La France, ses hommes, ses femmes ... et ses statistiques

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L’espérance de vie atteignait 75,2 ans pour les hommes en 2000. En 2014, elle était passée à 79,2 ans. Celles des femmes a également progressé. Elle s’élevait à 82,8 ans en 2000 et à 85,4 ans en 2014.
L’espérance de vie atteignait 75,2 ans pour les hommes en 2000. En 2014, elle était passée à 79,2 ans. Celles des femmes a également progressé. Elle s’élevait à 82,8 ans en 2000 et à 85,4 ans en 2014.
L’Insee dresse un panorama synthétique de la France dans le domaine économique, social et culturel, notamment. Quelles sont les situations qui se sont améliorées au cours de ces dernières années ? Certaines se sont-elles dégradées ?

La France... Ses hommes, ses femmes, ses enfants, ses paysages...et le reste. En quelques pages, l'Insee dresse un inventaire précis de la France et de ses 66,3 millions d'habitants. Dans certains domaines, des améliorations sont palpables. Dans d'autres, la situation s'est dégradée. Voici, point par point, un état des lieux.

Quelles sont les améliorations ?

Population

L'espérance de vie atteignait 75,2 ans pour les hommes en 2000. En 2014, elle était passée à 79,2 ans. Celles des femmes a également progressé. Elle s'élevait à 82,8 ans en 2000 et à 85,4 ans en 2014.

Les naissances progressent. Il y en avait 793.000 en 2000 et 820.000 en 2014.

Environnement

La France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre en millions de tonnes d'équivalent CO2. Celle-ci est passée de 557 à 490 millions entre 1990 et 2012

La production totale de déchets par habitant a reculé. Elle s'élevait à 7,1 tonnes en 2006. Elle atteignait 5,3 tonnes en 2012. Cette même année, 7,9 millions de tonnes de déchets étaient recyclés, contre 3,7 millions en 2000. Certes, la France n'a recyclé que 2,3% de ses déchets. La marge de progression est énorme mais la situation s'est néanmoins améliorée.

En 2000, la France consacrait 28,35 milliards d'euros pour protéger l'environnement. En 2012, ces dépenses s'élevaient à 47,5 milliards d'euros.

Enseignement-recherche

La part des bacheliers dans une génération s'élevait 43,5% en 1990 et à 73,7% en 2013.

La dépense intérieure d'éducation s'élevait à 68 milliards d'euros en 1990. En 2013, elle atteignait 144,8 milliards d'euros.

Les dépenses de recherche et de développement des entreprises ont explosé entre 2001 et 2012, passant de 20,7 à 30 milliards d'euros sur la période.

Economie - Finances

Les améliorations ne sont pas légion. La France accueillait 52,5 millions de touristes en 1990, 77,2 millions en 2000 et 84,7 millions en 2013. Les recettes liées au tourisme atteignaient 15,9 milliards d'euros en 1990, 35,7 en 2000 et 42,7 en 2013.

En revanche, dans certains domaines, la situation s'est dégradée

C'est notamment le cas dans l'Environnement

Plus écologique, le transport fluvial ne décolle pas. Il régresse même ! Il représentait 2,6 % du transport de marchandises en 1990 et 2 % en 2000 et 2,3 % en 2013. Son développement fait pourtant partie des priorités de chacun des candidats aux élections présidentielles dans le domaine écologique...

Santé

La consommation de boissons alcoolisées, de tabac et de stupéfiants a progressé. Elle s'élevait à 3,3 milliards d'euros en 1990 et à 3,6 milliards d'euros en 2014.

Le nombre de médecins généralistes pour 100.000 habitants recule. L'Insee en recensait 162 en 1990, comme en 2000, et 155 en 2014.

Enseignement-recherche

Le taux de scolarisation a reculé en 2000 et 2012. Il atteignait 96,5% à 16 ans en 2000 et 93,4 ans douze ans plus tard.

Emplois- revenus - salaires

Le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) s'élevait à 1,890 millions en 1990. En 2014, le chômage touchait 2,813 millions de personnes.

Le taux de chômage des 15-24 ans atteignait 15,1% en 1990 et 23,2 % en 2013.

Le taux de pauvreté progresse. Il atteignait 13,8 % de la population en 1990 et 13,9 % en 2012. Il avait reculé entre 1990 et 2000. Cette année-là, il s'élevait à 13,6 %.

Economie - Finances

Le déficit public a progressé entre 2000 et 2014. Il s'élevait à 1,3 % du PIB en 2000 et à 4 % en 2014.

Le taux de couverture de la balance commerciale était de 96,3 % en 1990. Il s'est replié à 94 % en 2014.

La construction de logements a nettement reculé. Si 207.000 logements individuels ont été mis en chantier, puis 247.000 en 2000, il n'y en avait que 157.000 en 2012. En 1990, le logement représentait 20,6 % de la consommation des ménages. Cette part s'élevait à 26,8 % en 2014.... Les ménages paient durement la pénurie de logements.

