Premier ministre : l'application du programme du NFP serait « fatale » pour l'économie, met en garde le Medef
latribune.fr
La mise en œuvre du programme du NFP serait « fatale pour l'économie française et précipiterait notre déclin », assure le Medef, dans un nouveau communiqué publié ce mardi.
Contre toute attente, la gauche du Nouveau Front populaire (NFP) est arrivée en tête des élections législatives dimanche soir, devant les macronistes et le RN, sans qu'aucune majorité ne se dégage. Une nouvelle fois ce mardi, le premier syndicat patronal met en garde contre les effets négatifs du programme porté par le NFP. Retrouvez ci-dessous les temps forts de cette journée.
21H30 - C'est la fin de ce direct
C'est la fin de ce direct. Merci de l'avoir suivi ! Retrouvez les informations essentielles de ce mardi 9 juillet 2024 sur le fil d'actualité ci-dessous. Nos décryptages et analyses sur les conséquences politiques et économiques des législatives anticipées sont à lire sur le site web de La Tribune. Excellente soirée et bonne lecture.
21H25 -Entrevue entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher ce mardi soir
Photo d'illustration (Crédits : Reuters)
Emmanuel Macron, silencieux depuis le second tour des législatives, a reçu mardi soir à l'Elysée le président LR du Sénat Gérard Larcher, a appris l'AFP de source sénatoriale confirmant une information du Figaro.
Une réunion à la demande du chef de l'Etat, précise-t-on, à laquelle le président du Sénat répond comme d'habitude, mais « pour écouter » et « sans proposition à soumettre » à Emmanuel Macron.
21H15 -Edouard Philippe plaide pour un « accord technique » avec LR
Edouard Philippe a plaidé aujourd'hui pour un « accord technique » entre le camp présidentiel et Les Républicains (LR), qui devront, en cas de refus, « expliquer à leurs électeurs qu'ils ont préféré un gouvernement du Nouveau front populaire avec LFI ».
« Le président va devoir nommer un Premier ministre » et « la logique des institutions, c'est qu'il se tourne vers la formation politique, ou plus exactement vers l'organisation politique qui est majoritaire », a par ailleurs déclaré l'ancien Premier ministre sur TF1.
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21H01 -Mathilde Panot réélue à la présidence du groupe LFI à l'Assemblée
La députée Mathilde Panot a annoncé qu'elle avait été réélue à la présidence du groupe parlementaire de La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale. Sur le réseau social X, elle a adressé ses « chaleureux remerciements » aux élus insoumis, qui se réunissaient aujourd'hui pour la première fois de la nouvelle législature.
20H20 -Les cotes des trois plus grandes banques françaises chahutées
Mauvaise passe pour les trois banques françaises cotées en Bourse, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole SA. Depuis lundi, les établissements subissent la défiance des investisseurs. Ceux-ci sont effrayés par l'incertitude politique et la percée du bloc de gauche aux législatives. En deux jours, la Société Générale a ainsi perdu 3,46%, BNP Paribas 4,07%, et Crédit Agricole SA, 1,76%.
19H35 -« On va réussir à proposer un Premier ministre d'ici la fin de semaine », assure Fabien Roussel
« Essayez de nous faire confiance ». Telle est l'appel lancée par le patron du Parti communiste sur le plateau de C à vous, ce mardi soir. « On va réussir à proposer un Premier ministre d'ici la fin de semaine. On fait tout pour avancer dans ce sens-là dans le respect des 4 forces à gauche », a ensuite expliqué Fabien Roussel.
18H52- L'application du programme du NFP serait «fatale» estime le Medef
La mise en œuvre du programme du Nouveau Front populaire (NFP), arrivé dimanche en tête du second tour des élections législatives sans décrocher la majorité absolue, serait « fatale » à l'économie française, s'est alarmé mardi le président du Medef Patrick Martin.
«On a l'impression que le débat politique s'est affranchi des réalités économiques, beaucoup de responsables ne parlant que d'augmentations de dépenses et d'impôts», juge le dirigeant de la première organisation patronale française dans une interview publiée sur le site du journalLes Échos.
Pour Patrick Martin, le programme de l'alliance de gauche, qui espère être chargée par le président Emmanuel Macron de former un gouvernement, « est le programme de La France insoumise. Sa mise en œuvre serait fatale pour l'économie française et précipiterait notre déclin », assure-t-il au lendemain d'un communiqué du Medef qui avançait que les propositions du NFP pourraient plonger le pays dans une crise économique « profonde et durable ».
18H38-Les banques françaises bousculées en Bourse
Les trois banques françaises cotées, BNP Paribas, Société Générale et, dans une moindre mesure, Crédit Agricole SA, subissent à nouveau depuis lundi la défiance des investisseurs, effrayés par l'incertitude politique et la percée du Nouveau Front populaire aux législatives. En deux jours, l'action BNP Paribas a perdu 4,07%, Société Générale, 3,46%, et Crédit Agricole SA, 1,76%.
« L'environnement opérationnel des banques françaises pourrait être mis sous pression si l'incertitude politique persiste au-delà des élections législatives », prédisait la semaine dernière dans une note l'agence Fitch.
Les quatre formations politiques du Nouveau Front populaire mettent « solennellement » en garde Emmanuel Macron contre « toute tentative de détournement des institutions », avec le maintien prolongé de Gabriel Attal à Matignon, dans un communiqué commun publié ce mardi.
Alors que le chef de l'Etat n'a pas appelé l'alliance de gauche, arrivée en tête des élections législatives dimanche, à former un nouveau gouvernement, le Nouveau Front populaire juge que si Emmanuel Macron « persistait », ce serait « une trahison de l'esprit de notre constitution et un coup de force démocratique auquel nous nous opposerions de toutes nos forces ».
18H28- Emmanuel Macron rencontre le président du Sénat
Selon les informations de nos confrères du Figaro, le chef de l'Etat va s'entretenir avec Gérard Larcher, président du Sénat ce mardi. Cette rencontre intervient deux jours après le résultat des élections législatives, le Nouveau Front populaire étant arrivé - contre toute attente - en tête.
Pour rappel, Gabriel Attal a remis lundi sa démission au chef de l'Etat, comme de tradition après des élections présidentielle ou législatives. Mais Emmanuel Macron n'a pas précisé s'il avait accepté ou refusé cette démission. Il a simplement fait savoir qu'il lui avait demandé de se maintenir à son poste « pour le moment, afin d'assurer la stabilité du pays ».
17H30 - Un enregistrement mettrait en cause le soutien de Fabien Roussel au Nouveau Front populaire
Dans un audio diffusé sur X (ex-Twitter) le 4 juillet, un internaute expliquait avoir enregistré une conversation de Fabien Roussel dans un TGV Paris-Lille. Dans ce fichier audio réalisé avant le second tour des élections - et accompagné d'une photo d'un homme de dos ressemblant à Fabien Roussel - la conversation tourne autour d'une coalition « sans la France insoumise. » L'homme au téléphone - dont il est dit qu'il s'agit de Fabien Roussel - dit avoir discuté avec Gérald Darmanin et Olivier Véran.
Ces extraits ont ému le milieu militant de gauche, d'autant plus que leur authenticité a pu être confirmée par le service Checknews de Libération ce mardi. Interrogé par BFM TV à ce sujet, le porte-parole du Parti communiste français Ian Brossat a réfuté l'authenticité de ces enregistrements. La même réponse a été donnée à Libération, citant des cadres du PCF qui qualifient ces vidéos de «trompeuse, tronquée et malveillante.» Le parti a cependant confirmé la présence de Fabien Roussel dans le train Paris-Lille décrit pas l'internaute.
17H20 - Eric Ciotti annonce la création du groupe parlementaire "A droite !"
Eric Ciotti a réussi à réunir une quinzaine de députés pour former un groupe parlementaire. Il l'a annoncé dans un tweet. Sur la photo figure notamment Christelle d'Intorni, seule députée sortante à avoir suivi le patron des Républicains dans son alliance électorale avec le Rassemblement National.
16H15 - Le groupe Gauche démocrate et républicaine se réunira demain
Le groupe parlementaire Gauche démocrate et républicaine (GDR), se réunira mercredi à 18h pour décider de sa composition. Le premier enjeu de la discussion sera de déterminer la force du groupe. André Chassaigne, député communiste historique de l'Assemblée nationale, a déclaré au micro de LCP que « Pour le moment, nous sommes huit députés communistes, un député GRS (Gauche républicaine et socialiste), huit ou neuf députés d'Outre-mer, il n'y a pas de raison que notre groupe ne se constitue pas. »
Le deuxième enjeu concernera directement André Chassaigne qui pourrait prendre la présidence du groupe. Enfin, les députés ex insoumis - purgés et dissidents - seront au coeur des discussions. Ces derniers ont adressés une lettre au groupe GDR et au groupe écologiste afin de proposer leur force pour créer un groupe commun.
15H15 - 8 ans après, François Hollande de retour à l'Assemblée nationale
L'ancien président de la République, François Hollande, est arrivé à l'Assemblée nationale avec l'ensemble du groupe socialiste.
Son dernier mandat de député avait pris fin le 14 mai 2012, à l'issu de la XIIIe législature. Mais durant son mandat présidentiel, l'élu de Corrèze s'était rendu une fois à l'Assemblée nationale. La Constitution interdit pourtant formellement au président de la République de participer aux séances parlementaires, à l'exception des réunions en Congrès à Versailles.
Le 8 octobre 2016, François Hollande s'était rendu à l'Hotel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée nationale, pour un discours sur les institutions, provoquant la colère de la droite. A l'époque le Président avait pris soin de respecter la Constitution, ne se rendant pas dans l'hémicycle. La règle qui interdit à un président de rentrer dans l'hémicycle date de 1873, lorsque la chambre des députés, alors monarchiste, souhaiter priver le président Adolphe Thiers, républicain, d'une tribune qui aurait pu influencer les parlementaires.
15H05 - Olivier Faure se dit «prêt à assumer la fonction(de Premier ministre)»
Arrivé quelques minutes après Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale, le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, s'est dit « prêt à assumer cette fonction (Ndlr: Premier ministre).» Il a cependant mis une condition à sa candidature, celle gouverner « sans hégémonie », et d'ajouter que le Nouveau Front Populaire était toujours « uni ».
Plus tôt dans la journée, le député européen et secrétaire général du Parti socialiste, Pierre Jouvet, avait déclaré qu'Olivier Faure était le seul « qui peut rassurer et être Premier ministre. »
15H00 - Jean-Luc Mélenchon arrive à l'Assemblée nationale
Face à une meute de caméras et de micros, le triple candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon - qui n'est plus député depuis 2022 - est arrivé à l'Assemblé nationale, peu avant 15H. Face aux journalistes il a accusé Emmanuel Macron de « faire exprès de traîner. Il bloque la situation pour garder le pouvoir le plus longtemps possible.»
14H50 - La rupture «est consommée» pour les dissidents de la France Insoumise
Dans une lettre adressée aux groupes communistes et écologistes de l'Assemblée nationale, François Ruffin, Clémentine Autain, Danielle Simonnet, Raquel Garridot, Alexis Corbière et Henrik Davi annoncent d'un commun accord que « la rupture entre nous et la France Insoumise est consommée. Nous ne siègerons pas dans le groupe insoumis. » Le groupe de dissidents - dont certains avaient vu leur investiture ne pas être reconduite par la France insoumise - propose « un groupe commun » aux écologistes et communistes.
Lors de son arrivée à l'Assemblée nationale, Alexis Corbière - un des purgé de la France Insoumise - a souhaité que « le Nouveau front populaire fonctionne démocratiquement (...) le sectarisme quand l'extreme droite est aussi forte c'est de la bêtise. »
Lettre des dissidents LFI (Crédits : DR)
14H35 - La venue de Macron au sommet de l'OTAN sous pression
Le chef de l'Etat décollera mercredi matin direction Washington, afin d'assister au 75e sommet de l'Alliance du traité de l'Atlantique Nord durant 48 heures. Certains membres du camp présidentiel appelleraient de leurs vœux à annuler ce voyage selon Le Figaro. Ces derniers redoutent que la gauche ne trouve un candidat pour le poste de Premier ministre, sans que l'exécutif ne puisse réagir à temps. Alors qu'un ministre s'alarme auprès du quotidien que « chaque jour compte », l'Elysée a assuré la participation du président au sommet de l'Alliance.
14H15 - Pour Agnès-Pannier-Runacher «la coalition se situe très probablement entre la droite raisonnable et la gauche responsable.»
La ministre déléguée à l'agriculture, Agnès Pannier-Runacher, réélue députée dans le Pas-de-Calais dimanche, a rejeté toute coalition avec le Rassemblement National et la France insoumise. Au micro de BFM TV, elle a ainsi déclaré que la coalition « se situe très probablement entre la droite raisonnable et la gauche responsable.(...) Elle n'est ni du côté du RN qui porte un programme dangereux pour la France et qui a été rejeté par les Français, ni du côté de la France Insoumise. »
Très vite, elle est rejointe par le député Renaissance des Hauts-de-Seine Pierre Cazeneuve, qui, au micro de France Info a appelé à "créer une coalition allant de la droite gaulliste jusqu'à la gauche de gouvernement (...) J'appelle le groupe socialiste, j'appelle Les Républicains à venir autour de la table avec nous pour échanger sur un certain nombre d'idées programmatiques."
Pour rappel, dans les colonnes de La Voix du Nord ce matin, la ministre avait déjà exprimé son opposition à la réforme de l'assurance-chômage portée par son camp. Selon elle, la réforme n'est « pas appropriée dans son état actuel à la situation que j'ai vue sur le terrain.»
13H57 - Aurélien Pradié juge qu'« il n'y aura plus de groupe Les Républicains » à l'Assemblée
« Il n'y aura, à mon avis, plus de groupe Les Républicains » à l'Assemblée nationale. C'est ce qu'a déclaré aux médias le député du Lot Aurélien Pradié, mardi matin à son arrivée au Palais-Bourbon. Celui-ci estime que « les idées de la droite gaulliste doivent perdurer, et pour cela il faut sortir des vieux carcans, donc changer de nom, avant de, peut être, changer de mode de fonctionnement ». « La seule voie possible, c'est la cohabitation », a-t-il également tranché au vue de la tripartition de l'Hémicycle.
Pour rappel, Aurélien Pradié a annoncé son départ du parti Les Républicains lors du second tour des législatives. Se revendiquant d'une « droite sociale », le député a pris à plusieurs reprises des positions différentes du canal officiel des LR. Il s'était également opposé à l'alliance avec le RN, initiée par Eric Ciotti.
13H42 - Les agences de notation ne « dictent » pas la « politique », déplore Fabien Roussel
« Ce ne sont pas les agences de notation qui dictent la politique de la France », « c'est le peuple », a déploré sur le réseau social X, le numéro 1 du PCF Fabien Roussel. Pour rappel, l'agence de notation Moody's a mis en garde ce mardi la France sur les conséquences négatives d'une abrogation de la réforme des retraites sur la note de la France.
13H27 - « Il n'y a pas de raison que le groupe Gauche démocrate et républicaine ne se constitue pas », affirme André Chassaigne
« Pour le moment, il n'y a pas de raison que le groupe Gauche démocrate et républicaine ne se constitue pas », affirme ce lundi le député communiste André Chassaigne sur LCP. Pour rappel, jusqu'ici, les députés communistes et certains députés d'Outre-mer siégeaient ensemble à l'Assemblée dans le groupe de la « gauche démocrate et républicaine ».
Une réunion doit avoir lieu mercredi à 18 heures pour définir de la pérennité de ce groupe et choisir un ou une présidente, affirme le député du Puy-de-Dôme . « On a l'habitude et c'est la culture communiste, on n'est pas dans des affaires personnelles », explique l'ancien président du groupe, qui se dit ouvert à un changement de personne.
12H40 - Olivier Faure est le seul «qui peut rassurer et être Premier ministre», affirme le secrétaire général du Parti Socialiste, Pierre Jouvet
Interrogé au micro de franceinfo, le député européen et secrétaire général du Parti socialiste, Pierre Jouvet, a déclaré qu'Olivier Faure était le seul « qui peut rassurer et être Premier ministre. » Le concerné, Premier secrétaire du Parti Socialiste, négocie toujours depuis lundi le nom du candidat de gauche au poste de Premier ministre avec ses homologues du Parti Communiste Français, de la France Insoumise et des Verts.
