Où placer son argent en temps de guerre ?

Jean-Victor Semeraro
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La politique économique erratique de Donald Trump n’est pas sans conséquence sur l’économie mondiale.
REUTERS/Evelyn Hockstein/File Photo

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La politique économique erratique de Donald Trump n’est pas sans conséquence sur l’économie mondiale.
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Personne n'a oublié. Au soir du résultat des élections européennes, le 9 juin, Emmanuel Macron annonçait, depuis l'Élysée, la dissolution de l'Assemblée nationale. Une décision qui a immédiatement fait réagir les milieux économiques, redoutant l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national (RN). Si le RN, favori des sondages, a finalement échoué dans sa quête d'une majorité au Palais-Bourbon, l'épisode politique a marqué les ménages — notamment les plus aisés — qui ont, pour certains, questionné leur stratégie patrimoniale. Ainsi, dans la foulée de la dissolution, les avocats fiscalistes et les ingénieurs patrimoniaux ont reçu une multitude de questions inquiètes de leurs clients.
Neuf mois plus tard, François Bayrou a pris ses quartiers à Matignon après la censure du gouvernement Barnier. Fin tacticien, le Béarnais a réussi, malgré l'absence de majorité au parlement, à faire adopter un budget pour 2025. Si la situation interne s'est apaisée, les désordres économiques et géopolitiques s'accumulent à l'extérieur des frontières hexagonales. Et ce, au grand dam des épargnants.
Depuis son retour à la Maison-Blanche fin janvier, Donald Trump semble alimenter à lui seul l'infernal tourbillon. Le président américain mène une politique économique erratique. Provoquant une guerre commerciale envers ses voisins canadien et mexicain auxquels il a imposé une hausse de 25 % des droits de douane, avant de la suspendre jusqu'au 2 avril. Revoyant également les tarifs douaniers à la hausse avec la Chine qui proteste. L'Europe est, elle aussi, menacée par Donald Trump de subir une augmentation des droits de douane pour ses exportations vers les États-Unis.
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Pire, l'homme le plus puissant du monde a affiché un revirement spectaculaire de la position américaine sur le conflit en Ukraine. L'aide militaire au pays a été suspendue. Une décision grave qui a obligé Bruxelles à réagir en annonçant cette semaine un plan massif de 800 milliards d'euros pour développer la défense européenne. La France doit entrer en « économie de guerre », a même plaidé le week-end dernier, le ministre de l'Économie Éric Lombard. Pour cela, Emmanuel Macron réfléchirait à solliciter l'épargne des Français. Non par l'impôt jure l'exécutif, mais par le lancement de nouveaux produits d'épargne.
Jean-Victor Semeraro