Sous l’impulsion du maire et président de la communauté urbaine, Patrice Vergriete, nouveau ministre du logement, Dunkerque s’est totalement transformée pour se tourner vers l’industrie du 21e siècle et créer un collectif bien huilé qui lui permet d’être à nouveau très attractive. Lors de la pose de la première pierre d'Euraénergie en mai dernier, La Tribune les a rencontrés. Reportage.Venir du passé. Tendre vers l'avenir. Savoir ce qui a été pour construire ce qui sera. Peut-être est-ce cette philosophie de la passe en arrière pour avancer qui anime actuellement la ville de Dunkerque. Un peu à l'image d'une équipe de rugby qui passe le ballon en arrière pour avancer, le collectif du territoire dunkerquois au sein duquel s'ébrouent la communauté urbaine (CUD), le port, et les acteurs économiques locaux a su regarder en arrière pour aller chercher les voies d'avenir. Regarder en arrière pour se rappeler que Dunkerque avait toujours été l'une des grandes villes industrielles hexagonales et qu'elle avait su en tirer profit pour tous : les industriels, mais aussi les habitants. Regarder en arrière, aussi, pour se souvenir de la lente perte de vitesse et des fermetures d'usines qui survenaient les unes après les autres. Regarder en arrière enfin pour se dire que si d'aventure l'industrie devait revenir dans la ville et plus largement sur le territoire cela devrait se faire en tenant compte des nouvelles exigences environnementales.
Fort de ces appuis venus du passé, le territoire dunkerquois dans son ensemble, tel un collectif de rugby s'est mis en marche pour réinventer non seulement son industrie, mais aussi son territoire et plus largement la façon d'y vivre.
Transition vers l'industrie du 21e siècle
Au poste de demi d'ouverture, de meneur de jeu ou de chef d'orchestre se trouve Patrice Vergriete. Élu maire de la ville en 2014, réélu en 2020, président de la communauté urbaine, et nommé ministre du logement le 20 juillet dernier, l'édile a été le détonateur du nouveau jeu dunkerquois. Dès la campagne électorale de 2014, il a posé comme objectif de mettre en marche la « transition vers l'industrie du 21e siècle. »
« Dans mon esprit, il était clair et indispensable que cela devait combiner trois choses, l'impulsion politique que je donnais, l'ingéniosité économique des acteurs industriels qui devaient monter à bord, et la capacité de travail de l'ensemble des forces vives du territoires dunkerquois », confie Vergriete.« Une fois ce postulat de départ, nous avons conçu quatre axes majeurs pour favoriser le développement industriel. Parier sur la transition énergétique pour faire de Dunkerque une ville attractive, chercher quelles pourraient être les innovations les plus intéressantes, utiliser l'atout majeur que constitue le port, et raconter ce que nous faisons et pourquoi nous le faisions à la population », détaille encore le maire.
David Medioni et Valérie Abrial