Chômage et pauvreté : le FN multiplie les intox

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Nicolas Bay lors d'un débat au Parlement européen à Strasbourg le 5 février dernier.
Nicolas Bay lors d'un débat au Parlement européen à Strasbourg le 5 février dernier. (Crédits : Reuters/Vincent Kessler)
Le vice-président du Front national Nicolas Bay affirme que depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, le chômage n'a pas reculé. Cette assertion ne résiste pas longtemps à l'épreuve des dernières statistiques publiées par l'Insee.

Invité de la matinale de France Inter jeudi 15 février, le vice-président du Front national Nicolas Bay était interrogé sur les chiffres du chômage publiés par l'Insee le même jour.

Ce qui a été dit (à partir de 0,10') :

Ali Baddou - "Le taux de chômage a baissé au quatrième trimestre. Il est de 8,6% en métropole. Est-ce que vous félicitez le Président de la République et le gouvernement ?

Nicolas Bay - Je rappellerai d'abord que le chômage a augmenté depuis le début du quinquennat avec 80.000 chômeurs de plus. Vous avez raison de parler des chômeurs de catégorie A en métropole mais ça ne doit pas nous amener à oublier tous les autres chômeurs dans les autres catégories. A ce stade, il n'y a pas de baisse, il y a un ralentissement de la hausse. Il y a une hausse sur plusieurs mois en continu et là il y a une petite baisse pendant un mois. On verra ce qui va se passer le mois suivant. On en est malheureusement pas encore là. Il y a surtout aujourd'hui au total près de 6 millions de chômeurs en France donc le problème n'est pas réglé. Et puis derrière le problème de l'emploi, il y a celui du pouvoir d'achat, le problème de la pauvreté qui aujourd'hui continue d'augmenter en France."

Comment le chômage a-t-il évolué depuis le début du quinquennat ?

Près de 10 mois après son échec à la présidentielle, le parti d'extrême droite continue de prononcer des inepties et d'entretenir la confusion sur les chiffres du marché du travail. En utilisant, l'expression de "chômeurs de catégorie A", le conseiller régional de Normandie entretient le doute sur la mesure du nombre de chômeurs en France. Pour rappel, deux indicateurs du chômage coexistent en France :

- une donnée "statistique": le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) établi par l'Insee dans le cadre de son enquête Emploi trimestrielle ;

- une donnée administrative: le nombre de demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) établi conjointement par Pôle emploi et le service de statistiques du ministère du Travail (Dares).

Comme le souligne un rapport du Sénat très complet sur la mesure du chômage en France,  "il existe dans le débat public une confusion entre ces deux indicateurs qui mesurent pourtant deux réalités différentes et peuvent donc connaître des évolutions différentes, voire divergentes". Les auteurs du document expliquent :

"À eux seuls, les chiffres mensuels des DEFM ne sont pas un indicateur fiable ni pertinent du chômage. Leur évolution peut être affectée par des changements de règles ou la mise en oeuvre de mesures tels que la suppression de la dispense de recherche d'emploi ou le lancement de plans de formation. Ils excluent en outre certaines catégories de personnes (par exemple, les jeunes n'ayant pas droit au versement d'une indemnité chômage et qui ne s'inscrivent donc pas à Pôle emploi)."

En revanche, les statistiques produites par l'Insee, qui répondent à des critères et des règles fixées au niveau international, "constituent une meilleure mesure du chômage malgré leurs limites (rythme de publication trimestriel, enquête réalisée à partir d'un échantillon, impact des changements de méthodologie, définition restrictive du chômage qui exclut notamment les personnes situées dans le « halo autour du chômage »)."

Par ailleurs, l'Insee note que les critères définissant les chômeurs au sens du BIT et les demandeurs d'emploi en catégorie A "semblent a priori proches. Toutefois les deux populations ne se recouvrent pas totalement".

"Environ un chômeur au sens du BIT sur six se déclare comme étant non inscrit à Pôle emploi (par exemple, des jeunes qui ne s'inscrivent pas car ils ne peuvent prétendre à une indemnisation). À l'inverse, certains demandeurs d'emploi en catégorie A ne sont pas classés comme chômeurs au sens du BIT."

Selon les dernières données publiées par l'institut de statistiques, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail est passé de 9,1% de la population active au second trimestre 2017, juste après l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée, à 8,6% en France métropolitaine à la fin du quatrième trimestre. Si l'on prend en compte les données pour la France entière, le taux est passé de 9,4% à 8,9% sur la même période.

En ce qui concerne le nombre de chômeurs au sens du BIT, les chiffres de l'Insee illustrent également une baisse quelque soit le périmètre retenu. Pour la France entière, le nombre de chômeurs est passé de 2,8 millions  au second trimestre 2017 contre 2,66 millions à la fin de l'année dernière. Pour la France métropolitaine, le nombre de chômeurs est passé de 2,64 à 2,5 millions sur la même période.

Contrairement à ce qu'affirme l'élu frontiste, le nombre de chômeurs n'a donc pas augmenté depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron si l'on prend en compte les différents indicateurs de l'Insee.

Une pauvreté en léger recul

Sur le sujet de la pauvreté, les propos du député européen se révèlent également imprécis. Si l'augmentation du nombre de pauvres en France est un fait régulièrement soulevé par l'observatoire des inégalités ou l'Insee, il est nécessaire de rappeler que, au delà de conjoncture économique et de ces possibles effets sur la pauvreté notamment en temps de crise et d'austérité, la population augmente dans le même temps. Pour faciliter les comparaisons sur plusieurs années, il est donc plus pertinent d'utiliser le taux de pauvreté.

A ce titre, les dernières estimations publiées par l'Insee (encore provisoires) indiquent que le taux fin 2016 (13,9%) serait en baisse par rapport à 2015 (14,2%) mais reste supérieur à celui de 2007 (13,7%). Mais là encore, ces chiffres sont à interpréter avec précaution. Dans une tribune publiée en octobre 2016 sur le site de l'Observatoire des inégalités, le sociologue Louis Maurin revenait sur le changement d'approche et de périmètre dans les méthodes de calcul de la pauvreté qui ont engendré des conséquences sur les chiffres publiés :

"Jusqu'en 2008, le seuil de pauvreté le plus souvent utilisé était équivalent à la moitié du revenu médian, revenu qui partage en deux la population, autant gagne davantage, autant gagne moins. Depuis 2008, l'Insee utilise la définition européenne de la pauvreté, c'est-à-dire le seuil à 60 % du revenu médian. Ce saut de 50 à 60 % change tout : il fait augmenter le seuil de pauvreté mensuel de 840 à 1.008 euros (pour une personne seule), le nombre de personnes concernées de 5 à 8,8 millions et le taux de 8,1 à 14,1 %."

Et dans une approche à plus long terme, les taux de pauvreté recensés dans les années 1970 se révèlent bien supérieurs à ceux rencontrés dans les années plus récentes.

Bien que les derniers chiffres de l'organisme public de statistiques soient provisoires, il est encore trop tôt pour affirmer à l'heure qu'il est que la pauvreté en France continue d'augmenter, comme l'affirme Nicolas Bay.

| Lire aussi : Comment Benoist Apparu gonfle le taux de pauvreté sous Hollande

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Commentaires
a écrit le 21/02/2018 à 11:51 :
Nicolas Bay représente ce parti typique incarnation du vrai faux opposant au système néo libéral puisqu' il n' ayant jamais envisagé la triple sortie de l' UE, de l' euro, de l' Otan et se révélant à l' analyse un parti européiste comme les autres, tout juste là pour changer l' Europe, proposer une autre Europe.
Le rôle du FN, médiatisé juste ce qu' il faut et à cette seule fin, s' est contenté de focaliser l' attention des français pendant 35 ans afin de fixer les crispations des souverainistes abusés pour aboutir à un "déballonnage" de dernière minute de MLP et dans la ..dernière ligne droite.
Le combat truqué de trop ...?

https://www.upr.fr/actualite/france/le-fn-epouvantail-consentant-au-service-du-systeme
a écrit le 21/02/2018 à 10:22 :
Il y a depuis quelques années des circonstances favorables dont ont profité notamment tous les pays de la zone euro, le fameux alignement des planètes : Baisse de l’Euro, baisse du pétrole, politique de la BCE adaptée aux maillons faibles de la zone euro, une certaine reprise économique mondiale, ces circonstances ont mis du temps à produire des effets mais elles les ont produits. On a eu en France en 2015 une croissance de 1,1% , en 2016 de 1,2% et miracle en 2017 une croissance je crois estimée à 1,9%. Comparons cela aux taux de croissance de la France à la fin du siècle dernier où il avait également un alignement des planètes favorable. En 1998, la France a eu un taux de croissance de 3,6%, en 1999 un taux de croissance à 3,4%, en l’an 2000 un taux de croissance de 3,9%. Une note de natixis soulignait récemment qu’à partir de 2019 les choses risquent à nouveau de tourner au vinaigre, pour la France, avec une croissance revenue aux alentours de 1%.

