"Gilets jaunes" : le coût des dégâts s'amplifie

Gilets jaunes: des mesures de maintien de l'ordre presentees lundi
Philippe Wojazer

Gilets jaunes: des mesures de maintien de l'ordre presentees lundi
Philippe Wojazer
Article actualisé le 19 mars 2019 à 17h27
« 10.000 déclarations de sinistres » ont été recensées, a indiqué la FFA qui estime que 30 à 40% des entreprises n'ont pas souscrit à une garantie pour se couvrir contre le manque à gagner selon des chiffres rapportés par l'AFP.
« Trop, c'est trop. Ce qui s'est passé sur les Champs-Élysées samedi à Paris n'est que la répétition de ce que les commerçants ont déjà vécu. Il est inadmissible que cela ait pu se reproduire... en pire », a réagi pour sa part ce lundi 18 mars la Confédération et des petites et moyennes entreprises (CPME), appelant le gouvernement à « prendre les mesures qui relèvent de sa responsabilité maintenant. »
Le ministre de l'Economie, Bruno le Maire, a déclaré ce lundi qu'il voulait qu'aucun commerçant ne soit acculé à la faillite à cause des dégradations et des violences qui émaillent le mouvement des "Gilets jaunes".
Une réunion avec des organisations patronales, les fédérations de commerçants et d'artisans, mais aussi les représentants des assureurs, d'hôteliers et de restaurateurs doit se tenir dans l'après-midi à Bercy pour faire le point sur l'impact économique du mouvement. Dans son communiqué, la CCI de Paris Île-de-France souligne la « très vive exaspération » des commerçants et que « les employeurs et leurs salariés rencontrés sont traumatisés par la répétition et l'intensité des violences ».
« Ce samedi de manifestations est estimé comme celui de trop », poursuit la CCI, demandant « des mesures fortes permettant aux entreprises de pouvoir exercer leurs activités dans des conditions sereines ».
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Les chiffres avancés par la FFA n'incluent pas les 91 commerces touchés par de la casse, des vols et des incendies, samedi à Paris, selon la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et d'Île de France. Fin février, Bruno Le Maire avait estimé à 0,2 point de croissance l'impact du mouvement des "Gilets jaunes" sur l'économie française, jugeant ce coût "très élevé".