Crise sanitaire : le commerce extérieur en chute libre
latribune.fr avec AFP
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A l'exception des produits pharmaceutiques (+10,1% d'exportations, +16,6% d'importations), l'ensemble des catégories de biens ont été affectées par le repli des échanges, en particulier l'aéronautique (-47,2% d'exportations par rapport au premier...
Reuters
Le déficit commercial de la France s'est fortement creusé au deuxième trimestre 2020, du fait de la crise sanitaire du Covid-19 et de ses conséquentes sur l'économie, les exportations étant en chute plus marquée que les importations, ont annoncé vendredi les Douanes.
Les effets de la pandémie sur l'appareil exportateur tricolore sont colossaux. Le déficit commercial a atteint 20,4 milliards d'euros au deuxième trimestre, soit 6,9 milliards de plus qu'au premier trimestre, après un mois de juin qui enregistre un déficit commercial mensuel record de 8 milliards d'euros, ont indiqué les Douanes dans un communiqué.
Ce déficit commercial trimestriel est proche du niveau record connu au premier trimestre de l'année 2011, où les importations étaient supérieures aux exportations à hauteur de 20,5 milliards d'euros.
"En juin 2020, la reprise des échanges entamée en mai se poursuit. Le redressement des importations étant un peu supérieur à celui des exportations, le déficit continue de s'accroître pour atteindre un nouveau record mensuel", remarque le communiqué. En parallèle, le quai d'Orsay dans une étude rendue publique ce vendredi rappellent que les tensions commerciales préexistantes à la crise risquent de s'aggraver.
Dégringolade des exportations
Au cours du deuxième trimestre, les exportations ont dégringolé de 28,9%, après une baisse de 7,3% au premier trimestre, et les importations ont chuté de 20,7% sur la même période, après une baisse de 6,4% entre janvier et mars.
Les Douanes notent que "près de la moitié de la baisse des exportations s'explique par la chute dans le secteur des transports (-59,9%)": les exportations de produits aéronautiques et spatiaux continuent de s'effondrer (-64,2 % au 2e trimestre) et celles d'automobiles, d'équipements et de bateaux participent également de cette contraction.
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Le déficit énergétique s'est réduit de 3,9 milliards d'euros, conséquence positive de la chute des prix du pétrole et de la "baisse des besoins en approvisionnements pétroliers". Au total, sur le premier semestre, le déficit commercial de la France s'est creusé et s'établit à 34 milliards d'euros, contre 29 milliards d'euros sur les six premiers mois de 2019.