C’est à Chalon-sur-Saône, l’un des premiers territoires labellisés, ce jeudi 9 novembre, que le gouvernement a décidé de lancer officiellement la seconde phase de son dispositif « Territoires d’industrie », lancé en 2018. Pour la première phase, le gouvernement avait mis en œuvre un fonds d'accélération des investissements industriels d'un montant de 2 milliards d'euros.La région Bourgogne-Franche-Comté est celle qui a cru dès le départ au dispositif gouvernemental « Territoires d'industrie ». « C'était la première fois que j'identifiais un véritable acte opérationnel et efficace de décentralisation ! », se souvient la présidente de région, Marie-Guite Dufay. « Je l'avais salué, et nous sommes entrés dans le train du territoire de l'industrie avec vivacité », poursuit-elle. A tel point que le préfet a été averti que l'enveloppe globale nationale, qui avait été affectée à Territoires d'industrie, était en train d'être mangée par la région Bourgogne-Franche-Comté.
Les deux marqueurs de ce programme - qui a permis de créer 44.700 emplois en 4 ans - sont d'un côté, le couple collectivités locales et industriels et de l'autre, des projets qui remontent des territoires, et qui sont pilotés par les régions, tout en étant accompagnés par l'État. L'Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT) et direction générale des entreprises (DGE) pilotent également l'ensemble des partenaires régionaux.
De nouvelles « dynamiques » face à la désindustrialisation
Territoires d'industrie est un programme qui complète le plan France 2030. « France 2030, c'est l'innovation de rupture. Territoires d'industrie, c'est l'innovation de continuité », souligne Roland Lescure. Pour la première phase, le gouvernement avait mis en œuvre un fonds d'accélération des investissements industriels d'un montant de 2 milliards d'euros.
Face à son succès, le gouvernement va remettre 500 millions d'euros supplémentaires sur la table (soit 100 millions d'euros par an entre 2023 et 2027).
« C'est un vrai programme de décentralisation qui répond aux besoins des territoires, mais également à leurs envies », souligne Roland Lescure, ministre en charge de l'industrie. « La philosophie initiale de Territoires d'industrie, était de dire : si vous avez envie de travailler ensemble, à tous les niveaux, et si vous êtes capable de présenter des programmes convaincants de réindustrialisation sur le territoire, nous vous accompagnons », rappelle-t-il. Ce dernier dresse un bilan positif du programme « qui a redonné l'envie de l'industrie à des territoires qui, malheureusement l'avaient perdu, et qui a continué à développer les dynamiques positives dans d'autres territoires. »