La "reprise" sera-t-elle encore plus molle que prévu ?

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Pour dynamiser la croissance en France et en Europe, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, estime essentiel de mieux coordonner des politiques économiques européennes.
Pour dynamiser la croissance en France et en Europe, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, estime "essentiel de mieux coordonner des politiques économiques européennes". (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Selon la Banque de France, le PIB annuel de la France devrait progresser à un rythme inférieur à celui de la zone euro. Le Fonds monétaire international (FMI) révise sa prévision de croissance pour 2016 et 2017. C'est une mauvaise nouvelle pour l'emploi.

La résistance ou l'offensive ? Cette année, la croissance française devrait se limiter à résister et se situer sous la moyenne de celle de la zone euro estime la Banque de France.

"La croissance en France en 2016 devrait se montrer résistante, c'est-à-dire au moins au niveau de l'an dernier (qui était de 1,2%) tout en restant insuffisante. Nous serons en dessous de la moyenne de la zone euro qui devrait être à 1,4-1,5%", a déclaré ce mardi 12 avril  le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Pour l'instant, le gouvernement vise une croissance annuelle de 1,5%. De leur côté, la Commission européenne anticipe une progression de 1,3% seulement de l'activité en 2016. Jusqu'à aujourd'hui, le Fonds monétaire international (FMI) était sur la même longueur d'ondes. Ce mardi, il a révisé à la baisse de 0,2 point ses anticipations pour 2016 et 2017 et ne table plus que sur une croissance de 1,1% cette année et de 1,3% l'année prochaine. La progression du PIB de la zone euro est également réévaluée à la baisse. Elle ne s'élèverait plus à 1,7% en 2016 mais à 1,5%, et non plus à 1,7% mais à 1,6% en 2017.

C'est une mauvaise nouvelle pour les demandeurs d'emplois. Sans une reprise plus franche de l'activité, rien ne permet d'affirmer que leur nombre refluera au cours des prochains mois. Dans ce contexte, la présence de François Hollande aux prochaines élections présidentielles devient de plus en plus hypothétique, le chef de l'Etat, ayant conditionné sa candidature à une baisse du chômage.

Nos voisins sont-ils si puissants ?

Sans surprise, il appelle une nouvelle fois à davantage de réformes. "Ceci renvoie au besoin de confiance, au besoin de réformes pour retrouver, comme nos voisins européens, le chemin de la création durable", a-t-il expliqué, sans préciser toutefois quels étaient ses voisins si performants. A l'exception de l'Allemagne, par rapport à quel pays la France a-t-elle décroché ?

Après avoir un temps appelé à déréguler les secteurs abrités de la concurrence et à couper drastiquement dans les dépenses publiques, ce proche d'Emmanuel Macron puise désormais en Europe son inspiration réformatrice.

Il est "essentiel de mieux coordonner des politiques économiques européennes", a prolongé  François Villeroy de Galhau, appelant à "revenir aux origines du projet" européen, celui d'une "union économique et monétaire", avant de franchir une étape supplémentaire vers une union fiscale.

Une harmonisation fiscale

"L'harmonisation fiscale est souhaitable en Europe mais c'est un chantier à plus long terme parce que la fiscalité est aujourd'hui soumise à la règle de l'unanimité en Europe et ceci supposerait de passer à la majorité qualifiée. Il faut continuer à progresser par étape", a-t-il conclu.

Il reste maintenant à convaincre nos partenaires européens du bien-fondé de cette stratégie. Pour l'instant, la bonne volonté n'est pas de mise. Un exemple ? Lancé en mars 2011 par la Commission européenne, le système commun destiné à calculer l'assiette de l'impôt des sociétés actives dans l'Union européenne (ACCIS) n'est actuellement qu'un projet.

