Réforme code du travail : le gouvernement va envoyer un document de cadrage aux syndicats

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, assure que le gouvernement va envoyer la semaine prochaine aux syndicats un document précisant les réformes envisagées du code du travail.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, assure que le gouvernement va envoyer la semaine prochaine aux syndicats un document précisant les réformes envisagées du code du travail. (Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)
Selon Le leader de la CFDT, Laurent Berger, le gouvernement va envoyer dès la semaine prochaine aux syndicats une "lettre de cadrage" qui présentera les différentes réformes envisagées du droit du travail.

Le gouvernement transmettra "la semaine prochaine" une "lettre d'orientation" aux partenaires sociaux fixant le cadre de la concertation prévue pendant l'été sur la réforme du code du travail, a annoncé ce lundi 29 mai Laurent Berger, numéro un de la CFDT, après une rencontre avec le Premier ministre.

Reçus à l'Elysée et à Matignon, les partenaires sociaux se rendront au ministère du Travail d'ici à la fin de la semaine "pour traiter plus au fond des différents sujets et puis, nous ont-ils dit, il y aura la semaine prochaine une lettre de cadrage qui devrait sortir sur les différents sujets", a déclaré Laurent Berger.

"C'est une lettre d'orientation qui sera pour cadrer les sujets sur lesquels la concertation aura lieu", a-t-il ajouté. Un tel document est, de fait, prévu depuis le vote de la loi Larcher de 2007 sur le dialogue social.

la méthode et le fond de la réforme

Dans l'intervalle, Laurent Berger a rendez-vous avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud jeudi 1er juin. "Il y a eu les phases de concertation un peu sur la méthode, maintenant, nous allons rentrer dans le vif du sujet en traitant le fond des questions", a-t-il dit.

Le secrétaire général de la CFDT a de nouveau plaidé pour laisser "le temps nécessaire à la concertation", "jusqu'à fin septembre pour discuter".

Il s'est aussi élevé contre "un moratoire ou une fin du compte pénibilité" sur le compte pénibilité, tout en se disant prêt à "travailler" à des simplifications mais "à une seule condition, c'est qu'on préserve cette mesure de justice sociale".

Enfin, à l'instar de tous les syndicats il a redit son opposition sur le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif. Au bout du compte, "ce sera sans doute un des points de désaccord pour la CFDT", a-t-il anticipé. On sait en effet que le président de la République, appuyé par les organisations patronales, tient absolument à imposer ce plafonnement.

