Porté par l'électrique et le Covid, le vélo change de vitesse à Paris
Julia Blancheton
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Après les embouteillages du périphérique parisien, voici peut-être venu le temps des bouchons pour les vélos. Avec une fréquentation des pistes cyclables et des couloirs de bus ouverts aux vélos qui a quasiment doublé à Paris entre mai et septembre, la petite reine est en pleine expansion dans la métropole, selon les données du site opendata.paris, un service financé par la Ville. Devenu l'outil de distanciation par excellence pour échapper à la saturation des transports en plein Covid-19, le vélo profite d'au moins deux phénomènes pour devenir plus qu'une simple mode : le regain de l'épidémie ou encore la pérennisation des 50 kilomètres de "coronapistes" (pour la contraction de Coronavirus et piste cyclable ndlr) en cette fin d'été.
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Résultat, en septembre, à Paris, 96 vélos en moyenne passaient devant les sites de comptage, chaque heure. C'est près de deux fois plus (54) qu'en septembre 2019, selon les données d'opendata.paris. La grève contre la réforme des retraites de début décembre 2019 a été un premier élément déclencheur pour remettre les Parisiens en selle. Avant les grèves, en novembre, les sites de comptage voyaient défiler en moyenne 39 vélos passer chaque heure, avant de constater un quasi doublement, à 74 en décembre. L'usage du vélo a perduré pendant toute la mobilisation, jusqu'au 20 février 2020, avant d'être stoppée net par la crise du Covid-19. De même que l'on évoque la reprise "en V" au niveau macro-économique, la pratique du vélo a visiblement elle aussi connu une phase de reflux avant de repartir.
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