Lutte contre la fraude fiscale : les ambitions en trompe l'œil du gouvernement
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Le Premier ministre Michel Barnier, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Reuters
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Le Premier ministre Michel Barnier, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
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« La situation de nos comptes demande aujourd'hui un effort ciblé, limité dans le temps et partagé dans une exigence de justice fiscale ». Dans un hémicycle tendu, le 1er octobre dernier, Michel Barnier annonçait sa feuille de route pour le budget 2025, lors de son discours de politique générale.
Trois semaines plus tard, le ministre en charge des Comptes publics Laurent Saint Martin martelait ce message de fermeté devant la représentation : « Je tiens à saluer les propositions formulées par Thomas Cazenave pour renforcer nos outils de lutte contre la fraude fiscale : elles sont pertinentes et vont dans le bon sens ». Portée par Bercy, la lutte contre la fraude fiscale devait permettre de redresser des finances publiques à la dérive.
Mais la réalité de la lutte contre ce fléau est bien plus sombre. Dans un rapport au vitriol dévoilé ce jeudi 21 novembre, les députés Nicolas Sansu (PCF) et Mathilde Feld (LFI) tirent à boulets rouges sur les mesures du gouvernement inscrites dans le budget 2025. « La France doit arrêter de saccager les services d'enquête et de contrôle, et se doter d'une administration fiscale à nouveau solide, en lui octroyant les moyens techniques, humains et financiers d'exercer ses missions », expliquent les auteurs de ce document.
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Pour Mathilde Feld, interrogée par La Tribune, « l'intelligence artificielle sert de prétexte au gouvernement pour supprimer des postes. L'IA permet certes de traiter un grand nombre de données, mais le problème est qu'elle ne permet pas de s'attaquer aux grandes affaires complexes ».