Plan d'urgence pour l'emploi : le Medef ressert ses vieilles recettes

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Pierre Gattaz, président du Medef, souhaite que soit instituer un nouveau dispositif zéro charge pour l'emploi des salariés dans les entreprises de moins de 250 salariés
Pierre Gattaz, président du Medef, souhaite que soit instituer un nouveau dispositif "zéro charge" pour l'emploi des salariés dans les entreprises de moins de 250 salariés (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Au moment où Manuel Valls prépare un nouveau plan pour l'emploi, le Medef avance ses propositions sur le sujet. Il remet sur la table ses traditionnelles propositions de réforme du contrat du travail et d'allégements du coût du travail. Il défie partis politiques et syndicats de présenter des contrepropositions.

Le moins que l'on puisse dire est que le Medef a de la suite dans les idées. Prenant au mot Manuel Valls qui compte annoncer en janvier de nouvelles mesures pour l'emploi, Pierre Gattaz, président de l'organisation patronale a plaidé pour un « état d'urgence économique » permettant de répondre aux « trois séismes » qu'a connus dernièrement la France : les attentats du 13 novembre, la hausse du chômage annoncée fin novembre et la poussée du Front National aux régionales.
Pour le Medef, dans un tel contexte « un plan d'urgence pour, l'emploi, cohérent, ambitieux et structuré est désormais urgent et nécessaire".


Aussi, l'organisation de Pierre Gattaz a élaboré un document de travail - déjà envoyé au Premier ministre et dont tous les partis politiques et syndicats seront aussi destinataires- proposant, d'une part, des mesures « chocs » à très court terme et, d'autre part, des solutions à plus long terme.

Instituer un dispositif zéro charge" pour toute nouvelle embauche...


Tel Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, Pierre Gattaz fait de la politique mais fait (semblant) de ne pas le savoir. Les propositions patronales, en effet, reprennent le catalogue des mesures libérales prônées de longue date par l'organisation patronale pour assouplir le marché du travail et diminuer le coût du travail.
Ainsi, il demande que soit très rapidement mis en place un dispositif « zéro charge » pour toute nouvelle embauche dans les entreprises de moins de 250 salariés - soit la quasi-totalité des entreprises françaises- les deux premières années, puis avec une montée progressive des cotisations sur cinq ans avant d'atteindre le taux normal.

Rappelons que depuis le 1er janvier 2015, dans le cadre du pacte de responsabilité, les entreprises qui embauchent un salarié au niveau du Smic sont exonérées de toutes les cotisations patronales de sécurité sociale. En revanche, les cotisations d'assurance chômage, retraites complémentaire,s formation professionnelle restent dues. Ce sont celles-ci que vise le Medef qui veut aussi que soient concernés les salariés en contrat en alternance. Actuellement, seuls les recrutements d'apprentis donnent droit à un dispositif « zéro charge ».
L'idée d'un tel dispositif n'est d'ailleurs pas nouvelle. Elle avait été inaugurée par Nicolas Sarkozy en 2009 pour toutes les embauches réalisées dans les entreprises de moins de dix salariés et le succès avait été au rendez-vous. Mais son coût pour les finances publiques fut jugé exorbitant... Sans parler de l'effet d'aubaine.
Ceci dit, selon nos informations, l'idée d'étendre les dispositifs actuels d'exonération de cotisations patronales en cas d'embauche figurerait parmi les pistes sur lesquelles travaille le gouvernement.

.... et réformer les CDI et CDD


Sans surprise également, le Medef souhaite « sécuriser » les CDI en plafonnant les indemnités prud'homales afin d'éviter « la loterie ». En fait, cette mesure a déjà été prise cet été dans le cadre de la loi Macron. Mais le Conseil constitutionnel a « retoqué » les critères arrêtés pour fixer le barème des indemnités prud'homales. Le cabinet du ministre de l'Economie travaille actuellement sur une nouvelle mouture qui pourrait être connue début janvier.
Par ailleurs, le Medef réitère son idée d'instituer un CDI comprenant dès sa signature des clauses de rupture. Il souhaite aussi que la durée maximale des CDD soit portée de dix-huit mois (cas le plus général actuellement) à... trois ans.
Bien entendu, le Medef ne résiste pas non plus à son ancienne demande d'instituer un « contrat de professionnalisation », à destination des publics les plus éloignés de l'emploi, rémunéré à un niveau inférieur au Smic mais qui serait complété par des aides existantes, dont le RSA. C'est un peu, déjà, la logique actuelle des contrats d'insertion dans l'emploi.
L'organisation patronale souhaite aussi promouvoir l'entrepreneuriat « comme réponse au chômage »
Des mesures classiques, donc mais que le Medef reconditionne et reformate pour en faire des armes capables de « créer un « « l'électrochoc de confiance ».


Le retour de la TVA sociale...

Le Medef propose par ailleurs de faire voter cinq mesures en 2016, visant à continuer à alléger les couts de production et du travail. Il réclame une nouvelle baisse des impôts pesant sur la production, ce qui est d'ailleurs prévu dans le cadre du pacte de responsabilité.
En revanche, l'organisation patronale ressort une idée qu'elle avait un peu remisé : une augmentation de un, deux ou trois points du taux normal de la TVA actuellement à 20% (sachant qu'un point de TVA « rapporte » environ 8 milliards d'euros), afin de baisser parallèlement les cotisations sociales patronales. C'est l'ancienne idée de la « TVA sociale » que voulait instituer Nicolas Sarkozy s'il était resté au pouvoir en 2012
Le Medef veut aussi mettre le paquet sur l'apprentissage pour atteindre les 1 million d'apprentis au lieu des 250.000 actuels. Une idée partiellement reprise par François Hollande, qui a augmenté le taux de TVA intermédiaire, de 7 à 10% et le taux normal, de 19,6% à 20%, pour financer le CICE, soit une baisse des cotisations.

... et de la dégressivité des allocations chômage


Il milite aussi, bien entendu,  pour une simplification extrême du Code du travail pour laisser un maximum de place à la négociation.
Et le Medef n'oublie pas l'assurance-chômage. Pierre Gattaz a clairement annoncé que lors de l'ouverture de la négociation qui devra définir la nouvelle convention d'assurance chômage applicable à compter de juillet 2016, son organisation « mettra sur la table la question de la dégressivité des allocations » et cherchera « à mieux accompagner les personnes les plus éloignées de l'emploi ». Idée légèrement plus neuve, pour remédier au chômage des séniors, le Medef plaide pour un allégement progressif des cotisations sociales patronales pour les entreprises qui emploient des salariés de plus de 55 ans. Un peu dans l'esprit du contrat de génération cher au candidat Hollande de 2012 mais qui n'a jamais vraiment décollé.

Sans surprise également, Pierre Gattaz ne décolère pas sur la question du compte pénibilité. Il espère ainsi que les derniers décrets d'application, attendus de façon imminente, "ne soient jamais publiés"... Et ce alors même que plusieurs fédérations adhérentes du Medef sont en plein travail de préparation du compte pénibilité.


Enfin, à plus long terme, le Medef appelle aux traditionnelles "réformes structurelles", comprenant notamment la baisse des dépenses publiques, une "véritable réforme fiscale", "la simplification" de l'environnement législatif et réglementaire, ou encore une meilleure collaboration entre écoles et entreprises pour remettre l'apprentissage au cœur du dispositif.

Pierre Gattaz attend maintenant que le débat s'engage rapidement avec toutes les parties concernées : gouvernement, syndicats, partis politiques. Il se dit preneur de contrepropositions et pas simplement des critiques de son plan. Une nouvelle fois donc, le concours Lépine pour l'emploi et la croissance est donc ouvert. Et contrairement à une idée répandue, le concours Lépine a parfois récompensé des idées novatrices et absolument pas loufoques...

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Commentaires
a écrit le 16/12/2015 à 11:04 :
Le medef est conforme ; conforme à la pensée unique du < y a pas d'alternative >.
Pourquoi ses conversions à des sectes terroristes ? pourquoi autant de chômeurs, les français ayant des poils dans les mains ? pourquoi 3/4 des Français votent en opposition révoltée depuis aussi longtemps, dont 1/4 de diaboliques soutiens d'un FN
vomi, exclu mais autorisé ? C'est débile tout ça, non ? Le Medef ne change en rien pas plus que les autres syndicats et partis de gouvernement. Alors, ne reste plus que , comme disait Vals, la guerre civile, policée et larvée toutefois ? Veulent-ils tous la jungle mercantile à coup de dumping général, l'Etat payant les coûts et les entreprises
réceptionnant les profits ? La loi unique de l'offre et de la demande, avec des casinos d'enchères dont l'offre est le croupier qui fait les jeux, c'est-à-dire dicte à la demande quels sont ses besoins ?
a écrit le 16/12/2015 à 10:55 :
Une exonération de charges qui se complète par une baisse de charges au total pendant 5 ans. Il y a fort à parier que les cdi dureront 5 ans maxi, que l'Etat ne pourra plus financer la protection sociale et que l'âge de la retraite passera à 80 ans.
Il faut arrêter avec les exonérations, faire des baisses de charge pour toutes les pme et supprimer une grande partie des subventions qui vont surtout aux grandes entreprises et qui ont des coûts de gestion important et des effets d'aubaine les rendant peu efficaces.
a écrit le 16/12/2015 à 10:44 :
Je me permettrai seulement de rappeler que les "30 glorieuses" on les a obtenues avec une économie très sérieusement encadrée, avec des entreprises clefs nationalisées (mais qui nous ont apporté l’électricité partout, le TGV, le programme spatial, le téléphone, un parc nucléaire, un approvisionnement énergétique solide, une médecine pour tous), un droit du travail rigide, et une finance très régulée.

En fait notre planète dysfonctionne depuis que l'on a laissé les intérêts privés prendre le pas sur l’intérêt collectif.
a écrit le 16/12/2015 à 9:41 :
"le Medef ressert ses vieilles recettes"
D'autant ,que son père Yvon qui dirigeait le Medef de l'époque (CNPF) demandait déja la même chose en ..1981.En tout cas , pour Pierre pas de CDD ,mais plutôt une reproduction des élites.
a écrit le 16/12/2015 à 7:05 :
L’obsession du Medef à adopter une posture de troll est particulièrement délétère pour l'image des entreprises, notamment auprès des chômeurs et des jeunes. Ces mesures proposés sont à l'image de l'ancienne garde patronal mondialisée. Ce sont des propositions surannée et destructrice pour l'économie, et pour l'avenir des citoyens; des propositions pour gagner de l'argent à court terme sur le dos de l'économie Française.

Seul le CDI est à même de relancer de manière puissante et à plein régime la production économique de notre pays, de rendre la paix social entre les différents acteurs et de cesser de casser l'avenir des jeunes et des chômeurs.

