Léger rebond des créations d'entreprises en juin
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Le mois dernier, les créations d'entreprises ont progressé de 0,8% par rapport à mai, après une baisse de 4,1% le mois précédent. Le déclin de mai s'expliquait par un net repli des créations de micro-entreprises. Celles-ci restent en léger recul en juin (-0,2% après -7,4%). Le rebond général du mois dernier s'explique exclusivement par une accélération des créations d'entreprises dites classiques (+2,6%, après +2,1%).
Pour autant, les micro-entreprises restent largement dominantes parmi les nouvelles entreprises, à plus de 50.000 sur 82.924 créations. Tous types confondus, "en juin 2021, les créations d'entreprises sont en hausse notamment dans les activités d'hébergement et restauration (+14,9%), dans les activités d'enseignement, santé et action sociale (+10,8%) et dans l'industrie manufacturière (+9,4%)", détaille l'Insee dans un communiqué.
"Elles sont en baisse dans les activités de transport et entreposage (-19,8%)", poursuit l'institut. Sur l'ensemble des douze mois écoulés, les créations sont par ailleurs en forte hausse par rapport à un an plus tôt (+30,2%). Mais cette comparaison n'est guère parlante car elle se fait par rapport à une période qui comprenait le premier confinement, très strict, décrété face à la crise sanitaire.
Les défaillances d'entreprises en France ont continué de reculer sur un an en juin, de 28,6%, et le rythme de repli de ces défaillances s'est confirmé, toujours en raison "d'un effet de base", a indiqué jeudi la Banque de France. Sur les douze mois se terminant en juin, 28.655 défaillances ont été enregistrées, selon un chiffre provisoire publié par la banque centrale.
A fin mai, les défaillances avaient reculé de 29,1% sur un an (chiffre révisé par rapport à une précédente estimation de 29,7%) à 29.412. Ce ralentissement s'explique par un "effet de base", lié au faible nombre de défaillances enregistrées durant les mois ayant suivi le premier confinement de 2020. "Les variations ont l'air moins importantes sans que le nombre courant de défaillances soit nécessairement plus élevé", explique la Banque de France.
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Elle précise que ce phénomène "devrait s'accentuer dans les prochains mois avec la prise en compte progressive, dans la base de calcul des variations, des mois suivants de 2020".
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Par ailleurs, ce mouvement ne reflète pas une éventuelle réduction du nombre d'entreprises en difficulté, car il s'explique essentiellement par l'assouplissement des règles de déclarations de cessation de paiement au début de la crise sanitaire. La baisse des défaillances en juin sur un an concerne toutes les tailles d'entreprises, et tous les secteurs, sauf celui des activités immobilières, en légère progression, détaille la Banque de France.
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