Hausse des tarifs hospitaliers : les hôpitaux satisfaits, les cliniques déçues
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Les hôpitaux affichent un déficit de 2,8 milliards d'euros en 2024, un chiffre multiplié par six en cinq ans.
Reuters
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Les hôpitaux affichent un déficit de 2,8 milliards d'euros en 2024, un chiffre multiplié par six en cinq ans.
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[Mis à jour le 25/03 à 12h]
Après le budget de la Sécu, c'est l'un des grands temps forts attendus par les hôpitaux et les cliniques. Lundi, le gouvernement a levé le voile sur la façon dont il va financer les établissements de santé en fonction de leur activité.
Ainsi, les actes seront payés en moyenne 0,5 % de plus en 2025 et selon une « équité totale » entre le public et le privé. De quoi ravir ce dernier, qui avait lancé un mouvement massif de grève l'année dernière, voyant ses tarifs n'augmenter que de 0,3 %, contre 4,3 % pour le public. Un accord avait finalement été trouvé juste avant que plusieurs établissements ne ferment pour une durée indéterminée.
L'exécutif appliquera aussi 2,5 % des suppléments tarifaires pour les soins critiques ainsi que 1,5 % supplémentaire en faveur de l'hospitalisation à domicile. Enfin, une hausse de 1 % sera destinée aux tarifs des actes en pédiatrie, les soins palliatifs et les transplantations, des secteurs en grande souffrance.
« Cette hausse permettra de contribuer au financement de la hausse des charges et au soutien de la reprise des activités », ont indiqué les ministres responsables du secteur de la santé dans un communiqué.
La reprise de l'activité, justement, est estimée à environ 2 % cette année. Après une chute massive des actes de chirurgie lors de la pandémie de Covid-19, les hôpitaux ont tout juste retrouvé des couleurs cette année.
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Pas suffisant pour enrayer le déficit dans lequel ils plongent, estimé à 2,8 milliards d'euros en 2024, un chiffre multiplié par six en cinq ans. Au total, 4 établissements sur 10 ne peuvent pas rembourser leurs dettes et investir. Les cliniques, de leur côté, affichent 45 % d'établissements déficitaires et un déficit net de 160 millions d'euros. En cause dans les deux cas : l'inflation ainsi que la hausse des salaires des professionnels de santé post-pandémie.