Le programme pour les banlieues dévoilé mardi par Macron

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Le Conseil présidentiel des Villes a été dévoilé en amont du programme pour les banlieues que présente Emmanuel Macron le 22 mai
Le Conseil présidentiel des Villes a été dévoilé en amont du programme pour les banlieues que présente Emmanuel Macron le 22 mai (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Suite à la présentation par Jean-Louis Borloo le 26 avril dernier d’un rapport ambitieux, c’est mardi 22 mai que le président de la République détaillera son programme pour améliorer la vie des habitants des quartiers défavorisés, non pas avec de "grands dispositifs", mais des mesures "efficaces". La composition du Conseil présidentiel des villes a été annoncée ce 19 mai.

« Vivre ensemble - vivre en grand la République ». C'est l'ambition affichée par l'ancien ministre de la ville (puis de l'environnement) Jean-Louis Borloo, qui appelle dans son rapport à une  "réconciliation nationale" et propose pour les quartiers défavorisés un fonds de 5 milliards d'euros, la relance de la rénovation urbaine, ou encore un effort sur l'école.

S'il a été unanimement salué par les élus, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux l'a qualifié de simple "base de travail", et le président lui-même, qui le lui avait commandé, a d'ores et déjà fait savoir qu'il annoncerait « des mesures efficaces » en faveur des quartiers défavorisés, plutôt que de "grands dispositifs". Dans un entretien au Figaro ce samedi 19 mai, l'ex patron de l'UMP et maire (LR) de Meaux Jean-François Copé a souhaité qu'Emmanuel Macron tienne compte de ce rapport. Faute de quoi ce serait "un camouflet" à l'égard de tous les acteurs impliqués, à commencer par les maires, mais ausi « un message terrible de renoncement sur ce qui est une priorité ».

Un conseil de 25 personnalités engagées pour les quartiers

Ce samedi a été dévoilé le Conseil présidentiel des villes, annoncé par le président de la république à Tourcoing en novembre dernier consacré aux banlieues et quartiers défavorisés et qui se réunira pour la première fois mardi avant le discours d'Emmanuel Macron. Il rassemble vingt-cinq  personnalités dont la liste a été dévoilée samedi par l'Elysée. On y trouve "des acteurs économiques, sociaux, culturels et sportifs d'envergure nationale engagés pour les quartiers", comme l'humoriste Yassine Bellatar, le fondateur du cabinet de recrutement Mozaïk RH, Saïd Hammouche, la cheffe d'orchestre qui promeut la musique classique en banlieue Zahia Ziouani ou le président de l'association "Sport dans la ville" Nicolas Eschermann.

Y figurent également des acteurs de terrain "impliqués dans la vie de leur quartier", comme la fondatrice de l'association Zonzon93 Laëtitia Nonone, le chercheur Patrick Curmi ou encore la fondatrice du réseau d'habitants Voisin Malin, Anne Charpy. Egalement présents : le délégué général de l'Agence pour la diversité entrepreneuriale (Adive) Majid El Jarroudi, le fondateur de la coordination citoyenne "Pas sans nous" Mohamed Mechmache et la vice-championne olympique de boxe Sarah Ourahmoune (également déléguée du gouvernement en Seine-saint-Denis).

Les régions représentées

Les régions ne sont pas en reste avec Catherine Herraney, directrice du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles de Lyon, Samia Chabbani, fondatrice de l'association Ancrages dans les quartiers Nord de Marseille et Allaoui Guenni, président de l'association Emergence au Havre, ainsi que Faycal Karoui, directeur de l'Orchestre de Pau Pays de Béarn et Daniel Hierso, Président d'Outremer Network. Deux étudiants et un proviseur de lycée complètent cette liste.

La politique de la Ville concerne cinq millions de personnes dans des "quartiers prioritaires" caractérisés par un  chômage élevé,  une population jeune, une forte proportion de personnes d'origine étrangère et de familles monoparentales et un urbanisme dégradé.

Cette politique est financée par l'Etat via une ligne budgétaire spécifique qui s'élève à 429 millions d'euros pour 2018, ainsi que par des mesures fiscales pour un montant de 411 millions.

Elle se concentre essentiellement dans les 1300 "quartiers politique de la ville" (QPV) le plus souvent situés au cœur de pôles urbains, que compte la Métropole et qui rassemblent quelque 5 millions d'habitants.

Rénover la gouvernance de l'Anru ?

La rénovation urbaine, pilotée par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), en constitue l'un des piliers.

De 2003 à 2015, cette politique a visé600 quartiers représentant 4 millions d'habitants, pour un budget de 11,7 milliards d'euros.

Un nouveau programme lancé en 2014 concerne 480 quartiers et bénéficie à lui seul d'une enveloppe de 10 milliards d'euros, dont un milliard sera apporté par l'Etat, le solde provenant notamment d'Action logement.

Mais dans son rapport, Jean-Louis Borloo, tout en affirmant que cela a généré "48 milliards de travaux" en dix ans et crée "plus de 40.000 emplois", dénonce une rénovation urbaine à l'arrêt depuis 4 ans. Il propose de changer la gouvernance de l'Anru avec une nouvelle fondation, dotées des fonds d'Action logement (l'ancien 1% Logement auquel cotisent les entreprises).

