Inflation : près de 60% des Français ont dû tailler dans leurs dépenses en 2023
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Les Français ont privilégié les marques de distributeurs pour les courses alimentaires.
Reuters
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Les Français ont privilégié les marques de distributeurs pour les courses alimentaires.
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Les effets de l'inflation continuent de se propager dans l'économie. L'indice des prix a, certes, ralenti depuis le printemps dernier pour s'établir à 4,9% en fin d'année 2023, contre 5,2% en 2022. En revanche, dans l'énergie (5,7%) ou l'alimentaire (7,2%), les factures ont continué de grimper plus vite que l'indice général des prix. Résultat, l'économie tricolore continue de souffrir. Les moteurs de la demande (consommation des ménages et investissements des entreprises) s'essoufflent sous l'effet du durcissement de la politique monétaire.
Après avoir subi des problématiques d'offre, les entreprises doivent faire face à des carnets de commandes en berne. Et les défaillances ont commencé à rebondir en 2023. Dans ce climat morose, les Français continuent de se serrer la ceinture pour finir les fins de mois. Une vaste enquête menée par la Banque de France et le Credoc auprès de 3.000 ménages vient renforcer ce terrible constat.
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Sans surprise, les plus modestes sont les plus exposés à l'envolée des prix à la consommation. Ainsi, « 48% d'entre eux ont déclaré avoir été dans le rouge au cours des douze derniers mois ». Soit 10 points de plus que la moyenne des Français. Pour mener leur enquête, la Banque de France et le Credoc ont pris en compte les trois premiers déciles de la population, c'est-à-dire ceux qui gagnent moins de 1.347 euros. A l'intérieur de cette catégorie, il peut exister de fortes disparités entre ceux qui gagnent peu ou prou le salaire minimum (1.398 euros) et ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté fixé à 1.158 euros par mois.