COVID-19 en 24h : Des « décisions » en Île-de-France, autotests à domicile, Grande-Bretagne…

 |  | 977 mots
Lecture 7 min.
La crise sanitaire a coûté à l'Etat plus de 160 milliards d'euros l'an dernier, a indiqué ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.
La crise sanitaire a coûté à l'Etat plus de 160 milliards d'euros l'an dernier, a indiqué ministre des Comptes publics Olivier Dussopt. (Crédits : Reuters)
Alors que la crise sanitaire a déjà coûté plus de 160 milliards d'euros à l’Etat, le gouvernement doit trancher sur de nouvelles décisions. En particulier, l'épidémie repart à la hausse en Ile-de-France, poussée par les variants et obligeant des transferts de patients, encore lents… Voici le graphique et les informations éclairantes de ces dernières 24 heures à suivre sur l'actualité Covid, en France et dans le monde.

L'INFO À SUIVRE -  L'Ile-de-France suspendue aux décisions du gouvernement

 « On prendra les décisions qu'on doit prendre », a affirmé Emmanuel Macron à des soignants du centre hospitalier de Poissy/Saint-Germain-en Laye (Yvelines).

Emmanuel macron declare qu'il se rendra une troisieme fois au liban, rapporte al arabiya

« Je peux vous dire qu'on sera là et qu'on continuera de prendre des décisions (...) pragmatiques, proportionnées et territorialisées», qui « correspondent à la vie de l'épidémie », afin de « protéger les plus vulnérables et les soignants », a déclaré le chef de l'Etat devant une douzaine de soignants du service de réanimation.

Après avoir présidé dans la matinée un Conseil de défense sanitaire, Emmanuel Macron a débuté sa visite à Poissy en compagnie du ministre de la Santé Olivier Véran.

Lire aussi : Malgré la pression, l'Île-de-France évite encore le confinement pour « six semaines de tension »

LE CHIFFRE - 160 milliards d'euros

La crise sanitaire a globalement coûté à l'Etat plus de 160 milliards d'euros l'an dernier, a indiqué ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.

En janvier, le ministère de l'Economie avait indiqué que l'Etat avait engagé sur son seul périmètre près de 42 milliards d'euros de dépenses d'urgence en 2020, dont 17,8 milliards pour le chômage partiel, 12 milliards pour le fonds de solidarité, 4 milliards pour financer les exonérations de cotisations sociales et 8 milliards de soutien aux entreprises publiques.

A cela s'ajoute un manque à gagner de 37,1 milliards d'euros de recettes fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, etc.) par rapport aux prévisions valables avant la crise.

Lire aussi : L'économie française frappée par une récession historique en 2020, à -8,3%

LA PHRASE - « Réalisés de manière massive, ils pourraient stopper rapidement la circulation du virus »

Les Français vont pouvoir tester eux-mêmes s'ils ont le Covid-19. Les "autotests" vont aider à renforcer le suivi de l'épidémie mais ne sauraient se substituer aux tests PCR effectués par des professionnels.

Autorisés mardi, ces « autotests » vont aider à renforcer le suivi de l'épidémie mais ne sauraient se substituer aux tests PCR effectués par des professionnels.

« Réalisés de manière massive, ils pourraient stopper rapidement la circulation du virus », a affirmé début mars à l'Assemblée nationale le député Cyrille Isaac-Sibille (Modem).

Concernant leur fiabilité, « leur déploiement n'est pertinent que s'ils répondent à des critères minimaux d'exigences, afin de ne pas rassurer à tort des personnes qui seraient porteuses du virus », prévient la HAS dans son avis. L'autorité se garde de donner pour l'heure un ordre de grandeur.

Lire aussi : La logistique sans faille des tests Covid en drive

LE GRAPHIQUE - L'inflation confirmée en février en zone euro

L'inflation de la zone euro pour février a été confirmée aujourd'hui à 0,9%, et reste inchangée par rapport à janvier, selon Eurostat. L'augmentation des prix des services et des denrées alimentaires ont été compensés par la baisse des prix de l'énergie.

Cette récente reprise de l'inflation était attendue, la zone euro ayant passé la majeure partie du second semestre 2020 en déflation, selon une étude d'Oxford Economics. Toutefois, certains facteurs à l'origine de la récente hausse comme la hausse des prix du pétrole et le renversement de la baisse de la TVA allemande sont transitoires, précise l'institut. Dans l'ensemble, les pressions sous-jacentes sur les prix devraient rester modérées tout au long de 2021, ajoute Oxford Economics. 