François Lenglet a signalé un jour qu’entre 1986 et 2001 la France avait créé 2,5 millions d’emplois marchands et que, fin 2015, nous comptions 15,8 millions d'emplois salariés marchands en France, un chiffre identique à celui de 2001. "Sur 14 années, la France n'a pas créé un emploi salarié alors que dans le même temps, la population française a continué à augmenter. On est passé de 61 millions d'habitants à 66 millions d'habitants »

Mais les statistiques du chômage ne sont pas pires qu’à l’époque dont je parlais seulement il y a eu des changements selon François Lenglet : « Sous l’apparente stabilité, il y a eu des bouleversements. Le plus gros concerne l’industrie : en 14 ans, l’industrie française a perdu un million d’emploi, passant de 4 millions à trois millions. Une véritable saignée, due pour partie à la productivité spontanée dont nous parlions à l’instant, mais surtout à de moindres ventes à cause de la montée des coûts salariaux français, et bien sûr à la crise sévère de 2008-2012. En contrepartie, le secteur des services a gagné ce million d’emplois, principalement dans trois domaines : le commerce de détail, l’hébergement-restauration et le médico-social. C’est le portrait économique de la nouvelle France : il y a de plus en plus de touristes et de seniors, les restaurants et les maisons de retraite remplacent les usines. »

IL y a sans doute aussi les fonctionnaires recrutés surtout par les collectivités locales (beaucoup moins par l’Etat) quand les secteurs concurrentiels de l'économie localisés en France de l’économie sont en grande difficulté. Ces changements dans la structure de l’emploi peuvent être une explication des différences de croissance par rapport à la fin du siècle dernier. Peut-être que la population consommait davantage ce qui était produit localement ce qui pouvait soutenir la croissance, du moins la France n’avait pas l’énorme déficit commercial qu’elle a aujourd’hui. l y a aussi des observations de la BCE sur le chômage caché en zone euro. A lire, je ne les cites pas:

http://www.infoadrets.info/grece/zone-euro-le-chomage-cache-un-defi-pour-la-bce/

Conclusion: tout ne va pas mieux dans le meilleur des mondes, surtout pour la France pour lesquelles les perspectives de long terme ne sont guère réjouissantes à mon avis, même si j’espère me tromper.
a écrit le 21/02/2018 à 5:16 :
Chômage et pauvreté : la tribune multiplie les intox : le chômage et la pauvreté progresse voir commentaire ci dessous
a écrit le 21/02/2018 à 1:49 :
Ils peut feres mieux que macron et pompes mois leS retratees ils sont tombés dans le pas nos et fonne un vrais pouvoir d achats autres Que le fanfaron de macron le.comptable de ´rochilds ?
a écrit le 20/02/2018 à 18:49 :
On fait dire ce que l'on veut aux chiffres....d'autant plus que l'on est sur l'épaisseur du trait....pour l'instant l'embellie est pour les ex ISF....quant aux autres eh bien ils jonglent avec leurs salaires et les prix, taxes qui ne cessent de progresser....😲
a écrit le 20/02/2018 à 17:59 :
l'article de ce Normand est confus et n'apporte aucun élément de preuve sur la baisse du chômage et sur celle de la pauvreté . si la récente reprise de la croissance augure d'un possible reflux progressif du chômage , rien n'est encore acté de manière significative . quant à la baisse de la pauvreté , il est peu probable que toutes les hausses d'impôts et taxes nouvelles de l'ère Macron et augmentations des prix sur les produits de consommation contrainte ( énergie , transports , loyers , médicaments ,alimentation ) contribuent à faire reculer la pauvreté , alors que les salaires sont gelés pour le plus grand nombre des salariés du privé , les pensions diminuées pour une majorité de retraités ,et les revalorisations de certaines aides sociales cantonnées à des promesses .
alors il reste les statistiques auxquelles on peut demander d' enjoliver le paysage comme sur photoshop ... en modifiant quelques paramètres .
a écrit le 20/02/2018 à 16:39 :
Bay ce turlupin écorché vif et affabulateur, adepte lui aussi de la théorie du complot.
Réponse de le 21/02/2018 à 3:09 :
il n'y a aucun besoin de théorie du complot : quand les taxes augmentent il y a forcément plus de pauvres !!!! seul le ponctionnaire se gave sur les pauvres !!! il suffit de voir les flics surarmés pour créer de plus en plus de pauvres !!!
a écrit le 20/02/2018 à 15:24 :
Il leur faut bien «  des alibis »
Immigration
Ou
Chômage
Ou
Précarité
Ou
Sécurité

Comme un CD rayé
a écrit le 20/02/2018 à 14:57 :
j aimerai bien qu on m explique comment dans les annees 70 on avait un taux de pauvrete bien plus fort que maintenant.

