Plongeon ou rebond : les huit risques pour 2021 selon le Cercle des économistes

 |  | 1685 mots
Lecture 9 min.
Face à une longue listes de défis à relever, 2021 ne sera probablement pas l'année du rebond tant espéré.
Face à une longue listes de défis à relever, 2021 ne sera probablement pas l'année du rebond tant espéré. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Alors que le monde craint une troisième vague de l'épidémie, le Cercle des économistes a identifié les principaux risques pour la reprise espérée en 2021. Ils alertent sur les conséquences économiques, politiques et sociales d'une crise sanitaire qui s'installe dans la durée.

2021, plongeon ou rebond ? Dans un débat sur les perspectives économiques en cette deuxième année de pandémie mondiale, alors que la troisième vague pointe son nez, les experts du Cercle des économistes ont tenté de mesurer ce jeudi 21 janvier les principaux risques qui pourraient contrer la reprise... Alors que lors de ses voeux à la presse, le ministre de l'économie et des finances a estimé que "le plus difficile est devant nous", que les conséquences sociales de la crise sanitaire se font cruellement sentir dans les secteurs fermés comme l'hôtellerie-restauration, le tourisme ou l'événementiel, et que les plans sociaux commencent à se multiplier, le Cercle des économistes a identifié 8 dangers qui planent.

1. Le coût économique du retard dans la vaccination

Le message de Patrick Artus, directeur de la Recherche et des Études de Natixis, est clair : avec l'arrivée simultanée des nouveaux variants, la lenteur de la vaccination et de probables reconfinements avant l'été, la France ne retrouvera pas un niveau de croissance de 2% ou 3% du PIB avant deux ans. A Bercy pourtant, on continue de tabler sur une croissance de 6% cette année.

Dans un tel scénario, la hausse continue de l'endettement des entreprises, qui atteint déjà 200 milliards d'euros, impacterait fortement leur capacité à rembourser ces dettes ou à les transformer en fonds propres. Mécaniquement, la dégradation des bilans entrainerait une baisse de l'investissement et donc de la croissance. Par ailleurs, il y a un risque que la déformation sectorielle causée par l'hétérogénéité de la crise s'intensifie : les disparités entre les salariés touchés par la pandémie et les autres s'accentueront sur le marché du travail.

Le maintien durable des restrictions sanitaires pourrait aussi avoir un impact social : si elle décide de poursuivre ses programmes de rachats de titres, la politique monétaire expansionniste de la BCE accélérerait la valorisation des actifs et les inégalités patrimoniales en même temps. En clair, les...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/02/2021 à 12:28 :
Coucou Margaux
a écrit le 22/01/2021 à 8:48 :
Seulement huit, vous avez bien compté ? ^^

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :