Relance : Le Maire promet un soutien durable aux PME, au-delà des prêts garantis (PGE)

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Selon le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, les banques accepteront de prolonger ces prêts aux PME au-delà de la première année, avec des taux d'intérêt relativement cléments.
Selon le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, les banques accepteront de prolonger ces prêts aux PME au-delà de la première année, avec des taux d'intérêt relativement cléments. (Crédits : POOL)
Le ministre de l'Économie a fait deux grandes annonces dans le cadre du plan de relance de l'économie, dans un entretien publié ce matin dans "Les Échos": d'une part, sur l'allongement des délais de remboursement des actuels prêts garantis (PGE) et le niveau des taux, et d'autre part, sur un nouveau système d'emprunts à très long terme.

Les PME bénéficieront d'un soutien durable de l'État, non seulement par une extension des délais de remboursement des actuels prêts garantis, mais aussi par un nouveau système d'emprunts à très long terme, a annoncé Bruno Le Maire, ministre de l'Economie.

"Il est de notre intérêt collectif à tous que les PME puissent faire face à leurs échéances de remboursement et se redressent", a déclaré M. Le Maire lors d'un entretien à paraître dans l'édition de mardi du journal Les Échos.

Le ministre a, à ce titre, fait deux annonces dans la perspective du plan de relance destiné à sortir l'économie de la crise du coronavirus et dont la présentation, initialement prévue ce mardi, a été reculée d'une semaine.

PGE, des emprunts de secours qu'il faut rembourser au bout d'un an

La première annonce concerne les prêts garantis par l'État (PGE). Souscrits par de nombreuses entreprises, en particulier des PME, auprès des banques, mais avec le soutien de l'Etat, ces emprunts de secours courent normalement sur un an.

Lire aussi : Le prêt garanti par l'Etat, comment ça marche ?

Mais "beaucoup (de ces entreprises) ne seront pas en mesure de rembourser leur PGE au bout d'un an (...) et demanderont donc à étendre la durée de remboursement", a reconnu M. Le Maire.

Lire aussi : «Le prêt garanti par l'Etat est un boulet au pied» (Jean-Marc Roué, Brittany Ferries)

La clémence des banques sollicitées par l'État

Selon le ministre, les banques accepteront de prolonger ces prêts aux PME au-delà de la première année, avec des taux d'intérêt relativement cléments, puisque compris entre 1% et 3%.

Lire aussi : Prêt garanti par l'État : refus, délais, obstacles... ces entreprises qui rament face aux banques

"Depuis plusieurs semaines, je négocie avec les banques un taux le plus attractif possible au-delà de la première année", a-t-il assuré.

L'autre annonce concerne la mise en place de prêts de très long terme et dits "participatifs". Ce système, qui existe déjà, est à mi-chemin entre les emprunts classiques et l'investissement direct dans les fonds propres des entreprises.

De nouveaux prêts sur une durée d'au moins sept ans

Les nouveaux prêts dureront au moins sept ans et sont donc censés aider au développement pérenne des entreprises. Ils seront octroyés par le secteur financier mais, là encore, avec une garantie de l'État.

"L'État apportera sa garantie jusqu'à 3 milliards d'euros, ce qui permettra aux entreprises de lever de 10 à 15 milliards d'euros de prêts à long terme", a promis M. Le Maire.

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Commentaires
a écrit le 25/08/2020 à 22:00 :
Un soutien "durable" suivant la longueur du mandat de celui qui fait les promesses!!
a écrit le 25/08/2020 à 15:31 :
Les promesses ne peuvent durer que le temps du mandat... au mieux!
a écrit le 25/08/2020 à 13:23 :
Pour les petits commerces et les prestataires de services, les difficultés vont être : la reprises des échéances des prêts, la régularisation des charges sociales, la reconquête des clients, la motivation des équipes... et le remboursement du PGE. Un moratoire sur un an supplémentaire serait une bonne chose mais cela ne règle pas le problème des TPE.
Pour les prêts suspendus, et qui vont reprendre en octobre, une phase d'un an durant laquelle nous ne payerions que des intérêts serait également une bonne chose.
Une suppression temporaire des cotisations sociales patronales sur 2 ans qui accompagne le moratoire du PGE donnerait plus de visibilité. C'est pour nous le moyen de pérenniser l'entreprise, l'emploi et la trésorerie de nos entreprises. On pourrait imaginer également une baisse des cotisations sociales pesant sur les salariés répercutée sur le net à payer, ce qui sera favorable à la consommation pour les bas salaires, et à l'épargne pour les plus "fortunés" ce qui favorisera le financement de notre économie.
l'annulation des impôts de production est une bonne chose également, mais me concernant, cela n'est pas l'enjeu.

Bref, une réflexion au niveau micro et non macro économique serait utile.
Réponse de le 26/08/2020 à 17:37 :
"On pourrait imaginer également une baisse des cotisations sociales pesant sur les salariés répercutée sur le net à payer".

En leur expliquant avant à quoi servent ces cotisations pour eux ,comme avoir en contrepartie d’une couverture partielle ou totale de frais divers, engendrés par l'un des grands « risques » que sont le chômage, la vieillesse, la famille, la maladie et les accidents du travail et maladies professionnelles.
a écrit le 25/08/2020 à 10:46 :
comment les banques vont prêter 10 à 15milliards d'euros avec une garantie limitée à 3 milliards ?
il y a sans doute une garantie cachée supplémentaire , inavouable au grand public .
attendons la réaction des banques impliquées , et des représentants des entreprises pour en savoir un peu plus .
a écrit le 25/08/2020 à 8:58 :
Heu... un emprunt reste un emprunt à court moyen ou long terme, aucune nouveauté.

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