Au menu des 27 ce soir, accélérer la vaccination dans l'UE, riposter aux variants...

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(Crédits : DADO RUVIC)
L'UE recommande que 70% de la population adulte (378 millions de personnes), de l'UE soit vaccinée avant la fin août. Mais alors que ce besoin pour cet objectif est de 756 millions de doses, la Commission s'impatiente face aux retards annoncés dans la livraison des vaccins. L'UE a signé au total six contrats avec des laboratoires pharmaceutiques pour des commandes de vaccins, et est en discussions avec deux autres (Novavax et Valneva), pour un potentiel de plus de 2,5 milliards de doses. En revanche, les discussions sur un passeport vaccinal sont jugées prématurées, étant donnée la faible proportion de la population vaccinée, notamment. Récapitulatif des points qui seront discutés ce soir à la réunion des Vingt-Sept.

DOSSIER - La course aux vaccins

Riposte aux nouveaux variants du coronavirus, accélération de la vaccination, mise en place d'un certificat commun: les Vingt-Sept se retrouvent jeudi soir pour un nouveau sommet par visioconférence consacré à la lutte contre la pandémie.

Ce 9e rendez-vous virtuel des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE sur la crise sanitaire se tiendra à partir de 18H00 (17H00 GMT). Et ce au moment où plusieurs pays, comme l'Allemagne, durcissent leurs mesures pour tenter de contrer la propagation des variants du coronavirus (britannique, sud-africain), plus contagieux.

Le gouvernement néerlandais prévoit de mettre un place un couvre-feu à partir de 20h30. En France, il a été avancé à 18h00 depuis samedi.

Mais les Européens sont également soucieux de préserver le fonctionnement du marché intérieur et notamment du transport transfrontalier de marchandises.

Lire aussi : CARTE. La course à la vaccination en Europe, par pays

Les Allemands proposent que soient exigés dans l'UE tests et quarantaines pour les voyageurs venant de zones particulièrement touchées par les variants, selon un document vu par l'AFP. Paris s'est dit favorable à des contrôles sanitaires aux frontières intra-européennes.

Lire aussi : Aérien : l'arrivée des vaccins change-t-elle la donne pour une reprise l'été prochain ?

À la veille du sommet, les ambassadeurs des 27 sont parvenus à un accord sur une reconnaissance mutuelle des tests antigéniques, une mesure que défendait notamment la France.

Vacciner 70% des adultes dans l'UE d'ici fin août ? Un vrai défi

Pour détecter les mutations du coronavirus, la Commission européenne exhorte les pays membres à accroître le séquençage, jugeant le niveau actuel insuffisant. Elle les a aussi appelés à accélérer la vaccination, en protégeant 70% de la population adulte d'ici la fin de l'été, et 80% des personnels de santé et des plus de 80 ans d'ici mars.

Vacciner 70% de la population adulte est un vrai défi. Sachant que la population des 27 est de 446 millions d'individus, le nombre d'adultes se calcule ainsi:  288 millions pour la catégorie des 15-64 ans, et 90 millions pour celles des plus de 65 ans, c'est-à-dire un total de 378 millions de personnes, selon les données Eurostat. Sachant que deux vaccinations sont nécessaires, il faudra fabriquer et acheminer 756 millions de doses (soit, en comptant 6 doses par flacon, quelque 126 millions de fioles).

Impatience face aux retards de livraison des vaccins

Les Vingt-Sept doivent se prononcer sur ces objectifs ambitieux, au moment où des retards de livraison du vaccin de Pfizer-BioNTech -l'un des deux autorisés dans l'UE-, ont conduit un pays comme le Danemark à revoir à la baisse de 10% ses ambitions pour le premier trimestre.

Lire aussi : Logistique : comment Pfizer déploie ses vaccins en France

L'annonce inopinée vendredi du laboratoire a provoqué la colère des pays de l'UE, dont la lenteur des campagnes de vaccination a suscité les critiques. L'Italie a annoncé une action en justice imminente contre Pfizer.