D'après Le Figaro, le parti de Manuel Bompard, la France Insoumise, soutiendrait la candidature de la députée du Val-de-Marne Clémence Guetté. De l'autre côté, et selon L'Humanité, les écologistes tenteraient de pousser le nom de Cyrielle Chatelain pour la présidence de l'Assemblée nationale. La députée de l'Isère était présidente du groupe des écologistes à l'Assemblée durant la dernière législature.
12H15 - Lacampagne présidentielle de Marine Le Pen en 2022 visée par une enquête pour financement illicite
Photo d'illustration (Crédits : Sarah Meyssonnier)
L'information, donnée ce matin par BFM TV, a été confirmée par l'AFP ce midi. Selon la quinzième chaîne de télévision, la décision du Parquet de Paris a été prise après un signalement par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
Après une enquête préliminaire, une information judiciaire a été ouverte le 2 juillet pour prêt d'une personne morale à un candidat en campagne électorale, acceptation par un candidat en campagne de prêt d'une personne morale, détournement de biens par des personnes exerçant une fonction publique, escroquerie commise au préjudice d'une personne publique, faux et usage de faux, a détaillé le parquet.
11H55 - Poste-clé à l'Assemblée : le RN s'indigne face aux députés LFI et EELV qui veulent lui barrer la route
« L'extrême droite n'est pas compatible avec la République. Le Rassemblement national ne doit occuper aucun poste dans cette Assemblée nationale », a souligné mardi la députée écologiste Cyrielle Chatelain, ancienne présidente du groupe vert au Palais Bourbon. Les Verts souhaitent, en effet, rétablir un « cordon sanitaire » contre le Rassemblement national, qui disposait avant les élections de deux vice-présidences. Le parti écologiste peut compter sur le soutien des insoumis, Mathilde Panot jugeant qu'il est « important qu'ils n'aient pas les postes à responsabilité. »
De quoi susciter la colère du Rassemblement national. Sur le plateau de LCP, le député RN du Loiret Thomas Ménagé a dénoncé « un comportement antirépublicain, antidémocratique. Nous représentons aujourd'hui 10 millions de Français, 143 députés ici. » Il a, par la suite, appelé à « un peu de raison, à respecter le choix des électeurs... J'appelle toutes les autres forces politiques, au-delà du Nouveau Front populaire à respecter les choix des électeurs. »
11H41 - La ministre déléguée Agnès Pannier-Runacher opposée à la réforme de l'assurance chômage
Réélue dimanche dans le Pas-de-Calais, la ministre déléguée à l'agriculture Agnès Pannier-Runacher, a annoncé son opposition à la réforme de l'assurance chômage ce mardi dans les colonnes de La Voix du Nord. La réforme, qualifiée « d'indispensable » par le président de la République, n'est « pas appropriée dans son état actuel à la situation que j'ai vue sur le terrain », a souligné la ministre qui se définit de « centre-gauche » qui ajoute qu'un « certain nombre d'habitants m'ont évoqué leur situation et ce qui est porté là ne donne pas les bonnes réponses.»
La réforme de l'assurance chômage fait déjà l'objet de tractations, la gauche demandant son abrogation. Dès le 30 juin, au soir du premier tour des élections législatives, le Premier ministre avait annoncé sa suspension, alors que le décret d'application devait être publié le 1er juillet. Interrogé durant l'entre-deux tours, Gabriel Attal avait déclaré vouloir reprendre les discussions à ce sujet « avec les forces politiques élues au Parlement » d'ici la fin juillet.
11H30 - La rentrée des députés, première étape d'un calendrier chargé
Ce mardi marque la deuxième journée de rentrée des députés des différentes formations politiques venus en repérage à l'Assemblée nationale afin de découvrir ou récupérer bureaux et sièges. Cette première étape - préalable à d'autres plus importantes dans la vie législative - se fait en parallèle des tractations afin de composer une majorité qui peine encore à se dessiner.
Jeudi 18 juillet marquera la véritable rentrée électorale avec l'ouverture de la XVIIe législature de la Cinquième République. A cette occasion, l'hémicycle fera salle comble et les députés voteront pour élire leur président. Au micro de Télématin sur France 2, ce mardi 9 juillet, la présidente sortante Ensemble!, Yaël Braun-Pivet, s'est déclarée candidate à sa reconduction. Quelques heures plus tard, la députée écologiste de Paris, Sandrine Rousseau, a également fait part de son intérêt pour le poste au micro de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio.
