L'ambitieux monsieur Attal séduit et divise la macronie de 2017

Marc Endeweld
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Reuters

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En macronie, c'est l'homme qui monte en puissance : Gabriel Attal, ministre délégué aux Comptes Publics. En première ligne sur le dossier des retraites, tant à l'Assemblée Nationale que dans les médias, ce jeune ambitieux de 33 ans ne laisse rien au hasard et multiplie les interventions sur tous les terrains. Dans l'hémicycle, son discours du 6 février, dans lequel il a dépeint l'opposition de gauche en « parti d'imposition », a été remarqué par de nombreux marcheurs en manque de leadership.
Sur twitter, plusieurs comptes, notamment certains hérités de la « team riposte » des précédentes campagnes électorales, s'en sont donnés à coeur joie pour soutenir le jeune ministre. « Dans cette médiocrité ambiante, nous avons la chance d'avoir un tel talent ! », twitte ainsi Léa. Quelques jours plus tôt, toujours sur twitter, Dorelle s'amusait à filer la comparaison avec un certain Emmanuel Macron : « Gabriel Attal : aura 39 ans dans 5 ans=) Comme un certain Emmanuel Macron. Il est ministre du budget=) Comme un certain E.M. Il est l'un des ministres pref du président=) comme un certain E.M ». De son coté, l'ancien journaliste Thierry de Cabarrus salue le « sniper du gouvernement », tandis que son « collègue » Jérôme Godefroy s'extasie : « La star de ce pénible débat restera @GabrielAttal ».
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Après le « débat » à l'Assemblée sur les retraites, la « star » Attal a enchaîné cette semaine sur le dossier de la fraude fiscale avant de s'envoler pour les États-Unis jusqu'à début mars. À peine était-il arrivé qu'il participait à une émission de débat politique sur MSNBC à propos de la guerre en Ukraine. Sur la plateau, « Gaby » est à l'aise, déclamant un anglais fluent façon Sciences Po pour décrypter la politique des Européens vis-à-vis de Volodymyr Zelensky. On est bien loin des questions budgétaires que le ministre est censé porter... Au programme également de cette visite nord-américaine à Washington et New-York : rencontre avec des think tanks et autres relais d'opinion. Bref, Gabriel Attal « réseaute » à fond et tente de prendre de l'épaisseur. Car, selon plusieurs sources, ses ambitions à venir sont importantes : « Il souhaite ravir la mairie de Paris en 2026 et rêve même de réitérer l'exploit d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire entrer à l'Elysée autour de la quarantaine », souffle un confident du premier cercle élyséen.
Marc Endeweld