A l epoque j ai jamais vu de SDF ... Certes les WC a l etage ou juste une piece chauffee etait courant (c j ai grandi dans uen ferme ou seule la chuine etait chauffee) mais je pense que la situation actuelle est quand meme plus degradee qu a l epoque au moins pour les jeunes generations (aucune personne qui travaillait devait dormir dans sa voiture !)
Réponse de le 20/02/2018 à 18:05 :
A l'époque un loyer ou un crédit immobilier ne vous coutait pas la moitié de vos revenus et on pouvait sans passer pour un demeuré vivre sans un tas de gadgets électroniques dispendieux.

Ensuite, avec le plein emploi vous aviez la possibilité de thésauriser et d'améliorer votre ordinaire, quelque soit votre condition sociale de départ.
C'est ce qu'on appelait l’ascendeur social.
Réponse de le 20/02/2018 à 18:08 :
Il n’y avait pas de «  mendicité « 

Au niveau social ça marche plus car l’Europe a trop évolué et ils n’ont plus de temps et d’argent pour l’equilibre d’ou La «  politique »
D’abord les «  nôtres »
Et le reste peut crever...
En gros ... c’est ça

L’homme est «  un prédateur «  pour lui même et pour l’homme .

Après il y a des «  tarés «  qui pensent qu’ils existent des sous - hommes et que les hommes ne sont pas égaux en «  dignité d’exister »

C’est la qu’ils se mettent le doigt jusqu’au coude et au delà...
Réponse de le 21/02/2018 à 9:34 :
..... là c'est surtout l'orthographe qui "chouine " !
a écrit le 20/02/2018 à 14:25 :
A défaut de compétences économiques, techniques ou d'integrité... il y a des partis qui n'existent que par dénigrement ou par fakenews.
Il ne sert à rien d'argumenter devant autant de misère intellectuelle et de manque de moralité, aussi je renvoie à la définition du mot "démagogie", voire du populisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9magogie
Où l'auteur site Aristote qui considérait : "que la démagogie, avec l'anarchie, était la perversion de la démocratie".

Alain Juppé avait fort justement alerté il y a quelques mois sur "les risques que la démagogie et l'extrémisme" font courir à la démocratie.
a écrit le 20/02/2018 à 14:22 :
Si l'on regarde uniquement la catégorie A le chômage a bien baissé de 0,5% sur un an

En revanche, si l'on regarde les catégories A,B,C le chômage a augmenté de +2,7% sur un an

du coup ce n'est pas une intox du FN, ca dépend de l'indicateur que l'on souhaite mettre en avant
Hollande était le specialiste pour retirer les gens de la catégorie A pour les placer en formations ou autres dans d'autres catégories

source : http://statistiques.pole-emploi.org/stmt/publication
a écrit le 20/02/2018 à 13:23 :
Premièrement pourquoi répercuté l'intox? Les intox officiels du gouvernement sont ils de meilleures qualités et doit on les avaler parce que l'on nous les désignes bonnes? Ce qui n'est pas de l'intox c'est que l'on nous ment!
a écrit le 20/02/2018 à 12:45 :
Quand tous ces politiciens (tous partis confondus) comprendront que les français(es) ne sont pas des demeurés et qu'ils sont en mesure de s'informer autrement que par leurs déclarations, on aura avancé. Reste que ce genre d'attitude est pathétique. Out !
a écrit le 20/02/2018 à 12:02 :
Que le FN ait des rapports compliqués avec la réalité n'est pas une nouveauté, c'est même dans son ADN. Le vote FN n'est pas rationnel.
En l’occurrence on peut toujours opposer des chiffres mais ils sont trompeurs et pas en phase avec le sentiment commun.

Le chômage a très peu bougé et en tout cas pas comme il devrait alors qu'on a 2% de croissance et des entreprises et des investisseurs en pleine santé financière.

Pour ce qui est de la pauvreté, il y a factuellement une explosion du nombre des personnes qui sont obligées de s'inscrire aux restos du cœur pour survivre, et du nombre des SDF.
Il y a maintenant des femmes qui accouchent dans les rue et des enfants qui y meurent, ce qui n'était pas le cas il y a encore 10 ans.
Alors le chiffre officiel et les arguties sur le mode de calcul des pauvres....
a écrit le 20/02/2018 à 11:55 :
De toute façon contester les bonnes nouvelles et être d'accord avec les mauvaises reflètent un état d'esprit typique de ceux qui veulent se trouver des excuses pour voter pour des partis soit-disant patriotiques.
Réponse de le 21/02/2018 à 11:36 :
Et n' encenser que la com pitoyable de Macron et les pressions sur les chiffres de l' INSEE rapportées par les syndicats maison pour concéder que celui-ci fait le job, c' est encourager l' européisme béat qui délocalise nos jobs tous les jours davantage...
a écrit le 20/02/2018 à 11:20 :
ça va être la fête aux commentaires......anti-tout.....lol

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