Coronavirus : les informations essentielles du vendredi 27 mars
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Photo d'illustration.
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La France compte désormais près de 2.000 décès dus au nouveau coronavirus depuis le début de l'épidémie dont près de 300 survenus en 24 heures, selon le bilan officiel communiqué vendredi soir.
La Banque centrale européenne a demandé vendredi aux banques de la zone euro de ne pas verser de dividendes ni de racheter d'actions propres tant que dure la pandémie de Covid-19, selon un communiqué.
Cette recommandation du superviseur des grandes banques de la zone euro concerne les dividendes dus pour les années 2019 et 2020, et doit s'appliquer "au moins jusqu'au 1er octobre 2020", a précisé la BCE.
Google va accorder des crédits publicitaires d'une valeur totale de plus de 600 millions de dollars aux institutions de santé et aux PME, pour qu'elles puissent continuer à transmettre des informations aux citoyens et consommateurs, d'après un communiqué publié vendredi.
Un collectif de soignants, déjà à l'origine de plaintes contre Édouard Philippe et Agnès Buzyn, a réclamé vendredi au gouvernement les contrats de commande de masques et tests de dépistage du coronavirus des trois derniers mois, a annoncé vendredi leur avocat.
L'agence de notation Moody's a révisé en forte baisse vendredi ses prévisions pour les ventes mondiales de voitures à cause de la pandémie de Covid-19, tablant désormais sur une chute de 14% du marché cette année.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Moody's, qui n'envisageait encore qu'une baisse de 2,5% du marché mondial en février, estime qu'un rebond est "probable" en 2021 mais qu'il dépendra de la rapidité avec laquelle la pandémie atteindra son pic.
Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé vendredi le renouvellement du confinement en France pour deux semaines à compter de mardi, soit jusqu'au 15 avril, précisant que cette période pourrait encore être prolongée.
"Avec l'accord du président de la République, j'annonce aujourd'hui le renouvellement de la période de confinement pour deux semaines supplémentaires à compter de mardi prochain, soit jusqu'au mercredi 15 avril" dans les mêmes conditions, a-t-il déclaré, à l'issue d'un Conseil des ministres. "Cette période pourra évidement être prolongée si la situation sanitaire l'exige".
Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou a appelé vendredi l'ensemble des cheminots réservistes à rejoindre la Garde nationale pour soutenir l'effort des forces armées contre la pandémie de Covid-19, s'ils ne sont pas indispensables à la bonne marche des trains.
La Chine a fait état vendredi de 55 nouveaux cas de Covid-19, dont 54 "importés" de l'étranger, au moment où le pays s'apprête à fermer temporairement ses frontières et réduire drastiquement ses vols internationaux. Pour la première fois depuis trois jours, un cas de contamination d'origine locale a été recensé dans l'est du pays, à en croire le bilan officiel.
Près d'une entreprise allemande sur cinq redoute d'être condamnée à la faillite par la pandémie en cours, selon une enquête de la fédération des chambres de commerce et d'industrie allemandes (DIHK), qui met en garde sur le lourd tribut que pourrait payer la première économie d'Europe.
La Bourse de New York a ouvert nettement dans le rouge : le Dow Jones, qui restait sur trois hausses consécutives, a baissé de 3,64% et le Nasdaq a perdu 2,90%.
La compagnie aérienne allemande Lufthansa a demandé l'inscription de 31.000 de ses salariés au chômage partiel pour faire face à la chute drastique du trafic aérien.
"Lufthansa a demandé la mise au chômage partiel de 31.000 salariés" suivant le processus simplifiée mis en place par Berlin ces dernière semaines, a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe.
La mesure devrait durer "jusqu'au 31 août" pour le personnel de cabine et celui au sol et "une solution est en route pour le personnel de cockpit", a-t-il précisé.
Les 31.000 salariés représentent près d'un quart du personnel du groupe, qui détient les compagnies européennes Austrian et Brussel Airlines, Eurowings et Swiss.
Les banques devraient suspendre le paiement de dividendes en 2020 pour préserver leur capital et leur capacité à prêter aux entreprises et aux ménages touchés par la crise, a recommandé la Fédération bancaire de l'Union européenne (FBE).
La Bourse de Londres s'enfonçait et perdait plus de 5% vendredi à la mi-journée face à l'aggravation de la crise du coronavirus en Europe et aux États-Unis et après un rebond du marché ces derniers jours.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a été testé positif au nouveau coronavirus après avoir présenté "de légers symptômes", a annoncé Downing Street.
Le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a également été testé positif.
Les fournisseurs de la distribution, alimentaires et autres, ont dénoncé les annonces d'augmentation de tarif de plusieurs transporteurs, pratiquées selon eux de manière unilatérale et appelé à la "solidarité" avec les autres acteurs de la chaîne alimentaire.
