Réforme des retraites: Berger (CFDT) prêt à entrer « en opposition frontale »
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BENOIT TESSIER
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Une « inutile provocation antisociale dont Emmanuel Macron est coutumier ». C'est en ces termes que la présidente du Rassemblement national (RN) en rentrée au Cap d'Agde (Hérault) a qualifié la réforme des retraites.
Plus tôt dans l'après-midi, le nouveau secrétaire général du parti Renaissance (ex-La République en marche) a pris la défense de cette réforme sur LCI et tenté de calmer le jeu.
« Personne ne veut un passage en force sur cette réforme de retraites », a affirmé Stéphane Séjourné, tout en défendant « une réforme qui s'impose » en rappelant qu'il faut « travailler plus longtemps dans une nation où on vit plus vieux et on rentre plus tard en moyenne dans la vie active ».
Pas de quoi rassurer les partenaires sociaux. Invité de France Inter au même moment que Stéphane Séjourné sur LCI, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé « de la loyauté à tous les étages ». « S'il y a déloyauté en passant par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la CFDT arrêtera les discussions dans le cadre du Conseil national de la refondation (CNR) », a averti le syndicaliste.
En cas de passage en force ou « quelle que soit la décision du couple de l'exécutif (...) d'intégrer une réforme des retraites dans le PLFSS avec un report de l'âge légal de la retraite, nous serons en opposition frontale », a martelé le syndicaliste.
En attendant, reçu sur France 3, le ministre du Travail Olivier Dussopt a fait savoir qu'il recevrait, le lundi 19, les syndicats et le patronat pour une « réunion de concertation » et « afin d'échanger sur les conclusions du Conseil d'orientation des retraites ».
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Sans attendre l'avis à la fin de la semaine du comité de suivi des retraites, chargé de faire des propositions au gouvernement pour garantir l'équilibre du système de retraites, « l'objectif c'est de partager un constat, parce qu'il faut aussi créer du consensus et (...) une forme de lucidité collective », a expliqué Olivier Dussopt.
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Avant de rester flou sur le calendrier du passage de la réforme au Parlement: « ça peut être en octobre, comme ça peut être au printemps. (...) cela fait partie des procédures possibles ».
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