L'optimisme des chefs d'entreprises ne se dément pas

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(Crédits : Reuters/Gonzalo Fuentes)
Interrogés au mois de juillet par OpinionWay pour CCI France/La Tribune/LCI dans le cadre de la "La grande consultation", les chefs d'entreprise continuent de se dire confiant en l'avenir. L’indicateur de l'optimiste a observé une hausse de 7 unités en juillet pour atteindre 114 points.

Le moral des entrepreneurs est au beau fixe. Selon le dernier baromètre OpinionWay réalisé pour CCI France, La Tribune et LCI, publié ce mercredi 31 juillet, l'indicateur de l'optimisme, qui prend en compte les questions de confiance à l'égard de l'évolution de l'économie et d'appréciation de la situation actuelle, continue d'évoluer à un niveau élevé pour atteindre 114 points. Un score en augmentation de 7 unités par rapport au mois de juin (107 points).

Dans le détail, le bon résultat affiché par l'indicateur de l'optimisme s'explique principalement par un regain de confiance des entrepreneurs à la tête d'entreprises de 0 à 9 salariés (TPE). L'indice passe ainsi de 104 à 113 points (+9) dans cette catégorie. A l'inverse, après trois mois à des niveaux élevés, la confiance des patrons d'entreprise plus grandes connait, elle, un repli à 119 points contre 126 en juin 2019 (-7 points) tout en restant à un niveau convenable.

Des disparités selon la taille de l'entreprise

Interrogés sur les qualificatifs qui caractérisent le mieux leur état d'esprit, moins de la majorité des entrepreneurs se dit confiante (45% ; -18 points par rapport à juin) et optimistes (31% ; -11 points). Si certains adjectifs qui caractérisent le pessimisme sont en recul par rapport au mois dernier - l'inquiétude (20% ; -4 points) et la méfiance (19% ; -1 points) - 17% des chefs d'entreprises se disent néanmoins "attentistes" (+6 points) et "angoissés" (6% ; +2 points) tandis que 22% d'entre-eux (+12 points) s'estiment "serein".

Par ailleurs, des disparités existent selon la taille des sociétés. Ainsi, 44% des chefs d'entreprises de 0 à 9 salariés sont confiants contre 63% pour ceux à la tête d'une société de 10 salariés et plus. L'écart est beaucoup moins marqué pour l'optimisme (31 contre 34%). Malgré les incertitudes quant à la situation économique mondiale, notamment du fait de la  guerre commerciale que se livre la Chine et les États-Unis, 79% des personnes interrogées se déclarent confiantes au sujet des perspectives concernant leur entreprise (+5 points). Ce ratio atteint un score encore plus élevé pour les entreprises ayant plus de 9 salariés (89%).

Autrement, seulement 42% des chefs d'entreprises affirment avoir foi en de meilleures perspectives économiques mondiale, un chiffre en baisse de 3 points par rapport au mois de juin. D'autre part, 47% des entrepreneurs accordent leur confiance quant aux perspectives relatives à l'économie française soit 3 points de plus par rapport au mois dernier. Un chiffe qui pourrait baisser au regard des derniers résultats de la croissance, molle, française. Publiés par l'Insee mardi 30 juillet, les données livrées par l'institut indiquent que le produit intérieur brut français a augmenté de seulement 0,2 % sur la période avril-juin.

Les chefs d'entreprises peu au fait des traités de libre-échange

Par ailleurs, les chefs d'entreprise affichent leur satisfaction vis-à-vis de la situation économique actuelle : 58% estiment que "c'est très bien en ce moment" (+9 points) avec une pointe à 68% dans les entreprises de 10 salariés et plus. S'ils sont de moins en moins nombreux à considérer que "ce sera mieux demain" (14%, -7 points), les dirigeants d'entreprise continuent cependant de croire en l'avenir : 79% affirment avoir confiance aux perspectives futures de leur société (+6 points) et de l'économie française (47%; +3 points) pour les 12 prochains mois. En revanche, le tableau est plus pessimiste pour l'avenir de l'économie mondiale d'ici à un an (42%, -3 points).

L'immense majorité des chefs d'entreprise envisage de maintenir le même nombre de salariés dans son entreprise (93%, +2 points), au cours des 12 prochains mois, en particulier dans les sociétés qui compte de 0 à 9 salariés (94 contre 68%). 6% envisagent d'augmenter leur effectif (-3 points) quand seulement 1% envisagent de réduire leur nombre de salariés (1%; +1 points).

Dans un second volet, alors que le CETA a été approuvé lundi 23 juillet par l'Assemblée nationale et que l'Union européenne a fixé un accord de principe avec les pays du Mercosur, le baromètre indique que ces deux traités de libre-échange sont peu connus par les chefs d'entreprise : dans les deux cas, 56% des dirigeants déclarent ne pas les connaitre suffisamment.

Du reste, l'opinion des patrons informés est assez négative : 27% estiment que le CETA représente un risque de concurrence déloyale pour les entreprises françaises, tout comme 30% pour l'accord avec les pays du Mercosur. Les chefs des entreprises actives dans le secteur de l'industrie sont néanmoins un peu plus positifs que les autres : respectivement 21 et 18% considèrent que le CETA et l'accord avec les pays du Mercosur représentent une opportunité d'accéder à de nouveaux marchés (contre respectivement 15 et 12% pour les entreprises de services).

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Méthode : étude réalisée auprès d'un échantillon de 607 dirigeants d'entreprise. La représentativité de l'échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d'activité et la taille, après stratification par région d'implantation.Les interviews ont été réalisées du mardi 16 au lundi 21 juillet 2019.

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Commentaires
a écrit le 19/08/2019 à 11:52 :
Avec Macron président normal il leur donne tout et rétabli l'esclavagisme !
a écrit le 02/08/2019 à 22:31 :
Un peu déconnectés des réalités .... à venir
a écrit le 02/08/2019 à 18:40 :
Chefs d'entreprise interrogés:EDF,Véolia,Vinci,mutuelles de santé,etc...
a écrit le 02/08/2019 à 11:47 :
Tout est a relativiser vue le nombre d'entreprises qui ont disparue en France et la possibilité de se délocalisé pour mieux "presser le citron"!
a écrit le 01/08/2019 à 8:54 :
"Les faits sont têtus, il est plus facile de s'arranger avec les statistiques" M. Twain
a écrit le 31/07/2019 à 19:41 :
Cette bonne nouvelle va chagriner les LFI,LR,RN.

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