L'activité manufacturière française pâtit du coronavirus

L'activité du secteur manufacturier s'est contractée en février, les entreprises ayant enregistré un recul de nouvelles commandes en lien avec l'épidémie de coronavirus, a rapporté, ce lundi 2 mars, le cabinet IHS Markit.
(Crédits : Reuters)

L'indice PMI des directeurs d'achat, qui mesure la performance globale du secteur sur la base des données recueillies auprès d'un panel de 400 entreprises opérant en France, est passée sous le seuil des 50, à 49,8, contre 51,1 en janvier, selon un communiqué. Un niveau inférieur à 50 points signale un repli de l'activité, tandis qu'une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion.

Si la production en elle-même a légèrement reculé pour la première fois depuis quatre mois, c'est surtout la chute du niveau des nouvelles commandes qui explique cette contraction. "Les répercussions de l'épidémie de coronavirus se sont étendues au secteur manufacturier français en février, comme en témoignent de nombreuses entreprises qui attribuent la baisse de leurs carnets de commandes à la crise sanitaire", a commenté Eliot Kerr, économiste à IHS Markit, cité dans le communiqué.

Affaiblissement du secteur automobile

L'impact le plus sévère se retrouve sur les chaînes d'approvisionnement: "l'indice des délais de livraison des fournisseurs affiche en effet un plus bas d'un an, de nombreuses entreprises interrogées attribuant les retards de livraison d'intrants aux perturbations liées à l'épidémie", a-t-il ajouté.

L'épidémie vient par ailleurs s'ajouter à un contexte difficile, avec l'affaiblissement du secteur automobile et l'arrêt de la production du Boeing 737 Max, qui a pénalisé de nombreux sous-traitants de l'avionneur.

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