"Nous avons un contrat et nous avons besoin de ces doses maintenant", a déclaré mercredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, qui avait obtenu la semaine dernière de la part de Pfizer l'assurance que malgré les retards, toutes les doses promises pour le premier trimestre seraient livrées à cette échéance.

Lire aussi : En tête des vaccinations anti-Covid 19, Israël est-il un modèle à suivre ?

Outre Pfizer-BioNTech, le vaccin Moderna est également autorisé dans l'UE, et l'avis de l'Agence européenne des médicaments (EMA) sur celui d'AstraZeneca, déjà utilisé au Royaume-Uni, est attendu d'ici la fin du mois.

Objectifs de vaccination "réalisables"

Mme von der Leyen a indiqué attendre "pour bientôt Johnson&Johnson et Curevac", jugeant les objectifs de vaccination "réalisables en prenant en compte le nombre de doses qui vont arriver".

L'UE a signé au total six contrats avec des laboratoires pharmaceutiques pour des commandes de vaccins, et est en discussions avec deux autres (Novavax et Valneva), pour un potentiel de plus de 2,5 milliards de doses.

Signe d'une impatience grandissante, quatre pays -Autriche, Grèce, République tchèque et Danemark- ont écrit une lettre au président du Conseil Charles Michel pour que le processus d'approbation des vaccins par l'EMA soit plus rapide.

La Grèce plaide aussi pour la mise en place d'un certificat "standardisé" de vaccination au sein de l'UE, une proposition soutenue par la Commission, qui sera discutée lors du sommet.

Les discussions sur un passeport vaccinal sont jugées prématurées

Athènes souhaite sauver son industrie touristique, mais l'idée de se servir de ce certificat pour permettre aux personnes vaccinées de voyager suscite les réticences de plusieurs pays, dont la France.

Les discussions sur un passeport vaccinal sont jugées prématurées, étant donnée la faible proportion de la population vaccinée, et certains comme la Belgique s'inquiètent d'une discrimination à l'égard des personnes non vaccinées. En outre, l'effet du vaccin sur la transmission du Covid-19 est encore incertaine, souligne l'Allemagne.

Le débat jeudi doit se concentrer sur la mise en place de normes communes pour ces certificats.

L'idée est de permettre une reconnaissance mutuelle de ces documents, et d'éviter la situation qui s'est produite pour les tests, explique un responsable de l'UE. Il a indiqué qu'à terme le but serait d'avoir une reconnaissance internationale, à l'instar du carnet de l'OMS pour la vaccination contre la fièvre jaune.

Lire aussi : Covid-19 : Sita travaille sur la mise en place de passeports sanitaires pour les passagers aériens (Barbara Dalibard, DG)

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Commentaires
a écrit le 21/01/2021 à 20:40 :
Ou arrêter la vaccination dans l' UE et enfin traiter car l ' OMS représente LA vérité pour nos dirigeants, n'est-il pas ? Or que dit-elle ? 1/ Recommandations de l'OMS : Si vous n'avez aucun symptômes, pas de toux, pas de fièvre, vous n'avez AUCUNE RAISON DE PORTER UN MASQUE. 2/ L'OMS déclare maintenant qu'un résultat positif n'est pas en soi une indication d'infection par Covid 19 et qu'un 2ème test accompagné d'un DIAGNOSTIQUE CLINIQUE est nécessaire..
a écrit le 21/01/2021 à 12:48 :
Un incendie s'est déclaré jeudi au Serum Institute of India, le plus grand fabricant de vaccins au monde, selon des images de la télévision locale.Les chaînes de télévision indiennes montrent un énorme nuage de fumée grise au-dessus du site de Serum Institute of India, à Pune (ouest) où sont produites actuellement des millions de doses du vaccin contre le coronavirus Covishield, développé par AstraZeneca et l'Université d'Oxford.
a écrit le 21/01/2021 à 12:31 :
"accélérer la vaccination dans l'UE, riposter aux variants.."

Heu il faudrait pas plutôt faire l'inverse ?

Au secours on est chez les fous.

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