Le seul compromis crédible proposé par M. Gattaz est l’exonération des charges pour l'embauche. Mais elle ne peut être valable que si, et seulement si, elle se fait sur le CDI.
a écrit le 15/12/2015 à 22:49 :
le medef n est pas crédible donc pas audible, cependant certains points avancés me semblent être une partie de la solution au cancer qu'est le chômage. Il faut en finir avec le déni et notre maudite préférence collective pour le chômage et décréter enfin l'état d'urgence économique. C'est soit ça soit l'effondrement provoqué par les extrémistes à moyen terme.
a écrit le 15/12/2015 à 20:34 :
Je suis un libéral mais je voudrais dire à M. Gattaz que je vois de plus en plus de chefs d’entreprise qui sont bien loin des compétences affichées sur leur devanture ou publicités et que dire de ceux dont les compétences en gestion n’ont même pas le niveau d’un CAP de comptabilité. Alors cher Monsieur cessez de mettre en avant des propositions qui pour beaucoup de chefs d’entreprise ne sont qu’un paravent face à leur incapacité d’être de vrais Entrepreneurs. Les problèmes économiques de notre pays sont à parts plus ou moins égales dus à l’incapacité des politiques, du Medef et des syndicats de salariés à trouver des solutions réelles et réalistes à l’emploi mais également à la dette. Cette médiocrité de nos 3 institutions incapables de faire face aux défis économiques du monde, hors les entreprises du CAC, n’est pas d’aujourd’hui mais perdure depuis plusieurs décennies. Pendant des années je me suis senti bien seul comme français en asie, en asie centrale et que dire pour joindre même un chef d‘entreprise un jour férié à la française. Alors M.Gattaz vous êtes avides d’argent public, même si oui les entreprises sont matraquées fiscalement depuis des décennies matraquage dont une partie plus de 100 milliards est redistribuée aux entreprises, et de régularisation en fait une bonne partie de vos demandes n’est la que pour masquer votre incurie à mettre les entreprises dans l’économie même pas mondiale mais simplement nationale. Combien d’entreprises ne vivent que d’argent public national ou territorial, combien d’entreprises rentrent dans ce que je nomme la grande magouille Partenariat Public Privé future bulle financière sur le dos du contribuable etc etc . Le Medef est tellement lié à l’argent public que certaines entreprises sont devenues indirectement des « agents publics » et que dire des devis même si les appels d’offres sont obligatoires!!!à partir de certains plafonds. Le Medef comme les politiques et les syndicats même incapacité à faire face à l’économie compétitive.
a écrit le 15/12/2015 à 19:19 :
La TVA sociale demande un État fort au service de ses concitoyens et non dépendant de lobbys extérieurs!
a écrit le 15/12/2015 à 19:15 :
On a compris , il lui faut plus d'immigration.
a écrit le 15/12/2015 à 18:23 :
le MEDEF en a rien a faire des PME-PMI, de l'artisanat, des employés et des entrepreneurs !
Le MEDEF ne pense qu'au CAC40 et a leurs dividendes, ils exigent d'etre assistés ! le MEDEF est inutile et dangereux pour l'emploi et la prosperité du pays ! le MEDEF est a dssoudre !
a écrit le 15/12/2015 à 18:15 :
Mr gattaz pourrait il nous dire ce que fond les societes avec les 40 milliards du contribuable ,la baisse du petrole brut et de l'euros a 1.10 ,car celle ci ne cree pas d'emploi plus 42000 chomeurs en octobre ,et la promesse du MEDEF avec son 1 millions d'emploi ,Mr gattaz nous prend pour des imbeciles et pendant se temps les societes se remplissent les poches car les prix de production industrielle ne baissent pas !!!!
a écrit le 15/12/2015 à 17:57 :
Le patronat français n'est pas crédible ... très peu de "vrais entrepreneurs" , bcp de copains de l'X , ENA , HEC propulsés dans les grosses boites et ayant fait leur business grâce à leurs appuis politiques ... Donc la solution pour ces types , c'est moins de charge et plus de flexibilité , autant dire une courte vue ... Et l"innovation , ils connaissent pas , leur job c'est gérer des budgets . Une sacré bande de nuls pendant que les américains sont en train de conquérir les futurs marchés avec Elon Munsk ou les gros de l'IT en tête de gondole ... Il faut tout revoir dans ce pays sinon on court à la catastrophe .
Le prochain choc sera dans l'automobile.
a écrit le 15/12/2015 à 17:50 :