"Nous comprenons parfaitement les conséquences de la crise sur les entreprises logistiques et de transport. [...] Les entreprises de l'alimentation sont dans la même situation: elles font face à des difficultés sous quelque forme que ce soit, dans le frais et l'épicerie, où l'on constate une volonté d'augmenter les tarifs de transports de façon non concertée", a déclaré dans un billet d'humeur le président de l'Ania (syndicat de l'agroalimentaire), Richard Girardot.
Les fournisseurs de la distribution, alimentaires et autres, ont dénoncé les annonces d'augmentation de tarif de plusieurs transporteurs, pratiquées selon eux de manière unilatérale et appelé à la "solidarité" avec les autres acteurs de la chaîne alimentaire.
"Nous comprenons parfaitement les conséquences de la crise sur les entreprises logistiques et de transport. [...] Les entreprises de l'alimentation sont dans la même situation: elles font face à des difficultés sous quelque forme que ce soit, dans le frais et l'épicerie, où l'on constate une volonté d'augmenter les tarifs de transports de façon non concertée", a déclaré dans un billet d'humeur le président de l'Ania (syndicat de l'agroalimentaire), Richard Girardot.
Chaque mois de confinement se traduira par une perte de deux points de pourcentage sur le produit intérieur brut (PIB) des principales économies mondiales, a estimé vendredi l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
La pandémie va entraîner une chute des visites touristiques de 20 à 30 % en 2020, prévoit l'Organisation mondiale du tourisme qui s'attendait jusqu'à présent à une baisse de 1 à 3% par rapport à 2019.
Cette agence de l'ONU basée à Madrid chiffre à entre 300 et 450 milliards de dollars (272 à 408 milliards d'euros) la baisse des rentrées touristiques. La dernière grande crise économique avait entraîné une baisse de 4% du tourisme en 2009, rappelle-t-elle.
S&P a annoncé avoir placé la note "A+/A-1+" du constructeur aéronautique européen Airbus sous surveillance négative en raison des retards de livraisons d'appareils anticipés du fait de l'épidémie.
L'agence de notation estime que le profil de crédit du groupe pourrait tomber à un niveau qui ne serait plus cohérent avec la notation actuelle.
L'indice de confiance des entreprises et des consommateurs en Italie a fortement baissé en mars, a annoncé l'Institut national des statistiques (Istat).
Les entreprises se retrouvent ainsi au niveau de confiance de juin 2013 et les consommateurs à celui de janvier 2015, selon la même source.
La confiance des ménages a reculé de 110,9 à 101 points tandis que celle des entreprises de 97,8 à 81,7, a précisé l'institut italien.
Le bruit en Île-de-France est à l'image des Franciliens: confiné. En comparaison avec des jours habituels, le niveau sonore a diminué de plus de 50%, et même de 90% dans Paris intra-muros. C'est ce qui ressort des remontées des 150 stations de mesure (45% dans la capitale, 34% en petite couronne et 21% en grande couronne) de l'association Bruitparif, depuis le 17 mars à midi, début du confinement.
Les grandes Bourses d'Asie ont terminé sur des notes contrastées, entre un net rebond à Tokyo, porté par les annonces de plans massifs de soutien à l'économie mondiale, et des places chinoises plus timorées, voire en léger repli.
L'indice vedette Nikkei de la Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 3,88% à 19.389,43 points, après avoir lâché 4,5% la veille. L'indice élargi Topix a quant à lui repris 4,3% à 1.459,49 points.
Les gains ont été plus modérés à Hong Kong, où l'indice Hang Seng a pris 0,56% à 23.484,28 points. Et en Chine continentale, l'indice composite de Shanghai a grappillé seulement 0,26% à 2.772,20 points, tandis que celui de Shenzhen a au contraire cédé 0,46% à 1.693,35 points.
Emmanuel Macron réunit à partir de 11h, et en audioconférence, l'ensemble des partenaires sociaux pour faire le point sur les mesures prises pour lutter contre l'épidémie sur fond d'inquiétudes grandissantes des syndicats sur les dérogations temporaires au droit du travail.
La production automobile au Royaume-Uni va chuter en 2020 et tomber à son plus bas depuis la dernière crise financière, prévient le secteur.
L'association des professionnels de l'automobile, la SMMT, estime dans un communiqué que la production va plonger de 18% cette année pour passer sous 1,1 million de véhicules.
Et cela pourrait même être pire, avertit-elle, si le confinement devait durer des mois et non pas des semaines.
Édouard Philippe a mis en garde contre "la vague extrêmement élevée" de l'épidémie de coronavirus qui "déferle sur la France", prédisant que "la situation va être difficile pendant les jours qui viennent".
"Nous nous installons dans une crise qui va durer, dans une situation sanitaire qui ne va pas s'améliorer rapidement. Il va falloir tenir", a exhorté le Premier ministre après une visioconférence avec l'ensemble du gouvernement à la Cellule interministérielle de crise installée au ministère de l'Intérieur.
