information de l'état prépondérante et factuel, (qui embrasse les coûts de l'arrêt du samedi soir et toutes les commandes qui en découlent?

Donc les tpe paierons déjà dans tout les cas, un climat économique qui a mon avis au vue de l'anticipation de ceux qui parlent, me permet de douter, mais bon....


"Je souscris à la position de Bruno Le Maire. Il n'y a pas de tabou dans la majorité sur le rôle de l'Etat"

C'est une préparation douce a la suppression et au manque d'anticipation qui résulte de choix. (j'entends le fait que pour avoir des produits pour le personnel, disons qu'anticiper étant une réalité hors pouvoir), j'ai bien pu constater le vide astral du réel et factuel sur l'information grand public.

Alors si le tabou résulte de nationaliser les pertes, pour s'entendre dire six mois ou un an après qu'il faut refaire des marges, puis jusqu'a la nouvelle crise, puis il faudra financer etc etc...

Si l'on doit vivre pour financer les entreprises, a la fin, les 5% d'hier disent ce que seront les affaires que les uns et les autres peuvent faire.

Lvmh voit bien que le pris des actions de tiffany, le fait qu'a la fin l'action par variation sur 5 jours est a 8,53%, me fait dire que la question du financement des entreprises (multinationales) est une forte rigolade). Donc tout est relatif, et c'est le risque qu'il faut pour permettre de comprendre la séparation des banques de détails de ce système.

J'ajoute que vendre la poste a ce moment, ou comment mystifier la chose puisqu'il s'agit juste d'aller au distributeur pour constater qu'ils ne fonctionne pas au coeur de paris.... Tout est dit....(je vous passe donc la pensée de savoir comment cela serait passé si elle fut en bourse.... allons donc).

Deux milliards d'euros de provisionnement sont prévus en faveur du matériel sanitaire et de l'indemnité journalière.

Je ne sais pas du coup quoi dire , lorsque je vois les coups du risque pris de n'avoir des masques en réalité, une impréparation entre les systèmes, ou seul finalement la police a une réactivité que les circonstance depuis deux ans amène du coup un éclairage intéressant


"L'Etat prend en charge une grande partie des mesures avec 8 milliards d'aides directes et les 35 milliards d'euros de reports de charges."

Aides directes a qui? c'est un report de charge, du coup elle aurons de fait un impact si l'on considère le crédit être le crédit, non? ou sinon, ce n'est pas de l'économie ou je ne comprends plus les règles? non juste pour dire qu'il s'agit d'une autre garantie pour un report d'une dette (potentielle).

"Le premier coût est la baisse de recettes fiscales et sociales. "

De fait, mais cela étant, ou va se faire le report ?



"Le gouvernement et la majorité ralentissent et arrêtent l'économie de force pour sauver des vies"


La je dois dire, qu'ayant une partie de ma famille a risque, comment dire, si vous pensez un instant que c'était l'objectif premier, et non le choix que voulait faire johnson, le minimum c'est d'assumer. Buzyn l'a fait, c'est pourquoi après cette impréparation, mais cette expérience d'une famille a risque, disons que l'objectif est plutôt:

Pour sauver des vies, j'arrête l'économie....

Disons que la encore, comment dire que le vocable est quand même un rapport entre l'humain et le capital qui pour moi dit tout.

A vous d'en juger!
a écrit le 21/03/2020 à 11:17 :
Quelle guerre ? Ils savaient. J'espère que les éditions First pour les Nuls vont préparer quelques livres à leurs intentions : Le corona covid19 pour les politiques, Le corona covid19 expliqué aux médecins, le corona covid19 maladies infectieuses, Le corona covid19 est le CONFINEMENT TOTAL pour les nuls
a écrit le 21/03/2020 à 10:28 :
Pour copie et traduction : Drs. Oz et Alvarez disent que la décision de la Californie de rester à la maison est nécessaire dans d'autres États

Le Dr Mehmet Oz et le Dr Manny Alvarez pèsent sur le gouverneur de Californie Newsom qui a émis une ordonnance de «séjour à la maison» à l'échelle de l'État sur «America’s Newsroom».

À la suite de l'épidémie de coronavirus, le Dr Manny Alvarez a déclaré vendredi qu'il était «optimiste» sur le médicament anti-paludisme chloroquine phosphate parce que les résultats préliminaires ont montré qu'il pouvait diminuer la «charge virale».

"Il a une bonne fonctionnalité scientifique en ce qui concerne les virus entrant dans la cellule et c'est un médicament avec lequel nous avons beaucoup d'expérience", a déclaré Alvarez à "America’s Newsroom".

LA CHINE SE RAPPELLE COMME LEADER MONDIAL DE LA RÉPONSE AUX CORONAVIRUS COMME LES ÉTATS-UNIS ET LA LUTTE EN EUROPE

Alvarez a ajouté: "Si nous continuons à montrer que c'est une voie vers le traitement et la prévention, cela va vraiment changer et raccourcir un peu toute cette fenêtre."

Les commentaires d'Alvarez sont venus après que le médicament chloroquine, un médicament qui a été utilisé pour prévenir et traiter le paludisme, se soit avéré être un traitement potentiel pour le nouveau coronavirus qui balaie le monde, a déclaré jeudi le président Trump.
Réponse de le 21/03/2020 à 16:49 :
@pmxr
La Chine, en bonne vieille dictature stalino maoïste nous ment. Remarquez que chez nous, on nous ment aussi, c'est mieux emballé.
a écrit le 21/03/2020 à 10:10 :
"C'est une guerre que nous devons mener contre la propagation du virus" Laurent Saint-Martin

la macronie a mis en danger les Françaises et les Français en jouant avec le feu en retardant les mesures précises contre covid-19 dès début janvier ... toutes ces imprudences gravissimes ont été la conséquence de l'entêtement de la macronie pour faire passer un projet de loi retraite concoctée par le fossoyeur profiteur Delevoye et les députés LREM MODEM qui ont voté un texte non financé et de facto en violation avec la Constitution

ben c'est simple, en temps de guerre c'est une Coure Martiale qui doit se mettre en place et juger les gouvernants défaillants et bavards ...

La macronie des imposteurs est incapable de gérer, c'est le bordel la chienlit la pagaille, il faut arrêter toute la macronie de menteurs bavards incompétents, préventivement et les jeter au cachot en attendant de les juger avec la plus extrême sévérité,
Réponse de le 21/03/2020 à 11:45 :
Devriez passer votre diplôme de ministre puisque vous savez tout....
Réponse de le 21/03/2020 à 15:59 :
C'est bien de vous exciter tout(e) seul(e). Sans doute les effets du confinement.
a écrit le 21/03/2020 à 9:59 :
Le politiques font fausse route. Ils est urgent qu'ils soient à l'écoute des scientifiques, médecins, pharmaciens, qui analysent et anticipent en permanence la pandémie. Pas besoins d'ajouter des mesures d'étouffement de la population à l'action du Covid-19 qui étouffe déjà une faible minorité.
a écrit le 21/03/2020 à 9:56 :
expliquez moi pourquoi ma petite fille en epad dans l'aude travaille sans masques il n'y en a pas et mon kiné non plus alors tout ce blabla a la télé sur les masques livré je commence a en avoir marre
a écrit le 21/03/2020 à 9:34 :
Le coût sanitaire va être peanuts par rapport à l'inventivité budgétaire des gouvernants et des députés.. pour in fine n'avoir rien si ce n'est montrer de l'empathie envers les employés de sociétés condamnées. Ce peut être un choix politique, mais que l'on ne nous raconte pas d'histoire sur les politiques de relance, la sauvegarde de savoir faire, l'environnement, ou la compétitivité de la France. Et donnez-nous des estimations sur les pertes attendues des sommes extravagantes mises en jeu, la démocratie le vaut bien! Malheureusement, nous allons payer pour ne rien avoir!

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