L’activité s’est contractée en juin dans le secteur privé, proche d'une récession
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Le secteur des services a enregistré la plus forte contraction de son activité depuis février 2021.
SARAH MEYSSONNIER
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Le secteur des services a enregistré la plus forte contraction de son activité depuis février 2021.
SARAH MEYSSONNIER
L'activité du secteur privé en France s'est contractée au mois de juin, sur fond de détérioration de la conjoncture dans les services, a rapporté mercredi l'agence S&P Global. L'indice PMI, qui compare le volume d'activité à celui du mois précédent, a chuté de 51,2 en mai à 47,2 en juin, une valeur inférieure à 50 signalant une contraction et une valeur supérieure, une expansion.
Le secteur des services a enregistré la plus forte contraction de son activité depuis février 2021, l'indice passant de 52,5 en mai à 48 en juin, selon les données recueillies par S&P auprès d'un panel de 400 entreprises du secteur des services français.
Signe inquiétant, le volume global des nouvelles affaires a enregistré en juin son plus fort recul depuis novembre 2020 et « les perspectives d'activité se sont repliées à leur plus bas niveau depuis 32 mois », selon S&P Global. En revanche, la croissance de l'emploi s'est maintenue dans l'ensemble du secteur privé, « portée par une nouvelle hausse soutenue des effectifs dans le secteur des services ».
L'Institution a relevé huit fois d'affilée ces taux depuis le printemps dernier pour les amener sur une fourchette entre 3,5% et 4% en juin. Lors de la dernière réunion, sa présidente Christine Lagarde a annoncé qu'il « est très probable que nous continuerons à augmenter nos taux en juillet ».
Pour nombre d'observateurs, l'obsession de la Banque centrale pour l'inflation est cependant dangereuse et risque de faire tomber les économies européennes dans une récession forte, notamment en raison de la rapidité de la remontée des taux. « Ce qui frappe par ailleurs, c'est le resserrement dans le temps des cycles monétaires. Si on regarde du côté de la BCE, le cycle de la hausse des taux a été annoncé au deuxième semestre 2022, puis initié en septembre 2022, avec une vigueur historique. Alors qu'auparavant ces cycles monétaires s'étalaient sur plusieurs années, on disserte ici de la fin d'un cycle initié il y a moins d'un an », commente Mathieu Gosselin, Associé Services Financiers chez Bartle. Et ce coup de frein sur l'économie pourrait avoir des conséquences sur les entreprises françaises selon Geoffroy Roux de Bézieu.
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« Techniquement, la France ne sera pas en récession mais certains signaux montrent que l'on s'en approche. Par ailleurs, beaucoup d'entreprises commencent à être rattrapées par les remboursements des prêts (PGE) contractés pour surmonter la période du COVID. Alors que j'ai toujours été plus optimiste que les prévisions durant les trois dernières années, j'ai des retours de terrain très différents en fonction de mes interlocuteurs. Ce qui m'incite à la prudence », a-t-il lâché dans un entretien accordé à La Tribune.
(Avec AFP)
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