Le poids des constructeurs automobiles français est en chute libre. En 1990, ils ont vendu 1,4 million de voitures en France, contre 994.000 en 2014.

Le secteur électronique a souffert au cours de ces dernières années. La fabrication d'équipements électriques, électroniques et informatiques s'élevait à 110,3 milliards d'euros en 2000 et à 80,3 milliards d'euros en 2014.

Que faut-il retenir de cette batterie de statistiques ? A moins d'un an et demi des prochaines élections présidentielles, pourrait-elle éclairer d'un jour nouveau la feuille de route de l'exécutif ? Peut-être. On peut s'attendre à ce que le gouvernement intensifie son action dans la lutte contre le chômage - François Hollande ne se représentera pas à sa propre succession si le nombre de chômeurs ne recule pas - et dans la protection de l'environnement. Paris organisera la prochaine conférence sur le climat en décembre. Des décisions devraient être prises et des mesures devraient être annoncées.

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Commentaires
a écrit le 24/07/2015 à 13:13 :
Beaucoup beaucoup de chiffres, sans analyses, sans détails qui ont pourtant toute leur importance.
Des chiffres sans commentaires et sans nuances, sans comparaisons, n'ont aucun sens. Le travail d'un journaliste n'est pas de relayer l'information brute, elle est de l'analyser. Cet article n'est pas digne d'un quotidien de renom.
a écrit le 23/07/2015 à 17:41 :
"La consommation de boissons alcoolisées, de tabac et de stupéfiants a progressé. Elle s'élevait à 3,3 milliards d'euros en 1990 et à 3,6 milliards d'euros en 2014." : le prix de l'alcool et du tabac ont augmenté en flèche. Ceci explique en partie cela. Il faut comparer en nombre de bouteilles d'alcool et paquets de cigarettes, non en somme.
a écrit le 21/07/2015 à 22:59 :
La France est un pays de fonctionnaires et d'impôts. Tout est dit. Tous ses problèmes découlent de ces caractéristiques. Le reste est secondaire. Il est vrai que ce ne sont pas les gens de l'INSEE qui vont souligner ce constat....
a écrit le 21/07/2015 à 21:50 :
des chiffres inutiles comme d'hab
a écrit le 21/07/2015 à 10:00 :
Un économiste déduirait que plus on boit, plus on fume, plus on se drogue et moins il y a de toubibs, notre espérance de vie à la naissance augmente ;-)
Pour faire des études fumeuses sur l'évolution du niveau de vie entre riches et pauvres, l'espérance de vie n'est probablement jamais prise en considération. A mon humble avis, c'est un point important. Il serait intéressant de savoir si l'augmentation moyenne de
4 ans touche toutes les classes de la population.
Cordialement
PS: les chiffres des dépenses alcool/tabac sont très faibles. Sont-ils ht ?
a écrit le 21/07/2015 à 9:21 :
Les stats de l'Insee ne servent en rien aux décisions à prendre selon les français. Elles n'éclairent rien. Les domaines de recherche qui intéressent réellement les français sont mis sous le boisseau. Une stat en soit ne sert à rien, sauf si elle éclaire un décideur et favorise la prise de décision. La, c'est de l'inutile. Le chiffre ne fait que servir le chiffre lui même.
a écrit le 21/07/2015 à 8:05 :
Très intéressant ! Évidemment, ces chiffres doivent être mis en perspective. Par exemple, la chute des constructeurs français n'en est pas une. La production mondiale de voitures s'est énormément contractee, dans tous les pays.
a écrit le 21/07/2015 à 7:25 :
Le calcul des PIB actuels est artificiel, ainsi des personnes ne produisant rien comme par exemple la fonction publique ou la police municipale accroissent le PIB. Savez-vous aussi qu'une banque enrichit plus le PIB de la France qu'une industrie. La vérité c'est qu'on est on est dans une économie factice où il y a plus de gens occupés à ne rien faire que de gens occupés à produire. Un système foireux ne peut durer longtemps.
a écrit le 21/07/2015 à 1:15 :
il en faut des armées de fonctionnaires pour sortir des chiffres qui ne veulent rien dire !!!!
a écrit le 20/07/2015 à 22:57 :
LA FRANCE S ENFONCE DANS LA GRISSE ? L EMPLOIES NE REPARTIRAS PAS ? UN SEUL PROGRES LA LONGUEUR DE VIE A AUGMENTE CRACE AU DEPART EN RETRAITE PLUS TOT ET AU PROGRES DE LA MEDECINE .ET SI RIEN N AI FAIT AU NIVEAUX DES ERNERGIES NOUVELLES ON VAS PERDRE TOUS CES BENEFICES AQUIE???
a écrit le 20/07/2015 à 20:48 :
en 1990 avec 18 e le pouvoir d'achat étais bien superieur a 32e actuellement

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