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a écrit le 21/05/2018 à 15:43 :
Ils ont eu des centaines de milliards depuis 88, tout a été essayé, et ils dégradent tout, dealent, agressent, et pompent la C.A.F au maximum, alloc log, loyers symboliques, et RSA le tout avec notre lourde CSG-CRDS. NON ASSEZ. Mettez leur des policiers partout : c'est le seul Cout Exorbitant qu'ils méritent. ASSEZ ! ou TROP !!!!
Réponse de le 21/05/2018 à 16:08 :
@ Anne Sophie,

ils sont «  où» ces milliards ?donnés soit disant aux banlieues ?

Réponse de le 21/05/2018 à 21:46 :
le premier plan banlieu date de ...77 ! Mais on ne change pas une politique qui echoue ...
a écrit le 21/05/2018 à 12:24 :
cette ère c’est une autre ère.
c’est plus rentable de proposer un plan départ - retour définitif dans le pays d’origine avec un capital ( de ce qui a été cotisé en France)
permettre à ceux qui veulent rentrer et construire une évolution pour eux
donner le «  choix » d’un retour définitif.

la France , sans travail , sans visibilité social avec un rejet plus ou moins important n’est pas de l’épanouissement , avec peu d’argent créer des emplois dans des pays en voie de développement un projet plus valorisant pour les individus : la vie est plutôt courte que chacun laissent de «  bonnes traces » de son passage ici , sur terre.
a écrit le 21/05/2018 à 12:18 :
Encore des milliards dépensés pour rien, comme à l'Education Nationale, on croit que l'argent peu acheter, le civisme, le sérieux, le respect et l'envie de travailler, dans des quartiers ou il faisait bon vivre il y a 40 ans. Le chaos vient de cultures et de religions qui amènent la pauvreté et la violence comme dans leurs pays d'origines. Avec 200 000 migrants qui se rajoutent tout les ans à cette pauvreté chronique nous n'avons plus les moyens, ni la force d'intégrer des personnes qui refusent l'intégration, la culture et les valeurs de notre pays.
Réponse de le 21/05/2018 à 12:37 :
la non- intégration vient du fait qu’il y a pas de visibilité sociale et le rejet est plus important que la volonté de les «  insérer  à la société »
le respect et la civilité même certains «  groupes dit civilisés » croient qu’ils le possède mais ils n’ont pas conscience qu’ils
n’ont même pas de respect pour eux- même.
il est «  impossible » de respecter les autres si on se respecte pas soi- même.
a écrit le 21/05/2018 à 11:05 :
il savent les problemes des banlieux ,ETc est une politique a lompt terme avec beaucoup de moyen les maires en connaisent tous les meandres :CHOMAGE :DROGUE :RELIGION: ET TROP DE CONSENTRATION DE PAUVRES DANS DES CAGES POULES SANS ENTRETIENT POUR CERTAINES CAGES D ESCALIER SCOISTER PAR DES DILLEURS///LORSQUE L AVENIR EST SANS ESPOIR LE PRESENT PEND UNE AMERTUME IGNOBLE///EMILE ZOLA///
a écrit le 21/05/2018 à 8:26 :
un plan banlieue sérieux ça ne consiste pas a arroser des quartiers "cosmopolites" (le mot est faible ! ) a coups de milliards piochés dans les poches des citoyens mais a SECURISER ces zones pour que des entreprise viennent s'y installer , créent des emplois et que les gens retrouvent une vie "normale " !!!
.... mais chhhuuutttttt !...........tout va bien vu de " la-haut" !
a écrit le 21/05/2018 à 6:46 :
Le plan Borloo est bien insuffisant.Il est clair qu'il faut bien plus de moyens.Il faut bien trouver cet argent quelque part.Le gouvernement doit arbitrer entre des aides sociales qui vont souvent au mauvais endroit,et ces cités pour lesquelles il faut commencer a faire quelque chose.Il faut développer des zones franches et aider le secteur associatif,sportif et culturel
Réponse de le 21/05/2018 à 8:27 :
Vous avez une vision aussi etriquée que celle des politiques !
l'argent ne fait pas TOUT !!!
Réponse de le 21/05/2018 à 12:24 :
Il suffit de comparer la façon dont la communauté asiatique s'intègre et réussie par le travail dans la discrétion, ce qui n'est pas le cas d' autres cultures !
a écrit le 20/05/2018 à 14:42 :
On va encore devoir leur donner combien ? Ils se radicalisent on paie. Ils cassent des voitures ? On paie. Ils viennent pleurer pour un oui ou pour un non ? On paie. Ils hurlent au racisme ? On paie ! Ils remplissent les prisons et ne veulent pas aller bosser ? On paie....etc.
Réponse de le 21/05/2018 à 0:01 :
il est normal «  de payer » les mauvaises gestions et décisions surtout quand les subventions depuis trop longtemps ont été utilisés à d’autres effets qu’il était destiné initialement.

la preuve : contrôler les finances de toutes les mairies sur 40 ans.
a écrit le 20/05/2018 à 14:17 :
via des «  centres culturels des différents communautés »?
a écrit le 20/05/2018 à 10:47 :
Après le programme, il ne restera qu'à dévoiler les banlieues !

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