É
tat va demander aux entreprises dont il est actionnaire de ne pas verser de dividende cette année "par solidarité", a indiqué la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.Le secrétaire général de la CGT, Phlippe Martinez, a dit son "impression que l'économie prime avant la santé" pour le gouvernement et l'a accusé de nourrir une polémique "odieuse" après le dépôt d'un préavis de grève dans des services publics.
"Mais il y en a toute une partie qui sont encore au travail et ne devraient pas l'être", notamment dans "l'industrie". "Il n'y a pas besoin de fabriquer des bateaux, des avions, des voitures [...], nous ne voyons pas l'utilité de ce genre de produits en ce moment", a relevé Philippe Martinez.
La Bourse de Paris a débuté en recul (-2,41%), renouant avec la prudence après trois séances de rebond, face à un nombre de cas du coronavirus désormais plus important aux États-Unis qu'en Chine.
À 09h00 (07h00 GMT), l'indice CAC 40 perdait 109,63 points à 4.433,95 points. La veille, il avait pris 2,51%.
L'équipementier automobile Faurecia a abandonné ses prévisions financières pour 2020.
Le leader mondial de l'optique EssilorLuxottica a recouru à la géolocalisation de ses salariés en Chine pour faire "un tri" entre ceux qui pouvaient continuer à travailler et ceux qui risquaient de propager le coronavirus, a détaillé son PDG Hubert Sagnières.
Face au risque de contamination, "on a instauré grâce à WeChat une géolocalisation de l'ensemble de nos salariés, on a su où ils étaient, on a pu les rapatrier chez eux dans leur ville et on a fait un tri entre ceux qui pouvaient aller au travail et ceux qui ne pouvaient pas" parce qu'ils s'étaient trouvé dans une zone à risque, a-t-il expliqué.
Le géant des matériaux de construction LafargeHolcim a annoncé une série de mesures, prévoyant notamment une coupe dans les dépenses d'investissement, et a suspendu ses prévisions pour 2020.
Le groupe va réduire ses dépenses d'investissement de 400 millions de francs suisses (376 millions d'euros) par rapport à l'exercice 2019, a-t-il quantifié dans un communiqué.
Il compte également réduire ses coûts fixes "d'au moins" 300 millions de francs suisses.
Publicis, le numéro trois mondial de la publicité, a annoncé qu'il ne fournirait aucune prévision financière jusqu'à nouvel ordre.
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a indiqué jeudi soir que 150.000 entreprises étaient entrées dans le dispositif de chômage partiel, pour 1,6 million de salariés, depuis le début de la crise.
En 24 heures, ce chiffre est en hausse de 50% pour les entreprises et 30% pour les salariés, a-t-elle souligné.
L'agence Fitch a confirmé la note "AAA" assignée à la dette des États-Unis - la meilleure possible - en dépit de la pandémie, mais elle se montre circonspecte sur la notation à court terme.
Pour l'heure, elle a assorti cette note d'une perspective stable. Mais elle relève que "le risque d'une évaluation négative à court terme a augmenté compte tenu de l'ampleur du choc sur l'économie et les finances publiques du coronavirus".
Fitch note en outre que les mesures budgétaires ont été prises "en l'absence d'un plan d'assainissement [...] des finances publiques et de la dette publique".
Une équipe de chercheurs australiens a annoncé avoir entrepris de tester à une large échelle un vaccin utilisé depuis des décennies contre la tuberculose pour vérifier s'il est en mesure de protéger le personnel soignant du coronavirus.
Le test de ce vaccin, le BCG, concernera un total de quelque 4.000 personnels soignants dans les hôpitaux australiens, ont précisé les chercheurs de l'institut Murdoch à Melbourne.
La banque centrale indienne a annoncé une baisse de 75 points de base de son principal taux directeur, désormais établi à 4,4%. Ce taux était jusqu'ici de 5,15%, son plus bas depuis neuf ans.
Malgré la pandémie qui terrasse l'économie mondiale et la demande de pétrole, la production de brut continue à tout va, notamment en Arabie saoudite et aux États-Unis, poussant les capacités de stockage à leurs limites.
Résultat: les stocks actuels de pétrole brut à terre et dans les navires "dépassent le précédent pic atteint début 2017", ont constaté les analystes de Kpler dans une note, "et ces stocks continuent de croître".
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"C'est comme fabriquer de l'argent" : avec la pandémie qui frappe tous les continents, de nombreux industriels chinois se sont lancés dans la lucrative production de masques pour satisfaire une demande exponentielle.
Durant les deux premiers mois de 2020, le pays a en effet enregistré... 8.950 nouveaux producteurs de masques, selon le site d'information sur les entreprises Tianyancha.
(Avec AFP, Reuters et les journalistes de La Tribune)
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