Les embauches dans le privé ont fait un plongeon de -40% au deuxième trimestre

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(Crédits : Gonzalo Fuentes)
Sur un an, le nombre d'embauches de plus d'un mois plonge de 43,5% au deuxième trimestre (après -5,7% sur la période janvier-mars), relève l'Acoss.

Le gel des embauches se durcit dans le secteur privé. Le nombre de déclarations d'embauche de plus d'un mois, hors intérim, a plongé de 40,1% pour s'établir à 1,21 million au deuxième trimestre, marqué par près de deux mois de confinement dans un contexte de crise sanitaire liée au nouveau coronavirus.

Cette "chute historique" intervient après un recul de 6,5% au cours des trois premiers mois de l'année, selon les données publiées mercredi par l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss).

Le spectre d'une explosion du chômage se matérialise, avec un taux de 10,1% en 2020 contre 8,1% de la population active à la fin de l'année 2019. Aussi, les jeunes et les étudiants en fin d'études, par exemple, pourraient connaître une insertion professionnelle chaotique si les voyants économiques ne s'améliorent pas rapidement dans les semaines à venir.

Lire aussi : Covid-19 : les déclarations d'embauche en chute libre, le spectre du chômage s'accentue

L'Acoss note que ce recul a porté à la fois sur les CDI et les CDD, s'est manifesté tant dans les grandes entreprises que dans les petites, a concerné tous les secteurs d'activité (BTP, industrie, tertiaire) et a porté sur la totalité des régions.

Sur un an, le nombre d'embauches de plus d'un mois plonge de 43,5% au deuxième trimestre (après -5,7% sur la période janvier-mars). Cette moyenne recouvre des reculs très variables d'un mois à l'autre du fait de la reprise progressive de l'activité: le mois d'avril a connu le plus fort recul (-72,2% sur un an), tandis que la baisse du mois de mai a atteint 49,5% en rythme annuel et celle de juin 9,0%.

Un rebond amorcé lors du déconfinement

Sur le seul mois de juin, les déclarations d'embauche de plus d'un mois dans le privé, hors intérim, ont confirmé le net rebond entamé en mai avec le début du déconfinement en France, affichant une progression de 84,4%.

Elles ont ainsi accentué en juin le rebond enregistré en mai (+78,4% sur un mois) après les chutes constatées en mars (-24,7%sur un mois) et en avril (-63,9% sur un mois), lors du confinement mis en place au plus fort de la crise sanitaire.

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a écrit le 22/07/2020 à 14:19 :
Le problème viendra pour les boîtes ayant mal géré le chômage technique avec des fuites de personnels expérimentés comprenant que la boîte pour qui ils se sont donné tant de mal, ne vaut pas grand-chose en cas de pépin.
Ceux que j'appelle les salariés clefs, souvent mal payés, mal vus.
Réponse de le 22/07/2020 à 15:46 :
restera les managers, ceux qui bavardent mais n'ont aucune technicité
Réponse de le 26/07/2020 à 17:57 :
Si une entreprise sous paye un employé qualifié, c'est qu'elle considère qu'il est pas indispensable ou sinon les dirigeants sont bons a virer... Souvent le second cas des la plupart des entreprises de notre pays
a écrit le 22/07/2020 à 13:43 :
une partie aurais été comblé
si la grande partie de journaliste
grassement rémunéré avais laisse une partie de leur salaire ou embauché
des personne privé d'emploi
mais entendre dire qu'une chute de production voir du commerce au 2ieme trimestre 2020
est une insulte a tous les Français privé de leur emploi
eux qu'ont 'il fait pour réduire au maximum les pertes de la France rien
ce qui ne les empêches pas de balancer des absurdités
etre solidaire n'est pas de dire il faut pouvoir le prouver
a écrit le 22/07/2020 à 13:02 :
Patience, septembre arrive et la........
a écrit le 22/07/2020 à 12:20 :
et dans le secteur public ? ? ?
a écrit le 22/07/2020 à 10:43 :
Dans le genre scoop foireux, on fait difficilement mieux : tout le monde sait qu'il ne s'est rien passé entre mi mars et fin mai ou presque.

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