L'apprentissage poursuit sa difficile remontée en 2017 (Dares)

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Le dispositif est jugé efficace pour l'insertion professionnelle, mais souffre d'une image dégradée.
Le dispositif est jugé efficace pour l'insertion professionnelle, mais souffre d'une image dégradée. (Crédits : © Randall Hill / Reuters)
La Dares a enregistré des statistiques encourageantes concernant l'apprentissage mais son développement a encore de la marge. En 2017, le nombre de jeunes ayant signé un apprentissage dans le privé a augmenté de 1,9% et dans le public de 7,9%. Dès vendredi, le gouvernement va annoncer les premiers arbitrages de sa future réforme, prévue pour 2019.

L'apprentissage a poursuivi son redressement en 2017, enregistrant une hausse de 2,2% des nouveaux contrats, qui ont atteint leur plus haut niveau depuis 2012, selon des données provisoires du ministère du Travail consultées mercredi par l'AFP.

L'an dernier, tous secteurs confondus, l'administration a enregistré 295.200 entrées dans le dispositif en France entière, soit 6.400 de plus (+2,2%) qu'en 2016, selon des chiffres mis en ligne par la Dares, service des statistiques du ministère.

Les entrées avaient déjà augmenté de 1,9% en 2016 et de 1,1% en 2015. Ces trois hausses successives permettent à l'indicateur d'atteindre son plus haut niveau depuis 2012. Le pic atteint à l'époque est toutefois encore loin : en 2012, 315.900 nouveaux contrats avaient été signés.

Le dispositif avait ensuite connu une chute des entrées en 2013 (-7,4%) et 2014 (-4,1%).

Les conséquences de la politique menée par Hollande ?

En 2017, 280.700 jeunes ont signé un contrat d'apprentissage dans le privé (+5.300, +1,9%) et 14.400 dans le public (+1.100, +7,9%).

La forte progression du secteur public s'inscrit dans une tendance engagée en 2015 (+21,5%) et 2016 (+19,7%). Elle s'explique par la politique volontariste mise en œuvre sous le quinquennat Hollande en faveur de l'apprentissage dans la fonction publique d'Etat, avec l'objectif d'atteindre dans cette branche des effectifs de 10.000 apprentis fin 2017, contre quelques centaines auparavant.

Les chiffres de la Dares, qui ne distinguent pas les trois branches de la fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière) ne permettent pas de savoir si l'objectif a été atteint. Un indice toutefois : entre fin 2013 et fin 2017, les effectifs d'apprentis du public ont augmenté de 9.400 personnes.

Une réforme en vigueur en 2019

Tous secteurs confondus, grâce à la hausse des nouveaux contrats, les "stocks" d'apprentis ont, eux aussi, augmenté. L'administration recensait 421.700 apprentis fin 2017, contre 412.200 fin 2016, soit une hausse de 2,3%.

Pour rappel,  l'apprentissage est une formation initiale, accessible aux jeunes de moins de 25 ans, qui alterne cours théoriques et périodes en entreprise. Le dispositif est jugé efficace pour l'insertion professionnelle, mais souffre d'une image dégradée.

Le gouvernement doit annoncer vendredi les premiers arbitrages de sa future réforme de l'apprentissage, censée le rendre plus attractif. Ces annonces clôtureront une concertation agitée, qui a donné lieu à un bras de fer entre le Medef et les Régions pour le pilotage du dispositif.

Un projet de loi doit être présenté au printemps, "à peu près à la même date" que le projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), examiné en conseil des ministres le 18 avril, a expliqué Edouard Philippe.

La triple réforme (apprentissage, formation professionnelle et assurance chômage) devrait être votée pendant l'été et entrer en vigueur en 2019.

(avec agences)

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