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Commentaires
a écrit le 31/05/2017 à 9:32 :
On critique facilement les syndicats, et je le comprend, mais on ne peut pas dire du bien des patrons hystériques à l'idée de faire participer les salariés, donc les syndicats à l'évolution de l'entreprise.
Personnellement en tant qu'ancien patron, une vue qui n'est pas celle d'un simple employé dit DRH, ou directeur et délégué du personnel, j'ai tenté d'infléchir les choix de l'entreprise car gérer une boîte de 10 personnes ou + de mille et plus, c'est la même chose, savoir ce qui se vendra dans l'avenir, comprendre les besoins.
Rétrospectivement mon analyse a été la bonne, eux se sont fait pièger par un client limite indélicat, les fournisseurs des clients éventuels se sont gavés, l'usine normande a été fermée, la notre a raté de peu sa disparition.
Rien ne remplace le bon sens.
a écrit le 30/05/2017 à 16:17 :
Negocier le code du travail avec les syndicats, c'est un peu comme negocier le code penal avec la mafia.
Il n'y a qu'en France ou on invite des gens qui n'ont jamais cre'e' un emploi de leur vie (a part le leur au syndicat) pour discuter d'une reforme censee faciliter la creation d'emploi.
On est donc sur la bonne voie au niveau international et a deux doigts de stopper les delocalisations.
Réponse de le 30/05/2017 à 17:34 :
Donc ce que tu veux dire, c'est que tu trouves anormal que les salariés aient des gens pour défendre leur droit?
On devrait obéir aux patrons puisqu'ils "créent" de l'emploi? Donc si demain, ton patron te dit que tu travailleras désormais de 7 à 20h tous les jours, y compris le dimanche et les jours fériés et ne compte pas sur les vacances qu'on t'avait promis, t'es d'accord? Ainsi qu'au fait de réduire ton salaire à 60 centimes par heure parce que ça permettra à plus de gens de travailler dans la même misère que toi?
A moins que tu trouves à redire et à ce moment là il aurait parfaitement le droit de te virer pour faute grave puisqu'il crée de l'emploi?
Et bien sûr que si ta femme tombe enceinte, elle sera bien sûre virée. Parce que tu comprends bien que si elle ne travaille pas, on doit donner son poste à quelqu'un d'autre pour maintenir le plein emploi? On ne peut pas garder une fainéante.
Réponse de le 30/05/2017 à 18:48 :
C'est bien resume Aline. Quand des simples d'esprit ignorent a dessein des realites, il faut durcir son jeu, quitte a faire preuve de malhonnetete' intellectuelle.
Et oui, je trouve anormal que des salaries soient defendus par des "personnes" payees par l'entreprise a ne rien faire pour elle.
Réponse de le 30/05/2017 à 19:02 :
Je le manie tous les jours ce Code du travail, j'y ai dédié mon existence depuis 15 ans. Ce Code est issue des rapports de force entre le patronat et le salariat. Ces deux composantes ont des représentants, qui forcément négocient, c'est mieux que la lutte armée, ou les passages à tabac par les casseurs de grève, ou faire tirer la troupe sur les grévistes, non? Les syndicats ne sont pas là pour créér de l'emploi, mais pour faire que ces emplois soient dignes et qu'on puisse en vivre décemment. Les patrons responsables et intelligents, ça existe aussi et quand on se met autour d'une table et qu'on se concerte loyalement, ça se passe toujours mieux.
Réponse de le 31/05/2017 à 9:04 :
J'aime bien les gens comme vous toujours prèts à critiquer les syndicats qui se réveillent et s'abonnent au bruit des cornes de brumes des vagues de licenciement.
Au fait vous-mêmes avez-vous créé la moindre entreprise même petite qui vous range parmi ceux qui ont à une époque de leur vie créé richesse formation interne et emplois.
Perso j'ai un n° siret qui correspond à 5 périodes de ma vie.
a écrit le 30/05/2017 à 11:10 :
Après la réforme du droit du travail viendra celle de l'assurance chômage. Une assurance
que Macron veut faire payer par l'impôt soit 20 milliards d'euros plutôt que par ceux qui en bénéficient, une idée parfaitement incompréhensible.
a écrit le 30/05/2017 à 10:52 :
Laurent Berger ne peut ignorer 2 choses :
1 - Les accords défensifs, qui avant la loi Macron-El Khomri, donnaient déjà la possibilité de déroger aux accords de branche, quelle utilité d'aller au delà de ce dispositif ? D'ailleurs, la fédération des métaux de la CFDT l'a clairement dit lors de son congrès de 2016 en réaffirmant la primauté de l'accord de branche.....
2 - Les avantages dits "compétitifs" offerts par la nation tels que CIR, CICE ou prélevés "de droit" en diminuant les rémunérations de ceux qui apportent de la valeur ajoutée finiront dans la poche des mêmes et ne créeront pas d'emplois. De fait cela passe dans la profitabilité davantage que dans la compétitivité.
a écrit le 30/05/2017 à 10:51 :
Il serait temps que les partenaires sociaux décident que les gouvernements n'ont pas à mettre leur nez dans les négociations du contrat de travail: leur intervention "religieuse" n'a fait qu'empirer la situation.
a écrit le 30/05/2017 à 10:34 :
" ...sur lequels la concertation aura lieu"....
Une coquille s'est malicieusement glissee dans le texte. Il fallait lire: Une conflagration aura etc...Greves monstres en perspective.
a écrit le 30/05/2017 à 8:54 :
"C'est une lettre d'orientation qui sera pour cadrer les sujets sur lesquels la concertation aura lieu", a-t-il ajouté. Un tel document est, de fait, prévu depuis le vote de la loi Larcher de 2007 sur le dialogue social."

On peut rappeler aussi que la loi Larcher de 2007 prévoit des exceptions à l’application de ces dispositions en cas « d’urgence avérée ».Cette encadrement de la procédure d’urgence permettant de passer outre la concertation des partenaires sociaux.

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