L'optimisme règne chez les chefs d'entreprise

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Ce sentiment de confiance se retrouve dans les qualificatifs les plus utilisés par les chefs d’entreprise pour décrire leur état d’esprit actuel.
Affichant de fortes hausses, les qualificatifs « confiant » (+13 points) et « optimiste » (+6 points) enregistrent leurs scores les plus élevés
depuis le début du baromètre (58% pour le premier et 55% pour le deuxième).
Ce sentiment de confiance se retrouve dans les qualificatifs les plus utilisés par les chefs d’entreprise pour décrire leur état d’esprit actuel. Affichant de fortes hausses, les qualificatifs « confiant » (+13 points) et « optimiste » (+6 points) enregistrent leurs scores les plus élevés depuis le début du baromètre (58% pour le premier et 55% pour le deuxième). (Crédits : GONZALO FUENTES)
Interrogés au mois d'avril par OpinionWay pour CCI France/La Tribune/ Europe1 dans le cadre de "La grande consultation", les patrons se montrent enthousiastes sur les perspectives de l'économie française. Malgré ce regain d'optimisme, peu de répondants envisagent des recrutements dans les 12 mois à venir.

La confiance des chefs d'entreprise ne cesse de grimper. Après avoir atteint un point bas en novembre 2017, le moral des patrons dans l'avenir de leur entreprise a progressé de manière continue pour gagner 6 points de pourcentage entre le mois de mars et le mois d'avril. Ils sont désormais 83% à être optimistes sur les perspectives des 12 prochains mois. Un record selon l'institut de sondages OpinionWay. Les patrons du secteur de la construction (96%) et des services (86%) sont particulièrement confiants dans l'avenir de leur société.

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Sondage OpinionWay sur les chefs d'entreprise

[Cliquez pour agrandir le graphique. Crédit : CCI France]

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Confiants sur l'économie française

Les résultats du sondage indiquent que les patrons interrogés sont désormais 75% à être confiants dans l'économie française avec une remontée spectaculaire de 20 points depuis le mois de février. Cet état d'esprit repose sur une bonne conjoncture avec une baisse régulière du taux de chômage et un PIB en progression de 2% en 2017. L'investissement des sociétés a clairement accéléré l'année dernière et les créations d'emploi dans le secteur privé ont été dynamiques avec près de 270.000 postes crées. Malgré cette embellie, seulement 2% des entreprises envisagent de recruter dans les 12 prochains mois et 97% prévoient un maintien du nombre de salariés. Ce qui n'annonce pas de baisse massive du nombre de chômeurs en France alors que cette dernière est très en retard par rapport à ses voisins européens.

Lire aussi : Chômage : l'écart entre la France et la zone euro persiste

Concernant l'économie mondiale, le moral des dirigeants a bondi entre mars et avril. Après avoir plongé au début du printemps, la part des répondants confiants est passée de 55% à 69% pour retrouver quasiment son pic du mois de février (70%). II semble que les craintes relatives à une possible guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine soient retombées. En effet, le président Trump avait évoqué un renforcement des barrières douanières sur l'importation de l'acier et de l'aluminium mais l'exemption provisoire de taxes pour l'Union européenne a apaisé les craintes.

Lire aussi : Donald Trump dispense l'Union européenne de taxes sur les métaux

Peu inquiets sur les grèves

La multiplication des mouvements sociaux et les grèves de la SNCF ne semblent pas inquiéter les chefs d'entreprise. Seulement 22% des interrogés ont déclaré que les grèves avaient perturbé l'activité de leurs entreprises. Cette moyenne masque des disparités en fonction des secteurs. Ainsi, l'industrie (30%) et le commerce (28%) seraient bien plus touchés que le secteur de la construction (6%). Par ailleurs, dans les entreprises comptant 10 salariés ou plus, "l'impact se fait davantage sentir : 47% connaissent une perturbation de leur activité (dont 27% beaucoup).

Face aux revendications, une majorité de répondants (52%) considère que le gouvernement devrait "maintenir ses positions et refuser toute concession". Ils sont 45% à penser que l'exécutif devrait négocier certains éléments de la réforme, enfin seulement 2% à proposer un retrait du projet.

Le plan sur l'intelligence artificielle bien accueilli

À la fin du mois de mars dernier, Emmanuel Macron a présenté son programme pour développer l'intelligence artificielle au Collège de France devant un parterre de chefs d'entreprise, de chercheurs, d'élus et de ministres. Ce programme devrait être soutenu par l'État à hauteur de 1,5 milliard d'euros d'ici la fin du quinquennat.

"Le développement de l'intelligence artificielle en France est perçu par 67% des dirigeants comme étant indispensable pour rester compétitif et par 67% également comme ayant un potentiel impact positif sur la croissance économique du pays" rapporte l'organisme de sondages.

Un bon tiers (35%) estime que cela entraînera des changements majeurs dans leur secteur d'activité, notamment dans le secteur des services (44%). Parmi les interrogés, certains redoutent ses conséquences. 52% ont le sentiment que cela aura un impact négatif sur l'emploi et 31% estiment que cela aura un impact négatif sur les dépenses publiques.

Lire notre dossier : intelligence artificielle : stop ou encore ?

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* Vous désirez exprimer votre avis, émettre une idée sur les questions économiques ? Rejoignez la Communauté CCI des entrepreneurs en participant à la plateforme d'échanges et de débats : www.grandeconsultation.fr

Méthode : Étude réalisée auprès d'un échantillon de 607 dirigeants d'entreprise. La représentativité de l'échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d'activité et la taille, après stratification par région d'implantation. Les interviews ont été réalisées par téléphone du 16 au 23 avril 2018.

Opinion Way, CCI France, La Tribune, La grande consultation des entrepreneurs,,

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Commentaires
a écrit le 27/04/2018 à 9:06 :
Bravo, mais en est il de même pour les entreprises non cotées, le petites et moyennes ?
a écrit le 27/04/2018 à 2:59 :
Depuis le début de l'année, nous avons de plus en plus de mal a recruter dans une grande boite du CAC40 et a des salaires plutôt élevés. Meme avec les jeunes, il faut donner une réponse rapidement pour pouvoir les retenir.
Je n'avais jamais vu cela depuis les années 1998-99.
a écrit le 26/04/2018 à 11:41 :
voir sur Ouestjob l'article "Offres d'emploi : les recrutements continuent de plus belle dans toutes les régions".
a écrit le 26/04/2018 à 9:33 :
LE dumping social imposé par l'UE leur permet d'acheter des travailleurs d'europe de l'est pour trois fois rien, ils sont contents du coup. Le moldave est en promotion en ce moment en plus !

"52% ont le sentiment que cela aura un impact négatif sur l'emploi"

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