C'est une étude riche d'enseignements sur les élus locaux et la lutte contre le dérèglement climatique que dévoile La Tribune en exclusivité. Alors que le 105è Congrès des maires se tiendra du 21 au 23 novembre à Paris et que la COP 28 se tiendra à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre, le cabinet de conseil The Boson Project, en partenariat avec Bouygues Immobilier, vient d'interroger trente édiles, adjoints et conseillers municipaux sur la ville de demain.
Trois ans après les élections municipales de 2020 qui ont vu le nombre d'élus écologistes passer de 333 à 1.371, le premier défi évoqué par les édiles locaux est l'enjeu environnemental. Un enjeu qui surpasse tous les autres mais qui doit se concilier avec la pénurie « sans précédent » d'habitats. Et pour cause : entre la politique de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols et la cherté des terrains disponibles qui en découle, « cela rend plus difficile la capacité des élus à créer du logement à bas coût », pointe The Boson Project.
Malgré cette double contrainte - le climat et l'habitat - qualifiée de « fin du monde, fin du mois, même combat » dans le langage des « Gilets jaunes », le cabinet de conseil a décidé de projeter les écharpes tricolores à 2040, tant pour s'extraire de la durée du mandat en cours (2020-2026) que pour approcher la date-butoir de la neutralité carbone (2050).