La pandémie a fortement dégradé les conditions de travail en France
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Dans la santé, le personnel a été mis à rude épreuve.
Reuters
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Dans la santé, le personnel a été mis à rude épreuve.
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Mal-être, dépression, stress, isolement, arrêt-maladie, hospitalisation... depuis le début de la pandémie, beaucoup de travailleurs expriment un profond malaise au boulot. Les vagues d'épidémie et les confinements à répétition ont accru la pression sur une bonne partie de la population active. Tous ces bouleversements ont eu des répercussions néfastes sur la santé des travailleurs. Dans deux enquêtes dévoilées ce vendredi 28 mai, la direction statistique du ministère du Travail (Dares) dresse un tableau alarmant de la détérioration des conditions de travail depuis l'arrivée du virus sur le sol européen.
La vaste enquête TraCov menée auprès de 17.000 personnes en emploi montre que globalement depuis la pandémie "le travail s'est allongé, l'intensité et l'insécurité de l'emploi ont augmenté par rapport à la période d'avant-crise. Dans le détail, 17% des actifs occupés déclarent travailler plus longtemps, 73% ont travaillé le même temps et 10% ont connu un recul du temps de travail" a expliqué Mickael Beatriz, adjoint au chef du département Conditions de travail et santé lors d'un point presse ce vendredi.
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Le travail réalisé par les statisticiens montre que cette détérioration est loin d'être un phénomène isolé. Sur l'ensemble des travailleurs interrogés, 43% ont connu une intensification (32%) ou une dégradation (11%) de leur activité professionnelle. Evidemment, il existe des disparités importantes en fonction de l'âge, de la catégorie professionnelle, du secteur et de la profession. Sur le tiers concerné par une intensification du travail, "si le travail s'est allongé et intensifié, l'autonomie et la coopération ont progressé. Ce qui leur a sans doute permis d'absorber une surcharge de travail. Beaucoup de personnel dans la santé et les métiers jugés 'essentiels' ont été concernés par cette intensification" ajoute le statisticien. Une grande part des cadres (26%) et professions intermédiaires (30%) ont exprimé une recrudescence de ce sentiment.