L'autre événement très attendu aura lieu le vendredi 19 juillet. Il s'agit de l'élection des postes clefs à l'Assemblée nationale : six vice-présidents et trois questeurs.
11H05 - La France Insoumise fait sa rentrée électorale à l'Assemblée Nationale
Les députés de la France Insoumise font leur rentrée (Crédits : Reuters)
Le contingent de 75 députés de la France Insoumise est arrivé à l'Assemblée Nationale. L'occasion d'une photo de famille, 2 jours après les résultats des élections législatives. Au cours des élections, la formation coordonnée par Manuel Bompard a maintenu son nombre de députés dans l'hémicycle à 75 entre la XVIe et la XVIIe législature. L'alliance de gauche ( anciennement NUPES, aujourd'hui Nouveau Front Populaire ) est passée de 149 à 182.
10H15 - Le Conseil constitutionnel saisi pour 8 contentieux au cours des élections législatives
Sur son site Internet, le Conseil constitutionnel annonce avoir déjà reçu 8 recours lundi dans le cadre des élections législatives. La plupart des requérants sont des citoyens, ou des candidats indépendants lors des élections.
10H08 - Sandrine Rousseau « aimerait bien » candidater à la présidence de l'Assemblée nationale
Au micro de Sud Radio ce matin, l'écologiste Sandrine Rousseau, réélue députée dans la 9e circonscription de Paris, a fait part de son envie d'être présidente de l'Assemblée Nationale. Devant l'intervieweur Jean-Jacques Bourdin, Sandrine Rousseau a critiqué l'ancienne locataire du perchoir, Yael Braun-Pivet, signalant qu'à la place de cette dernière « elle respecterait bien plus les équilibres démocratiques que cela n'a été fait.
10H03 - Le directeur général du Rassemblement National démissionne suite à l'échec du "Plan Matignon"
L'AFP confirme ce matin l'information révélée par Le Monde dans la nuit du 8 au 9 juillet, signalant la démission de Gilles Pennelle, directeur général du Rassemblement National, en charge de la nomination des candidats RN aux élections législatives.
Le normand de 61 ans avait été élu député européen le 9 juin dernier et était chargé du casting des 577 candidats du Rassemblement National pour les élections législatives anticipées dans le cadre du "Plan Matignon". Ce plan devait garantir la nomination rapide de candidats RN fiables en cas de dissolution. Dans l'entre-deux tours de la campagne, plusieurs dizaines de ces candidats ont été épinglés pour des propos racistes, homophobes et antisémites.
Jordan Bardella, le président du RN, avait reconnu lundi des « erreurs » dans sa campagne. « Il y a des efforts à faire à la fois sur la professionnalisation de notre implantation locale, peut-être sur le choix d'un certain nombre de candidats. Je le dis clairement, sur quelques circonscriptions, les choix que nous avons faits n'étaient pas les bons », avait-il dit. Selon Le Monde, qui cite les propos du député européen Philippe Olivier, membre du bureau exécutif du parti : « il était prévu que [Gilles Pennelle] laisse la main » après son élection comme député européen, le 9 juin, et d'ajouter au journal que « Jordan Bardella va annoncer une réorganisation générale du parti. Elle aurait eu lieu, quoi qu'il arrive. Il y aura des modifications périphériques qui tiendront compte des dysfonctionnements constatés.»
08H54 - « Jean-Luc Mélenchon est l'une des possibilités » pour Matignon, insiste Mathilde Panot
« Jean-Luc Mélenchon est l'une des possibilités » pour devenir Premier ministre, a réaffirmé Mathilde Panot sur BFMTV-RMC. « Ça ne serait pas sérieux d'avoir dit il y a deux ans "Jean-Luc Mélenchon Premier ministre" et maintenant expliquer qu'il ne pourrait plus l'être », a défendu la députée LFI.
« Il n'est pas possible de dire pas untel, pas untel », a-t-elle expliqué. « Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise sont ceux qui ont fait en sorte de redonner le goût de la politique à des gens, ont fait en sorte qu'il y ait une mobilisation exceptionnelle dans les quartiers populaires et je crois qu'il faut respecter cela », a-t-elle insisté.
08H39 - Mathilde Panot appelle Emmanuel Macron à « respecter » le résultat des législatives
« Emmanuel Macron doit respecter le vote qui a eu lieu ce dimanche », a déclaré Mathilde Panot sur BFMTV-RMC ce mardi matin. « Quand j'entends des macronistes qui expliquent qu'il faudrait effacer une victoire qui a eu lieu il y a deux jours, j'ai un doute sur le fait que le président de la République ne respecte pas » les résultats.
La députée LFI attend que « les macronistes prennent position en disant qu'ils respecteront la volonté populaire ». « Je crois qu'un des enseignements de dimanche, c'est que la macronie a été défaite », a-t-elle ajouté. « Gabriel Attal doit s'en aller, le président de la République aurait dû accepter sa démission et faire un gouvernement qui gère les affaires courantes » sans Premier ministre, a estimé Mathilde Panot.
08H25 - « Jean-Luc Mélenchon fait partie des options possibles » pour Matignon, selon Manuel Bompard
« Jean-Luc Mélenchon a des atouts pour exercer cette fonction » de Premier ministre, a défendu Manuel Bompard sur Europe 1/Cnews ce mardi. « Il est en adéquation avec le programme que nous avons défendu pendant ces élections », a indiqué le coordinateur de La France insoumise . « Il a une expérience gouvernementale, une pratique du pouvoir que personne ne peut lui enlever donc oui, bien sûr qu'il fait partie des options possibles pour être le futur Premier ministre du Nouveau Front populaire », a-t-il affirmé.
08H19 - Emmanuel Macron « ne semble pas prendre acte du résultat » des législatives, dénonce Manuel Bompard
« Le président de la République ne semble pas prendre acte du résultat des ces élections législatives », déplore Manuel Bompard sur Europe 1/ Cnews ce mardi matin. « Les résultats de ces élections sont très clairs. C'est le NFP qui est arrivé en tête et qui dispose du plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale », a déclaré le coordinateur de La France insoumise.
« L'usage républicain, la logique institutionnelle, c'est que le président de la République se tourne vers le Nouveau Front populaire et nous demande de constituer un gouvernement », a-t-il ajouté. « Toutes les tentatives auxquelles on assiste depuis dimanche soir pour essayer d'effacer les résultats de ces élections législatives sont démocratiquement inacceptables ».
08H10 - Jean-Luc Mélenchon « ne sera pas Premier ministre », dit Fabien Roussel
Jean-Luc Mélenchon « ne sera pas et il ne peut pas être Premier ministre », a déclaré Fabien Roussel sur RTL ce mardi. « Cette question n'est même pas abordée parce que Jean-Luc Mélenchon a dit lui-même qu'il ne se proposait pas », a-t-il indiqué.
Le secrétaire national du PCF a dressé le portrait-robot d'un Premier ministre avec un « profil rassembleur et une capacité d'écoute importante ». « La question c'est pas les noms, c'est le consensus que les différents profils doivent réunir et rassembler ».
Le chef des communistes est favorable à « un Premier ministre et un gouvernement ouvert, de dialogue, qui tend la main et qui construit des majorités ». « Il faut trouver les moyens de convaincre, nous allons enfin tomber dans un régime parlementaire », a-t-il salué. « Je ne souhaite pas que nous gouvernions demain au 49.3. »
08H00 - Fabien Roussel : « Il faut que le président de la République nous laisse gouverner »
« Les Français ont exprimé d'immenses attentes, ils ont besoin que ça change », a déclaré Fabien Roussel, invité de la matinale de RTL ce mardi. « Ils ont exprimé le rejet de la politique d'Emmanuel Macron » et « au second tour ils ont dit "On ne veut pas de l'extrême droite" et ils ont voté pour le Nouveau Front populaire », a-t-il observé.
« Je ne crierai pas victoire, je pense qu'il faut avoir beaucoup d'humilité », a affirmé le secrétaire national du PCF, rappelant qu'« aucun bloc n'a de véritable majorité, encore moins de majorité absolue ». « Seul le NFP est devant » et « il faut essayer, il faut que le président de la République nous laisse gouverner », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la proposition du futur Premier ministre, Fabien Roussel indique que la gauche poursuit les discussions. « Nous discutons, nous travaillons à l'élaboration d'un gouvernement et à la désignation d'un Premier ministre en notre sein », a-t-il dit.
