Les collectivités abordent la crise dans une meilleure situation que l'Etat (Cour des comptes)

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Les collectivités ont engagé l'année dernière 186 milliards d'euros de dépenses de fonctionnement, 64 milliards de dépenses d'investissement, et leur épargne brute a progressé de 8,8%. Les magistrats soulignent notamment le dynamisme de leurs recettes fiscales (+3,1%) pour un total de 150,7 milliards d'euros en 2019.
Les collectivités ont engagé l'année dernière 186 milliards d'euros de dépenses de fonctionnement, 64 milliards de dépenses d'investissement, et leur épargne brute a progressé de 8,8%. Les magistrats soulignent notamment le dynamisme de leurs recettes fiscales (+3,1%) pour un total de 150,7 milliards d'euros en 2019. (Crédits : Charles Platiau)
La situation des collectivités (communes, départements, régions) s'est améliorée en 2019 pour la troisième année consécutive avec un niveau de dépenses contenu, notamment en ce qui concerne la masse salariale, souligne la Cour dans son rapport annuel sur les finances locales.

Les collectivités territoriales étaient dans une situation financière favorable fin 2019 et abordent la crise liée au Covid-19 dans de meilleures conditions que l'Etat, selon un rapport de la Cour des comptes publié lundi.

La situation des collectivités (communes, départements, régions) s'est améliorée en 2019 pour la troisième année consécutive avec un niveau de dépenses contenu, notamment en ce qui concerne la masse salariale, souligne la cour dans son rapport annuel sur les finances locales.

Elles abordent "dans l'ensemble l'année 2020 et la crise liée à l'épidémie de coronavirus dans une meilleure situation que l'Etat", note-t-elle.

Lire aussi : L'Etat au chevet des collectivités avant le second tour des municipales

Dynamisme des recettes fiscales

Les collectivités ont engagé l'année dernière 186 milliards d'euros de dépenses de fonctionnement, 64 milliards de dépenses d'investissement, et leur épargne brute a progressé de 8,8%. Les magistrats soulignent notamment le dynamisme de leurs recettes fiscales (+3,1%) pour un total de 150,7 milliards d'euros en 2019.

Cette amélioration générale se traduit cependant par des différences sensibles selon les catégories de collectivités et au sein de chacune d'entre elles.

La situation financière globale du bloc communal (communes et intercommunalités) "semble la plus favorable". De nombreuses communes, notamment de petite taille, abordent cependant la crise "dans des conditions déjà difficiles et pourraient voir leur situation financière se dégrader dès 2020".

Situation hétérogène également des départements. Celle des plus peuplés, de 500.000 à un million d'habitants, s'améliore, mais dans une moindre mesure que celle des autres strates en raison de la croissance de leurs dépenses sociales.

Risque d'augmentation des dépenses sociales

Les finances des départements devraient par ailleurs "être fortement affectées par la crise" dès 2020 "tant en dépenses (risque d'augmentation des dépenses sociales) qu'en recettes".

Enfin, la hausse des charges de fonctionnement des régions reste supérieure à celle des autres collectivités et varie de façon significative de l'une à l'autre.

Le dispositif de contractualisation entre l'Etat et les collectivités mis en place en 2018 pour limiter leurs dépenses de fonctionnement a par ailleurs été suspendu en raison de l'épidémie.

La Cour des comptes publiera fin 2020 une première analyse de l'impact de la crise sur les collectivités dans le second volume de son rapport.

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Commentaires
a écrit le 06/07/2020 à 12:05 :
Les finances locales ont toujours été en bien meilleur état que celles de l'Etat.

En grande partie parce qu'elles n'ont pas doit à des déficits et le budget doit être équilibré. Et également parce que le maire ou l'élu est à portée de claque du contribuable.

C'est en constatant avec envie (et dépit) ce fait, que l'état après 2010 a commencé à ponctionner les recettes fiscales locales, à réduire les dotations communales de fonctionnement et à charger les communes de "compétences" nouvelles, le tout en prétextant une supposée incompétence fiscale des maires.
a écrit le 06/07/2020 à 11:52 :
Un emploi fictif, une mise en place de détournement d'argent public se voit et ressent bien mieux au sein de structures plus petites c'est logique et qui par ailleurs seront plus proches des acteurs réels de l'économie que sont les productifs et donc bien plus facilement identifiables.

"Partout où quelque chose ne va pas quelque chose est trop gros" Kohr

6 individus dans monde qui possèdent plus de la moitié des richesses de celui-ci, comment voulez vous que ça fonctionne ?

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