Voici un petit exemple parmi tant d'autres et concret : une boulangerie dont le responsable voudrait embaucher une personne supplémentaire....mais il ne peut pas car trop de charges .En effet s'il veut payer son futur salarié 1500€, il y a pratiquement autant de charges salariales soit au total 3000€ ! ( rajouter aussi le RSI ou URSSAF ) Il faut en vendre du pain...avec en plus ces fameuses 35 heures débiles . Parce que notre boulanger lui fait très largement 2 fois 35 h et ramené au coût horaire cela fait pas très cher payé !
Nous sommes en période de crise et je pense qu'il faut aider les PME car ce sont elles qui créent la richesse et les emplois et certainement pas les fonctionnaires !
Alors si rien ne change, la situation va être intenable !
Nous sommes le seul pays ou le chômage augmente .....
Réponse de le 15/12/2015 à 18:56 :
Mais, le boulanger est bien content d’être situé a coté de la préfecture ou d'une administration, et de vendre son pain aux maudits fonctionnaires !!!
a écrit le 15/12/2015 à 17:45 :
pas besoin de modifier les CDI ,avec les contrat d'interim et les CDD les patrons qui veulent vraiment embaucher ont assez d'outils pour le faire .
a écrit le 15/12/2015 à 17:39 :
C'est le remplissage des carnets de commande qui crée des emplois. Le reste ne fait qu'améliorer les revenus des actionnaires. L'austérité européenne, sous la férule germanique, tue la demande et dégarnit les carnets de commande.
a écrit le 15/12/2015 à 17:28 :
Certes beaucoup d'électeurs du FN ont voté pour des raisons économiques mais sans doute encore davantage parce que la situation actuelle a clairement validé les "prédictions" du FN concernant les conséquences d'une immigration massive non contrôlée et non gérée!
Les attentats contre des Français par des dits Français...
L'insécurité
Le grand banditisme souvent aujourd'hui aux mains des caïds des quartiers...
La petite délinquance et incivilités au quotidien
le débat sur l'identité nationale
le débat sur la laïcité: les crèches en mairie ça ne gênait personne... c'était avant!
le débat sur les quartiers dits "populaires"...
le débat sur la mixité dite "sociale"..
Et j'en passe...
J'ajoute que je ne vote pas FN (surtout d'ailleurs pour leur programme socio-économique)mais essaie de comprendre les motivations de 30% des électeurs!
a écrit le 15/12/2015 à 17:19 :
les méthodes traditionnelles des socialistes ne fonctionnant pas pour booster l'embauche, peut être qu'un jour celles du medef seront mises en place ; après tout ce sont bien les entreprises qui créent l'emploi, non ? hors l'investissement industriel est en berne en France, les cerveaux s'expatrient et les patrons aussi (avec les footballeurs et les stars ) ; sauf à décider les fonctionnaires à créer de la richesse et à innover dans les entreprises, on n'a pas le choix: il faut écouter les patrons et tenter le coup. Sinon, à moins d'un grand soir révolutionnaire, le chômage continuera
Réponse de le 15/12/2015 à 19:07 :
Consternant, on prend toujours l'exemple des États Unis, oui certes le taux de chômage (virtuel) est de 5.1 % le plein emploi quoi, mais mais parce que il y a toujours un mais, le taux de participation est égal a celui de 1977, mais entre temps la population totale des Etats Unis a augmenté de presque 100 millions de personnes en age de travailler ! mais ou sont elles donc passées ? disparues des écrans radar et donc des stats officielles...des SDF quoi !!
a écrit le 15/12/2015 à 17:03 :
Le MEDEF est constant, logique, et realiste. Comment peut on esperer sauver l'emploi en embauchant des fonctionnaires? Ces recettes n'ont rien de "liberal" encore que cet adjective ne soit pas insultant.
C'est le bon sens qui parle.
Je suis choque (mais pas surprise) par les divers commentaires hostiles que je lis ici. Je suis encore plus choque par le ton de cet article.
Jean Christophe Chanut est il le nouveau Romaric Godin?
La Tribune est elle le nouveau Liberation?
Quand les Francais comprendront ils enfin les principes de l'economie?
Toutes ces grandes phrases de commentaires sont de la politique, rien d'autre. Et ce dont la France a besoin, c'est de moins de politique, et de plus d'economie...
a écrit le 15/12/2015 à 16:56 :
En revanche, le patronat se moque que les classes moyennes soient imposées
de manière confiscatoire. Il se moque aussi que les retraités touchent des retraites minables. Rien à faire non plus que les salariés, les retraités et les 6 millions de personnes
marginalisées soient pénalisés par une trop forte augmentation de TVA.
La vraie réforme serait que l'État fasse enfin des économies en réduisant le nombre
de fonctionnaires et en réformant le système de protection sociale qui ruine notre économie. Ainsi, il y aurait des marges pour réduire les impôts et taxes payées par les entreprises.
a écrit le 15/12/2015 à 16:30 :
pour une fois que tout le monde est pret a discuter chiche:créons une commission sur le cout du travail avec des experts indépendants,agissons dans la concertation comme les allemands!les syndicats,politiques et patronat auraient 8 mois pour établir un "pacte pour l'emploi".tout ceci va dans le bon sens face a ce cancer qu'est le chomage.
a écrit le 15/12/2015 à 16:07 :
Je crois que P. Gattaz n'a rien compris à ce que les français ont exprimé lors du dernier scrutin en votant à 30% pour le FN. Il nous ressort ses vieilles recettes ultra-libérale, baisse du coût du travail, ce qui veut dire en fait baisse des salaires car les cotisations sociales sont du salaire différé qui reviendra un jour dans la poche des salariés, flexibilisation du travail et surtout possibilité de licencier les salariés sans motif réel et sérieux. Bref tout le contraire de ce que le vote de dimanche exprime. Ce que veulent les électeurs du FN c'est un travail stable, correctement rémunéré et de ne pas être des salariés kleenex jetés sous n'importe quel prétexte. Dans le fond, nous sommes dans une guerre idéologique où le medef pense qu'il est en position de force pour imposer ses soit- disant solution. Pratiquement tous les gouvernements européens ont capitulés en mettant en œuvre ces préconisations. Certes, ils ont peut-être moins de chômeurs, mais ils ont des travailleurs pauvres qui vivent de petits boulots payés quelques centaines d'Euro par mois. le Nirvana ultra libéral. La question est combien de temps le gouvernement tiendra bon? On voit déjà les premiers signes de débâcle avec la loi Macron. Allez encore un effort et le FN pourra se frotter les mains et engranger les voix. décidément Gattaz n'a rien compris!
a écrit le 15/12/2015 à 16:06 :
La France n'a pas le choix: elle se libéralise sérieusement où elle finira dans le sous-développement. De plus, c'est urgent! Une coalition anti-FN en sera-t-elle capable? Des syndicats de fonctionnaires peuvent-ils comprendre que la dépense publique doit-être réduite tout aussi sérieusement? Je suis très pessimiste. Je ne parierais pas sur la France. On va dans le trou. Cette analyse est partagée dans le monde, la France dérive gravement....
Réponse de le 15/12/2015 à 16:48 :
On oublie trop souvent qu'il y a eu une France avant l'UE et l'euro et elle se porter pas si mal !!
a écrit le 15/12/2015 à 16:04 :
Vieilles recettes pour La tribune gaucho, n'empéche y a que ca qui marche dans le monde et qu'on est le seul pays du monde a n'avoir pas fait les réformes qui prouvent leur efficacité en Espagne, Italie etc.. Des pays latins du sud pourtant semblable au notre et trés rétif aux réformes jusqu'à ce qu'on soit au pied du mur comme nous !
a écrit le 15/12/2015 à 15:58 :
oui, en finir avec toutes ces charges, en terminer avec tous ces fainéants, un échange direct travail/argent point final. Si tout le monde des content : très bien, si cela ne vas pas, tu pars point final. stop aux impôts, des écoles gratuites uniquement pour les bacs professionnels, fini les subventions aux égarés culturels et autres .... une vraie compétition sans filets et sans pleurnicheries
bref du réel, du vrai, du simple de bon sens
Réponse de le 15/12/2015 à 16:29 :
On supprime tout ; l'état , les impots, les fonctionnaires , les malades, retraités , les enfants , la justice, les pompiers, l'armée , la solidarité, les partis politiques , les club de foot .... .Chacun se paie ce dont il a besoin ou envie ... de toute façon avec la pollution et les robots on disparaîtra tous ....même le MEDEF !!!
a écrit le 15/12/2015 à 15:44 :
"Nicolas Sarkozy s'il était restait au pouvoir" resté
a écrit le 15/12/2015 à 15:43 :
Où est le million d'emplois que le MEDEF devait créer? Que sont devenus les 40 milliards de nos impôts pour soi-disant créer ses emplois ? Ils se sont transformés en dividendes ?Etonnant aucun journaliste ne lui pose la question à Gataz
Réponse de le 15/12/2015 à 16:51 :
Tout à fait Emma je te rejoins......oui.... ou sont passés les milliards de Sarkozy et Hollande alloués au patronat pour la création d'emplois......honteux et celui la ramène......Clémentine AUTAIN a poser la question sur le plateau de TF1 qu'était devenu cet argent.......aucun n'est parvenu à se justifier........alors maintenant les FRANCAIS en ont marre......alors extreme droite.....extreme gauche meme combat contre tous ces nantis!!!!!

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