06H50 - La France a « rejeté l'extrémisme », salue Joe Biden
Joe Biden a affirmé lundi que la France avait « rejeté l'extrémisme » durant ses élections législatives et que « les démocrates le rejetteront aussi » aux Etats-Unis lors de l'élection présidentielle.
«En regardant l'élection (en France), il est clair que l'extrême droite n'a pas obtenu le résultat qu'elle souhaitait et que le compromis dans une démocratie doit rester le mot d'ordre en France, comme c'est le cas ici aux Etats-Unis», a ajouté John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche lors d'un point presse.
06H36 - La gauche fait son entrée à l'Assemblée nationale ce mardi
Les Écologistes doivent faire leur entrée ce mardi à 9h15 au Palais Bourbon. Elles seront suivies par le contingent de La France insoumise - plus de 70 élus - attendu sur les coups de 10 heures, puis par les socialistes, qui se réunissent à 14h30.
Ces derniers, dont le bataillon dépasse la soixantaine de représentants, croient pouvoir dépasser LFI en nombre grâce à quelques ralliements, et ainsi peser davantage dans le choix du prochain Premier ministre. « Le rapport de force est réglé. Il y a le nombre de députés LFI et celui des autres membres du Nouveau Front populaire », a cependant affirmé lundi soir l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui postule encore et toujours pour Matignon quand bien même son nom clive au sein de son camp.
06H34 - Une large coalition est « un doux rêve » pour Bruno Retailleau (LR)
Une large coalition partant du centre gauche jusqu'à la droite est un « doux rêve », a affirmé le patron des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau lundi sur TF1, au lendemain des élections législatives.
« Est-ce que vous me voyez franchement gouverner avec François Hollande ? » a interrogé le sénateur au micro de Gilles Bouleau. « On est d'accord sur rien », a-t-il poursuivi, évoquant les impôts, les charges ou encore l'immigration.
« Je pense que la marque LR est morte et je pense qu'il faut reconstruire un grand parti de droite pour la France », a ajouté Bruno Retailleau. Il n'a pas précisé qui était prêt à le suivre dans cette entreprise, mais a promis plus de liberté économique et plus d'« autorité pour l'ordre public ».
06H32 - ANALYSE. Face à un parlement en recomposition, les marchés soulagés, mais le risque de l'immobilisme plane sur l'économie française
Les marchés écartent désormais les options politiques les plus radicales, à l'issue du second tour des législatives anticipées. Une réaction de court terme plutôt positive, alors que les blocs au Parlement ne semblent pas prêts au dialogue. La volatilité et la prime de risque sur la France pourraient augmenter sensiblement en cas d'échec sur la constitution d'un gouvernement « technique ».
👉 Lisez ici l'analyse de notre journaliste finance Eric Benhamou
Parallèlement, le risque d'immobilisme plane au-dessus de l'économie française. Arrivé en tête du nombre de sièges, le Nouveau Front Populaire devra rapidement trouver des lignes d'accord sur sa politique budgétaire. Inquiet, le Medef a déjà prévenu que « le moteur de la croissance ne pourra se rallumer que si le pays poursuit une politique économique lisible et stable ».
👉 Les détails ici par notre journaliste macro-économie Grégoire Normand
06H30 - Bienvenue dans ce direct
Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré aux résultats des élections législatives.
Pour rappel, le Nouveau Front populaire est arrivé en tête de ce scrutin dimanche. Selon la dernière projection Elabe pour La Tribune Dimanche, BFMTV et RMC, le bloc de gauche obtiendrait entre 179 et 205 sièges. LFI s'imposerait avec 80 à 91 sièges, le PS compte 60 à 68 sièges, EELV 31 à 36 sièges, et le PCF 7 à 10 sièges.
La majorité présidentielle Ensemble aligne pour sa part un total de 157 à 174 sièges, dont 96 à 108 pour Renaissance, 37 à 38 pour le Modem, et 20 à 24 pour Horizons. Le RN affiche un total de 113 à 148 sièges, dont 9 à 12 pour les soutiens d'Eric Ciotti. Enfin, les LR et Divers droite totalisent 67 à 71 sièges.