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Commentaires
a écrit le 12/04/2016 à 16:51 :
La seule croissance est c est de la consommation pour la production c est l effondrement
a écrit le 12/04/2016 à 16:51 :
La seule croissance est c est de la consommation pour la production c est l effondrement
a écrit le 12/04/2016 à 16:40 :
Si vous supprimez les medias les Ong et les fonctionnaires cela irait mieux !!! Mais tous ces gens entrave avec plaisir
a écrit le 12/04/2016 à 13:41 :
Nos voisins ne sont pas puissants, ils se sont réformés, certains meme n'ont jamais versé dans l'assistanat ni le parasitisme et encore moins dans l'opposition gentils salariés / méchants patrons.
On pourra rappeler que la Suisse n'a pas connu la crise, que son chomage est de 3,5% au maximum, mais c'est uniquement la consequence de causes bien connues : possibilité de licencier sans justification, facilité de création d'entreprise, taxes basses, pas de cotisation chomage, statut de fonctionnaire inexistant.
Mais qu'imprte, nous on a les gauchos de la nuit debout, et là ca change tout !
Réponse de le 12/04/2016 à 19:22 :
C'est en effet votre raisonnement qui a créé la magnifique crise économique mondiale actuelle. "bravo"...
a écrit le 12/04/2016 à 13:26 :
Reprise , baisse du chômage ... Le mirage . Dans un monde à la démographie fulgurante , en mutation numérique il n'y a aucun espoir . Les bidonvilles ont de l'avenir tout comme les conflits armés !
a écrit le 12/04/2016 à 13:13 :
Et le nivellement des impots se fera ENCORE par le haut ? Parce que niveler les impôts sur les pays vertueux, avec joie ! Mais niveler les impôts sur la France je ne suis pas sur que les autres Européens apprécient !
a écrit le 12/04/2016 à 11:51 :
Encore une fois de plus, il n'y a pas de surprise fin 2016, les mages de la lecture dans le marc de café nous dirons 1.1 %. Je rajoute une marge d'erreur de +- 0.2 Pts. La Chine et les bulles de Crédits, étudiants, immobilier, voitures, des cartes de crédit, aux USA ne sont pas assez pris en compte.
a écrit le 12/04/2016 à 11:16 :
Les socialistes dépensent sans compter pour assurer la réélection de Hollande, la dette augmente et les réformes ne viennent pas. Le matraquage fiscal pour payer un assistanat
généralisé empêche notre pays d'avancer. 58 % de la richesse prélevé par l'État, pléthore de fonctionnaires et d'élus, administration omniprésente. La seule bonne nouvelle, c'est que si le chômage ne baisse pas, Hollande ne se représentera pas .
Réponse de le 12/04/2016 à 12:54 :
Concernant les retraites et la prise en charge des soins santé a partir de 70 ans nous sommes concient qu'il faudrait une reforme, baisse des pensions de 26% et prise en charge soins santé par assurance privée = 450000 emplois pour les jeunes
Réponse de le 12/04/2016 à 16:45 :
Non elu ps : les politiques les fonctionnaires les ong les medias doivent disparaitre : je vais chercher du lait dans une ferme : ils gagnent 2 € de l heure : et vous combien gagnez vous ou plutot combien prelevez vous sur notre travail pour trop bien vivre ???
Réponse de le 12/04/2016 à 19:25 :
Parce que ça irait bien aux us actuellement, BA..?? Permets-moi d'avoir un méga-doute... Et là, coté endettement, ils sont devenus hors-tout-concours.
Réponse de le 13/04/2016 à 8:12 :
Dette publique en % du PIB:
58.8% en 2002
64.2% en 2007
90.2% en 2012
Donc de 2002 à 2012 grosse évolution négative.
Et ce n'était pas les socialistes au pouvoir.
Sous Jospin la France respectait les critères de Maastricht.
Donc vous êtes malhonnête dans vos propos alors que la réalité des chiffres est tout autre.
Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage...
a écrit le 12/04/2016 à 11:00 :
Il faut une réforme fiscale qui permette de basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique, autrement dit, taxer la consommation d'énergie pour diminuer le cout du travail, à niveau constant, d'une manière progressive et jusqu'à un certain seuil.
a écrit le 12/04/2016 à 10:33 :
"Une union économique et monétaire", avant de franchir une étape supplémentaire vers une union fiscale. La messe est dite. L'union fiscale ne verra jamais le jour. Un élément de plus pour considérer que l'UE est morte.
a écrit le 12/04/2016 à 10:20 :
hahaha! quelle surprise !!! on n'y aurait jamais cru, hein?
tt effort est severement puni, alors forcement.........
heureusement que l'euro a perdu 20%, sinon ca serait une recession permanente; mais pour l'instant a defaut de se developper, les boites reduisent la vitesse a laquelle elles coulent

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