Parler, ou non au JDD : le dilemme pour les politiques
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Lafargue Raphael/ABACA via Reuters Connect
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Député Renaissance des Yvelines, il expose sa vision de l'élu sur la
« démocratie de proximité » et « participative » qui selon lui est l'une des clés pour « apaiser le pays ». Mais était-il conscient des potentielles sanctions qui planent maintenant ?La consigne était pourtant claire.
« Je vous demande de ne pas participer à des articles de ce Journal du Dimanche », demandait à ses troupes Sylvain Maillard, le nouveau président du groupe Renaissance à l'Assemblée en remplacement d'Aurore Bergé devenu depuis lors ministre.
L'interview de la Secrétaire d'État au logement Sabrina Agresti-Roubache dans le premier numéro du JDD version Lejeune avait déjà provoqué un tollé au sein de la majorité.Sylvain Maillard a indiqué qu'il réunira le bureau de son groupe pour « donner suite » à la tribune du député Karl Olive.
« Chacun fait ses choix en conscience », déclarait début août le ministre des Transports Clément Beaune, alors que sa collègue Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d'État chargée de la Ville, avait accordé un entretien au JDD du dimanche, dans le premier numéro sous la houlette de Geoffroy Lejeune.
Figure de l'aile gauche de l'exécutif, Clément Beaune avait clairement pris ses distances avec la démarche de Sabrina Agresti-Roubache.
De son côté, la secrétaire d'État, nommée au gouvernement lors du dernier remaniement, invoque la liberté d'expression et le besoin de pluralisme pour justifier son choix :
Une position aux antipodes de celles de Clément Beaune qui « regrette » que le JDD ait perdu « sa ligne historique, ses valeurs, son ADN » depuis l'arrivée de Geoffroy Lejeune et la prise de contrôle du journal par le milliardaire Vincent Bolloré aux idées réputées ultra-conservatrices.
Le ministre des Transports n'est pas le seul à exprimer des réserves quant au « choix » de Sabrina Agresti-Roubache.
La secrétaire d'État chargée de l'Europe, Laurence Boone, avait expliqué que la nouvelle ligne éditoriale du journal, auparavant classé au centre-droit, n'est pas sa « tasse de thé à ce stade ».
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Quant à savoir si elle accorderait à l'avenir des interviews au JDD, Laurence Boone s'est montrée plus prudente. « Ça ne donne pas envie », a-t-elle d'abord répondu, avant de préciser ensuite, dans un message publié sur le réseau "X" (ex-Twitter), qu'elle irait « défendre partout les positions du gouvernement ».
De nombreux responsables de gauche ont déploré la démarche de la secrétaire d'État, accusant la macronie d'« accélérer la banalisation » du journal.
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