Made with Flourish

Lire aussi : Comment se protéger d'un retour de l'inflation ? Les réponses du stratège de H2O AM

EN RÉGIONS - Dix patients transférés hors d'Ile-de-France en trois jours

Seuls dix patients ont été transférés hors d'Ile-de-France en 3 jours, a indiqué le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch.

Martin hirsch s'attaque au casse-tete de l'organisation du temps de travail a l'ap-hp

« Quand on regarde le nombre de patients qui sont suffisamment stables pour pouvoir être transportés, on en a à peine plus de 10% », a-t-il répondue à l'absence de transfert par TGV cette semaine.

Avec le variant britannique, « les gens qui sont en réanimation sont plus lourdement atteints. La plupart d'entre eux ne sont pas transportables », a également expliqué le Pr Rémi Salomon, président de la commission médicale de l'AP-HP sur RMC/BFMTV.

Lire aussi : Covid-19: sous tension, les hôpitaux d'Île-de-France contraints de déprogrammer

À L'ÉTRANGER - Disneyland rouvrira ses portes en Californie le 30 avril

Les deux parcs d'attractions Disney de Californie, fermés depuis plus d'un an, rouvriront le 30 avril, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Les hôtels rouvriront, eux, la veille, également avec des capacités limitées.

 « Nous avons vu l'enthousiasme et le désir des gens pour revenir dans nos parcs du monde entier », a commenté le directeur général du groupe Bob Chapek sur CNBC. « Je pense qu'à mesure que les gens se font vacciner, ils sont plus confiants dans la possibilité de voyager », a-t-il ajouté.

Lire aussi : Disneyland Paris repousse son ouverture au printemps

La moitié des adultes bientôt vaccinés au Royaume-Uni

Plus de la moitié des adultes en Grande-Bretagne auront reçu une première dose de vaccin d'ici la fin de la semaine, a déclaré le ministre des Entreprises, Kwasi Kwarteng.

« Je pense que d'ici la fin de la semaine, 50% de la population britannique adulte aura été vaccinée, et si les gens sont invités à le faire, je pense qu'ils devraient recevoir l'injection », a-t-il dit à la BBC TV.

Lire aussi : Le Royaume-Uni dément tout blocage d'exportations de vaccins

(avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/03/2021 à 14:49 :
Et si seulement les personnes malades mettaient des masques pour prévenir les autres ? Et si on utilisait l'hôpital privé pour les cas graves ? Et si seulement les personnes ayant plusieurs symptômes se faisaient tester ? Qu'est-ce qui se passerait ?
a écrit le 18/03/2021 à 13:23 :
les 160 milliards d'euros de l’État ne sont ni détaillés ni justifiés, les valses hésitations du pouvoir ont probablement entrainés un bon tiers de cette somme en dépenses inutiles : bravo !
a écrit le 17/03/2021 à 22:05 :
Ce qui choque les français c'est qu'il y a un an, la pandémie dégénère en ile de France, on confine le pays tout entier. Un an plus tard on passe à une approche locale, l'ïle de France décide de confiner tel endroit puis tel endroit (je suis désolé mais les décisions sont bien prises là-bas) puis quand la situation devient ingérable en ile de France, on envoie les malades dans les autres régions et on ne confine toujours pas. C'est une erreur politique, économique et sanitaire grave. J'ai entendu Mme Hidalgo dire qu'un confinement en Ile de France serait "inhumain". J'ai entendu un député dire qu'on ne pouvait pas confiner l'ile de France car c'était le "poumon économique de la France".
J'estime qu'une mesure de confinement ne doit être prise qu'en dernier recours mais là la classe politique a montré ostensiblement que c'était une bonne mesure , mais pour les autres: on peut confiner des descendants de mineurs du Nord mais pas des bobos parisiens.
18% des français sont des franciliens, les 82% restants sont scandalisés.
Enfin le premier confinement a bien montré que ce n'était pas les cadres en cols blancs aisés qui étaient essentiels mais les caissiers, les livreurs,les ouvriers, les agriculteurs, les infirmières etc.
a écrit le 17/03/2021 à 20:16 :
On se demandait qui pourrait faire pire que Sarkozy en matière de déficit public et on a déjà trouvé.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :