Retraites : les préconisations contestées de Delevoye

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Jean-Paul Delevoye a remis au Premier ministre les détails de la mise en place du nouveau système qui doit unifier les 42 régimes existants.
Jean-Paul Delevoye a remis au Premier ministre les détails de la mise en place du nouveau système qui doit unifier les 42 régimes existants. (Crédits : Benoit Tessier)
Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a proposé que le futur "système universel" comprenne un "âge d'équilibre" assorti d'un système de décote/surcote, de 64 ans pour la génération née en 1963, dans son rapport rendu public jeudi.

Ce système par points, qui doit être mis en place en 2025 et remplacera les 42 régimes de retraite actuels, incitera "au prolongement de l'activité", soulignent les préconisations du rapport que M. Delevoye a remis en fin de matinée au Premier ministre Edouard Philippe.

Incitations à travailler plus longtemps

Les assurés "auront toujours la liberté de partir en retraite" à l'âge légal de 62 ans. Mais M. Delevoye préconise que "l'âge du taux plein" permettant une retraite complète "soit le même pour tous, contrairement à aujourd'hui où il est compris entre 62 et 67 ans en fonction de la durée travaillée", et qu'il évolue "comme l'espérance de vie". Ceux qui partiront avant cet âge-pivot, vivement contesté par plusieurs syndicats, verront ce rendement diminuer de 5% par année d'écart, quand ceux qui prolongeront leur activité au-delà bénéficieront d'un rendement majoré de 5% par an.

Parmi les autres préconisations, le rapport Delevoye propose de garantir dans le futur "système universel" un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. Il envisage que les pensions de réversion versées aux conjoints survivants, le plus souvent des femmes, leur assurent 70% du total des retraites perçues par le couple.

Il suggère en outre de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant dès la première naissance, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus, afin d'adapter les droits familiaux "aux évolutions de la société" et de favoriser les femmes, dont la pension moyenne est aujourd'hui "inférieure de 42%" à celle des hommes. Ces préconisations devraient servir de base à un projet de loi maintes fois repoussé et attendu en Conseil des ministres à l'automne, avant un examen au Parlement probablement après les municipales de mars.

> Lire aussi : Retraites : des écarts considérables entre les hommes et les femmes, presque du simple au double

Beaucoup d'interrogations pour le patronat et la CFDT

Pour le président du Medef, Geoffroy Roux de Bezieux, "il y a des interrogations sur les effets redistributifs entre les générations et entre les salariés mais clairement c'est une réforme qui va compenser une partie de carrières hachées ou irrégulières et donc globalement le Medef soutiendra les grands principes de cette réforme mais sera vigilant et attentif dans les concertations qui vont s'engager."

A la CFDT, Laurent Berger souligne que  "Ce rapport est un point d'étape, il y a encore des dizaines et des dizaines de questions à se poser (...) la CFDT se prononcera sur ce projet de loi lorsqu'il y aura un projet de loi (...) nous jugerons sur pièces à l'issue du processus." "Si nous notons positivement dans ce rapport un certain nombre d'avancées - je pense notamment au fait que ce soit un système plus redistributif qui privilégiera d'abord ceux qui ont des carrières hachées ou encore à l'extension des droits familiaux dès le premier enfant -, il y a aussi des mesures qu'il faudra continuer à pousser, comme la question de la pénibilité, l'extension aux agents du public."

De "l'enfumage" à la CGT

Du côté de la CGT, le secrétaire général Philippe Martinez a déclaré que  ce système, c'est d'abord beaucoup d'enfumage avec des titres pompeux - système universel des retraites - qui ne règle en rien un certain nombre de problèmes qui sont liés au manque d'emploi, à la précarité, etc."

"Qui va définir la valeur du point? M. Delevoye est très optimiste, il nous assure qu'il ne baissera jamais, mais quand on entend le discours ambiant où il faut réduire les dépenses publiques, on peut tout à fait imaginer que la valeur du point sera défini par le ministère de l'Economie et, quand on se fera tirer les oreilles par Bruxelles, c'est vers ce genre de choses qu'on fera des économies."

(avec AFP et Reuters)

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a écrit le 22/07/2019 à 14:08 :
les régimes spéciaux de retraite affichent un déficit cumulé annuel d' environ 6,5 milliards d'euros ; ce déficit est payé par le contribuable et par la taxe CTA prélevée sur les factures gaz et électricité ( au profit des retraités EDF/GDF ) .
pour les fonctionnaires la situation est encore pire , puisque l'Etat ne provisionne pas de réserves pour payer les pensions des fonctionnaires . elles sont payées au fil de l'eau sur le budget général .
la réforme a donc à faire à résoudre un problème majeur
première option égalitaire :ramener les conditions et critères d'attribution des pensions des régimes spéciaux et fonctionnaires au niveau de celles du secteur privé ; cela se traduirait par une baisse très forte des pensions versées à leurs retraités par rapport au système actuel . de l'ordre de 8 à 10(?) milliards d'euros par an .
deuxième option : conserver l'essentiel des avantages actuels en attribuant "des bonus de compensation "sur une période de transition , bonus qui seraient financés sur les 120 milliards de réserves accumulés par les régimes de retraites complémentaires des salariés du privé et des professions des indépendants .
il semble que la deuxième option ait le plus d'avenir , d'autant que les syndicats se rangeront tous y compris la CFDT sur le choix privilégiant le maintien au maximum des "avantages acquis" des régimes spéciaux et fonctionnaire ; quant au MEDEF , il ne veut pas de grèves et troubles à l'activité des entreprises et aura en sus négocié des compensations avec le gouvernement .
reste la question de l'acceptation ou pas des salariés , indépendants et retraités du secteur privé : seront-ils aussi soumis que lors des réformes passées ?
a écrit le 20/07/2019 à 15:35 :
10 euros de cotisation le point qui fait 0.55 euros de retraite annuelle
Au niveau du smic ,1500 brut les cotisations etaient fin 2017 de 27.5% (arcco rg agff)
1500*0.275*12*42/10 soit 20790 points, 953 euros bruts par mois
Un peu plus de 18 ans pour revoir vos cotisations hors interets que vous auriez pu avoir.
Une carriere complete au smic sans decote, le type il est deja au minimum vieillesse, et les carrieres completes, elles vont être rares (chomage, trimestres non validés, temps partiel, etranger).


Organisez vous une ""misere"" heureuse et vous cassez pas le bourrichon a trop vouloir avoir vos points Tant qu'on se contentera de ne reformer que ""l'après"" le systeme français restera une immense arnaque
a écrit le 19/07/2019 à 19:08 :
L'état emploie plus de 5.5 millions de personnes, dans à peu près tous les corps de métier, de la danseuse étoile au nageur de combat en passant par le chercheur et le jardinier, le chirurgien et l'ébéniste.

Il emploie également 950 000 contractuels.

Si Macron veut convaincre de sa réforme, qu'il commence donc à appliquer sa retraite à points à la fonction publique. Qu'il prouve par la pratique et non les incantations qu'on peut mettre ça sur pieds sans léser personne et à un coût raisonnable.

Et je suis sur que s'il y parvient tous les français du privé suivront.

Bon soyons sérieux, l'état n'est même pas foutu d'unifier le service de paie de ses armées (Louvois....), alors arriver à fusionner 42 régimes de retraite sans créer des émeutes..
Réponse de le 20/07/2019 à 15:09 :
Pourquoi voulez vous que macron montre l'exemple. L'état a toujours imposé des règles qu'il n'arrive pas et ne peut pas appliqué auxc fonctionnaires... Regardez les 35 heures, depuis combien de temps y est on et pourquoi les fonctionnaires sont toujours au 39H avec journée a poser ou payée (décision patronnal pour le choix et surtout les payées servent à éviter les augmentation) pour compenser.
a écrit le 19/07/2019 à 18:17 :
Avec 5.5 millions d'agents dans les fonctions publiques d'état, territoriale et hospitalière, l'Etat pourrait démontrer par l'exemple et la pratique qu'on peut unifier le régime des retraites pour des professions aussi disparates que sapeur pompier, juge, médecin, archiviste, chercheur, technicien, danseur de l'opéra ou plongeur de combat...
Sans compter les 950 000 contractuels.

Et évidemment unifier sans qu'aucune des parties ne soit lésée et à un coût raisonnable.

Et une fois que l'Etat aura démontré par la pratique et non les incantations qu'un système de retraite à points est, non seulement possible, mais avantageux, on peut gager que tous les futurs retraités voudront en être.

Malheureusement, tout ce que l'état a prouvé c'est qu'en en déboursant des fortunes, l'armée n'a même pas été foutue de mettre sur pieds un système de paie unifiée (Louvois)

Idem pour le logiciel de paie unifié qui devait permettre de payer tous les fonctionnaires et virer 3800 personnes à Bercy. Il a couté 380 millions € et n'a jamais fonctionné.

Les chances que l'Etat arrive a gérer les retraites de 65 millions de français sont nulles en l'état. Ce qui coule toute chance de regroupement c'est le maquis des règles. Et l'état n'a même pas commencé le débroussaillage.
a écrit le 19/07/2019 à 13:27 :
Là la CGT à raison : le Gouvernement va tout faire pour faire passer sa mesure, et une fois que ça sera en place, hop, au 1ier coup de Trafalgar il réduira la valeur du point sans passer par aucune loi, juste un décret sorti en plein mois d'août et ça sera réglé sans que personne ne puisse rien y faire (et on se fera tous avoir !!) !!
Réponse de le 19/07/2019 à 14:02 :
Tout à fait, parce que c'est notre projettttt !!!!

Sinon il serait bon de mettre en perspective le déficit des caisses retraites et les CICE, évasions fiscales, pertes de revenus de l'Etat par la vente d'entreprises profitables etc.... Au lieu de discuter du détail de la réforme, la vrai question c'est ou part l'argent des contribuables

Enfin, quid du systèmes des élus ? Et je ne parle pas des maires mais des députés, sénateurs, ministres et rois
Réponse de le 20/07/2019 à 15:12 :
Cette réforme n'est pas faite pour nous pauvres travailleurs mais contre nous et le rétablissement de l'esclavage à vie. Regardez déjà maintenant les patrons peuvent vous virer gratuitement "grâce à Macron" demain on aura plus de retraite car on devra travailer plus pour gagner moins pendant que ces politiciens et patrons prendront leur retraite plus tôt car eux auront assez pour manger des langoustes...
a écrit le 19/07/2019 à 10:32 :
pour que les français comprennent bien le sujet , la première des choses à faire serait de publier un état complet des 42 régimes actuels ( base année 2017 ou 2018 si possible) avec modalités générales du régime ,nombre de cotisants , montant des recettes et nature détaillée de ces recettes ,nombre de pensionnés et montants des pensions versées , bilan financier net , projections à 3 ou 5 ans .
les syndicats sont-ils assez courageux pour accepter de valider cette transparence ?
le gouvernement a t-il la capacité d'affronter les corporatismes des régimes spéciaux et autres fonctionnaires ?
Réponse de le 19/07/2019 à 10:52 :
Vous savez que ces informations sont disponibles ?
a écrit le 19/07/2019 à 9:26 :
si l'on doit vous appliquer un régime de retraite et que vous n'êtes pas d'accord, EXIGER partout les moyens que tous les politiques (haut et bas) syndicalistes medef et autres ne soit pas plus privilégiez que vous.
Un retraité.
a écrit le 19/07/2019 à 8:22 :
BEAUCOUP DE PERDANT DANS CETTE REFORME: c est comme si vous Passier tous au tamis et qu après tous soit égalitaire?: cela pars d un bon principe égalitaire mais qui vas acceptez cela ,? LES corporations les plus perdant serons la classe moyenne CELA VAS RUER DANS LES BRANCARDS? ENTRE 2 A 4 ANS DE PLUS DE TRAVAIL POUR CEUX QUI PARTIRONS DES ANNEES 1963, il y a déjà 1 chômeurs sur trois qui est retraite; qui vas leurs donnée de quoi vivre car a cette la vous n ette plus rentable du a votre age avance, bref macron continue sont job rénovez les droits sociaux :/:alors préparez vous la tempête social arrive :ils vas y avoir plus de gilets jaunes dans les rues de France car il vont être rejoint pars les rouges:, :???IL N Y A PAS PLUS CRUEL TYRANIE QUE CELLE QUE L ON EXERCE A L ONBRE DES LOIS ET AVEC LES COULEURS DE LA JUSTICE /MONTESQUIEU/???
a écrit le 19/07/2019 à 8:21 :
BEAUCOUP DE PERDANT DANS CETTE REFORME: c est comme si vous Passier tous au tamis et qu après tous soit égalitaire?: cela pars d un bon principe égalitaire mais qui vas acceptez cela ,? LES corporations les plus perdant serons la classe moyenne CELA VAS RUER DANS LES BRANCARDS? ENTRE 2 A 4 ANS DE PLUS DE TRAVAIL POUR CEUX QUI PARTIRONS DES ANNEES 1963, il y a déjà 1 chômeurs sur trois qui est retraite; qui vas leurs donnée de quoi vivre car a cette la vous n ette plus rentable du a votre age avance, bref macron continue sont job rénovez les droits sociaux :/:alors préparez vous la tempête social arrive :ils vas y avoir plus de gilets jaunes dans les rues de France car il vont être rejoint pars les rouges:, :???IL N Y A PAS PLUS CRUEL TYRANIE QUE CELLE QUE L ON EXERCE A L ONBRE DES LOIS ET AVEC LES COULEURS DE LA JUSTICE /MONTESQUIEU/???
a écrit le 19/07/2019 à 8:17 :
Il est bien difficile de comprendre quels seront les impacts des modifications sans faire tourner les ordinateurs.. Personnellement, je suis dubitatif sur les points de solidarité pour les chômeurs: comment cela va-t-il fonctionner pour ceux qui seront au chômage entre 62 et 64 ans par exemple? Est-ce juste pour donner des points à ceux qui auront des carrières hachées type intermittents du spectacle de Luxe, très bien payés pendant un mois, puis inscription au chômage pendant un autre? Je crois que la solidarité devrait simplement se reposer sur les retraites minima qui me paraissent correctement calibrées dans le nouveau système. En revanche, OK pour les points de solidarité pour les arrêts natalité (la nécessaire parité homme-femme), et maladie (sauf peut-être en fin de carrière -toujours la question de la période 62-64 ans). Enfin, très généralement, quel rationnel de soutenir des fins de vie de personnes qui ont du patrimoine, et donc peuvent très bien subvenir à leurs besoins? Mais il convient certainement de faire simple, -le jeu vaut-il la chandelle de complexifier le système-, On notera que l'âge de la retraite en Europe est à 65, et donc inutile de continuer à ergoter sur le nécessaire allongement.
a écrit le 19/07/2019 à 7:32 :
Mais quel est donc le vrai problème posé par LA retraite, en France?
Réponse de le 19/07/2019 à 9:48 :
Le probleme c'est qu'on en attend beaucoup trop. Il y a 50 ans la retraite des vieux c'etait se loger, manger, se soigner a peu pres et jouer a la petanque. Aujourd'hui les retraités ils font des voyages, prennent l'avion, vont au resto, veulent une moto et un suv...

Un autre probleme c'est qu'effectivement les vieux vivent plus vieux, mais j'ai aussi l'impression que les jeunes meurent aussi plus jeunes. Entre les avc, les infarctus, l'exposition aux cancerigenes, les canicules..., il y a plein de gens qui meurent dans la quarantaine cinquantaine, soixantaine. il me semble qu'avant, quand tu n'avais pas de probleme special, quand tu etais sur les rails de la vie, sauf accident de voiture tu allais tranquillement a 70/75 ans. Aujourd'hui j'ai plein d'exemples de gens qui meurent avant 65 ans. Les esperances de vie qu'on nous "promet", j'ai un peu des doutes.
Réponse de le 19/07/2019 à 17:50 :
Notre Monarque, élevé chez les curés, a en horreur l'oisiveté, qui est comme chacun sait "mère de tous les vices".

Ajoutez y la croyance que la valeur d'un individu ne s'évalue que dans sa capacité à faire du fric, dépenser du fric, voire emprunter du fric pour boursicoter, et vous comprenez que le vrai problème pour lui c'est que les retraités ne sont plus bons à traire et que leur vraie place c'est l'abattoir...

sauf que ça, même s'il le pense tellement fort que ça transpire de ses discours, de ses attitudes et de ses décisions, il ne peut évidemment pas le dire tout haut, au risque de faire tomber sa couverture "progressiste".

Le vrai problème, c'est Macron.
a écrit le 18/07/2019 à 23:46 :
A l’évidence les propositions de Delevoye ne sont pas le fruit d'une réflexion et d'un accord commun des partenaires sociaux mais une sorte de canevas assez nébuleux qui peut laisser à interprétation pratiquement tout. C'est du macronisme tout craché.

J'envoie un type qui fait semblant de discuter mais qui finalement quels que soient les avis et les oppositions va sortir un rapport qu'il fera passer pour le résultat d'une négociation, et qui reprendra toutes mes obsessions anti-sociales.

Quand les pays du nord de l'Europe ont voulu changer leur mode de retraite, ils en ont discuté pendant 5 ans et négocié les détails pendant 10 ans de plus.n-
Réponse de le 19/07/2019 à 15:51 :
"A l’évidence les propositions de Delevoye ne sont pas le fruit d'une réflexion et d'un accord commun des partenaires sociaux mais une sorte de canevas assez nébuleux qui peut laisser à interprétation pratiquement tout. C'est du macronisme tout craché".

La réforme des retraites actuelles est une demande de la commission europenne ,macron ne fait que l'appliquer, comme sur la SNCF ,nos barrages , la loi travail etc...
Ce gouvernement liberal ( d'ou le soutien d'iune bonne partie des LR aujourd'hui) ne fait qu'appliquer des directives :

Souvenir :
En effet, dans ses recommandations du 29 mai 2013, les commissaires européens demandent à la France de "prendre des mesures d'ici à la fin de l'année 2013 pour équilibrer durablement le système de retraite en 2020 au plus tard, par exemple en adaptant les règles d’indexation, en augmentant encore l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein et en réexaminant les régimes spéciaux, tout en évitant une augmentation des cotisations sociales patronales".Vous pouvez retrouver tous ces éléments dans l'article de Gaël Cordon « Retraite par capitalisation et Union européenne: retour sur la directive I.R.P. ».

Afin d'étendre aux I.R.P (institutions de retraite professionnelle). les bénéfices du marché unique et de la libre concurrence, la retraite professionnelle doit être assimilée à un produit financier.
Pour ce faire, les dirigeants européens ont développé une grille d'analyse permettant de distinguer système par répartition et système par capitalisation, afin de faire de ce dernier un objet qui relève de la compétence communautaire (au même titre que les produits d'assurance par exemple). Cette division de la retraite en piliers à travers un premier pilier légal par répartition et un deuxième pilier professionnel par capitalisation permet ainsi une répartition des compétences: aux États, la gestion du premier ; aux instances européennes, la régulation du second.
Aussi, tout en reconnaissant les difficultés que pose l'emploi de cette distinction, la Commission affirme à la fois qu'elle est présente « en principe » partout en Europe et qu'elle servira de base à la définition du champ de compétence communautaire. Cet élément est particulièrement important quant on analyse l'influence du droit communautaire en France. En effet, la définition communautaire ne permet pas de prendre en considération l'originalité du système de retraite « à la française ».En 2005, lors de la réforme du volet préventif et correctif du P.S.C., sont introduites deux dispositions relatives aux retraites. La première dispose que toutes les évaluations des politiques nationales par le Conseil et la Commission « prennent dument en considération la mise en œuvre de réformes des retraites consistant à introduire un système à piliers multiples avec un pilier obligatoire financé par capitalisation ». La seconde assouplit l'application des sanctions pour les États ayant un déficit excessif mais mettant en œuvre une telle réforme.
Le « Six-Pack » (dernière réforme à ce jour de la gouvernance économique) est venu de nouveau appuyer sur la réforme des systèmes de retraite.
La réforme des retraites est devenue le symbole d'une nécessaire harmonisation des systèmes sociaux européens. On se souvient encore des propos d'Angela Merkel qui estimait que « dans des pays comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal on ne parte pas à la retraite plus tôt qu'en Allemagne, que tous fassent un peu les mêmes efforts, c'est important ».
a écrit le 18/07/2019 à 22:12 :
Le système a dérivé depuis longtemps : du droit de passer ses derniers mois de vie sans être une charge trop importante pour ses enfants au droit actuel de "buller" le plus longtemps possible (40 ans de cotisation, presqu'autant de retraite désormais). Ça ne tient pas la route.
a écrit le 18/07/2019 à 20:29 :
Il y a quelques guirlandes pour faire illusion mais l'objectif essentiel de cette réforme est de faire baisser le coût des retraites dans une logique de compétitivité. Elle est dogmatique et elle met la Société au service de l'économie plutôt que l'inverse.
On pouvait maintenir l'équilibre du système actuel en augmentant la durée de cotisation et la flat tax. Ainsi l'effort était équitablement réparti.
Cette réforme me fait penser aux caricatures dénoncées dans le roman pamphlétaire : "Mémoires d'un seigneur de la mondialisation".
a écrit le 18/07/2019 à 19:51 :
Vivement un système de retraite unique ou la pension serait uniquement fonction de ce que chacun a cotisé couplé à une retraite de base minimum de l'état. Chacun serait alors responsable de sa retraite.
a écrit le 18/07/2019 à 18:39 :
2017 Macron si je suis élu je touche pas à la retraite 2018 inflation 1.85 revalorisation que 0.3% plus csg un casi gel 2019 revalorisation des retraites 0.3% faites confiance à Macron le king des riches
a écrit le 18/07/2019 à 18:24 :
Au non quoi les fonctionnaires auraient plus comme les 9 dernières années contre 25 pour le privé dans le calcul de la retraites et cette caste de nabab comme les enseignants qui veulent encore plus et toujours plus... Le gouvernement doit faire plus d'équité entre public/privé. Stop au privilège de cette caste de fonctionnaires ! La République c'est "Égalité" pour tous ! Point barre !
Réponse de le 18/07/2019 à 19:02 :
Alors au nom de quoi ces mêmes fonctionnaires n'auraient ils pas de retraite complémentaire?
L'égalité pourquoi pas. Mais c'est le fait de changer les règles en fin de parti qui n'est pas supportable. Et profitons en pour aligner les différentes conventions collectives : pourquoi un employé de banque aurait des droits qu'on refuserait à une aide maternelle?
Au niveau de l'équité on peut sérieusement s’interroger :
Il est déjà acté que militaires et profession libérales (et sans doute d'autres) n'auront pas les mêmes règles que les autres.
Réponse de le 19/07/2019 à 9:00 :
"Au non quoi les fonctionnaires auraient plus comme les 9 dernières années contre 25 pour le privé dans le calcul de la retraites "

Adresses toi a la droite qui a amplifié cet écart :

En 1993, la réforme Balladur :
- a allongé la durée de cotisation nécessaire pour liquider sa retraite à taux plein de 37,5 ans à 40 ans.
- a fait passer de 10 à 25 le nombre d'années de salaire pris en compte pour le calcul de la pension de retraite.
Par ailleurs, l'indexation du montant des pensions de retraite sur les prix et non sur les salaires a pour sa part eu un impact considérable sur le montant des pensions.
a écrit le 18/07/2019 à 18:06 :
Une sacré arnaque la retraite parts points les retraité pour remplir les caisses de l état les jaunes futures retraites manifeste s vous le cancer ne recul pas partirez à 64 ans à taux plein ils reste 15 ans a vivres à 80 ans c est des vieux ?
Réponse de le 18/07/2019 à 18:54 :
Vous avez dit arnaque ! c'est pire que ça . Je pense aux professions qui déclarent ce qu'ils veulent sans pouvoir être contrôlées et souvent versent très peu . Achètent des appartements à la location avec des revenus confortables pour leurs vieux jours . Ils vont pouvoir profiter de ceux qui triment et paient plein pôt les caisses de retraites . C'est pas beau ça !soyez généreux les besongneux dit-on par ailleurs (justice sociale)
a écrit le 18/07/2019 à 16:44 :
En finir avec tous les régimes spéciaux déficitaires et recevoir en fonction de ce qu’on a versé, voilà une vraie mesure juste, tout le monde devrait dire bravo
Réponse de le 18/07/2019 à 17:52 :
anciens présidents et ministres ? les cumuls déguisés ! le sybaritisme de certains élus !
Réponse de le 18/07/2019 à 17:55 :
Regimes speciaux. Cette loi en cré un: Plus vous entrez tard dans la vie active, moins vous cotisez car dans tous les cas a 64 ans vous avez la retraite a taux plein. Tous ceux qui ont fait des etudes longues cotiserons moins et ne perdrons rien en retraite. 42 ans de cotisation a 64 ans veut dir travailler a partir de 22 ans. Ingenieurs et plus commencent -il avant ou a 22 ans? Pour ma part cette reforme me fait gagner 3 ans et je me rejouis.
Réponse de le 19/07/2019 à 8:58 :
c'est effectivement mieux en terme d'âge de départ à la retraite pour ceux qui ont commencé tard leur vie active (à relativiser car l'âge pivot peut évoluer d'ici là). Par contre au niveau du montant des pensions, si vous êtes dans une logique de rémunération ascendante au cours de votre carrière, vous serez à mon avis plutôt perdant sur ce point.
Réponse de le 19/07/2019 à 10:49 :
@jy
Effectivement à 64 ans tout le monde bénéficiera d'une retraite à taux plein. Mais cette retaitre sera calculée sur le nombre de points acquis. Si vous commencez votre activité à 25, ans ou pus tard, vous aurez acquis moins de points que ceux qui auront commencé de travailler à 18 ans. Donc vos propos sur un avantage éventuel pour ceux qui commencent à travailler plus tard ne ne tiennent pas
Réponse de le 19/07/2019 à 10:51 :
@jy
Effectivement à 64 ans tout le monde bénéficiera d'une retraite à taux plein. Mais cette retaitre sera calculée sur le nombre de points acquis. Si vous commencez votre activité à 25, ans ou pus tard, vous aurez acquis moins de points que ceux qui auront commencé de travailler à 18 ans. Donc vos propos sur un avantage éventuel pour ceux qui commencent à travailler plus tard ne ne tiennent pas
a écrit le 18/07/2019 à 16:40 :
La politique par le moins, ça pue la défaite.
a écrit le 18/07/2019 à 16:32 :
Je respecte M. Delevoye mais comment peut-il ne pas voir qu'il n'est qu'un pion et que l'exécutif a déjà décidé ce que sera la nouvelle réforme. Il a été comme de nombreux français, dont malheureusement je suis, à croire que M. Macron et sa majorité, dont la aussi le droit à la parole n'est qu'illusoire, allaient être une nouvelle façon de faire de la politique. La nouvelle réforme se fera à un moment sans grand risque électoral c'est à dire après 2022 si M. Macron est de nouveau l'autocrate élu de notre pays. Devant la médiocrité de l'opposition il a un boulevard pour 2022 à moins que d'ici la une opposition digne de ce nom émerge enfin, j'ai un doute face aux pieds nickelés actuels.
a écrit le 18/07/2019 à 16:31 :
Les retraites complementaires privées sont décalées depuis janvier 2019 d'un an pour ne pas être minorées de 10 % pendant 3 ans ce qui signifie que si vous avez cotisés le nombre de trimestre requis selon votre année de naissance et bien c'est à 62 + un an 63 ans que vous aurez l'intégralité de votre retraite (en fonction de vos cotisations) sinon - 10 % et encore faut il que vous ayez travaillé jeune pour faire les 168 trimestres requis pour ceux nés comme moi en 1961 ! Les période de chomage n'octroient que des trimestres sans cotisation donc années financièrement très pénalisantes et quand on a subi le chomage à plusieurs périodes de sa carrière ... c'est assez anxiogène de se dire qu'à la retraite , va falloir être très économe pour subvenir à ses besoins de base (santé, logement, nourriture), et quant aux voyages, sorties, etc... ce sera en rêve malheureusement. Alors quand je lis que des millions d'euros aide à l'achat de bagnole jusqu'à 60 000 euros, 400 euros pour un vélo électrique.... il faut bien trouver cet argent quelquepart et la boucle est bouclée.
a écrit le 18/07/2019 à 16:05 :
D'accord pour la fin des régimes spéciaux,a condition que le point d'indice soit plus fort pour la fonction publique par rapport au privé.Sinon la FP perdrait beaucoup trop!
Réponse de le 18/07/2019 à 17:47 :
Le Conseil constitutionnel devra examiner les régimes de retraites de la gendarmerie - police - douanes extrémement avantageux, pour garantir l'équité avec tout les régimes qui seront révisés.
Réponse de le 19/07/2019 à 14:47 :
Et pourquoi plus fort pour la FP???? instaurer encore un privilège pour ceux qui en ont déjà trop et payés par le privé car leurs régimes spéciaux sont déficitaires et renfloués par nos impôts (5,5 mds d€ par an !!). Que la FP cesse de toujours pleurnicher : retraite moyenne RATP 55 ans et 3705€; EDF 57ans et 3592€, retraite du privé 63 ans et 1789€... (source : Rapport de la Cour des comptes...)
a écrit le 18/07/2019 à 16:03 :
Il fallait déjà commencer par aligner les fonctionnaires et les régimes spéciaux sur le régime général.
a écrit le 18/07/2019 à 14:55 :
Si les préconisations ne suivent pas les "recommandations" de Bruxelles, elles seront bien retoqués par un parlement avec "le doigt sur la couture du pantalon" et la gamelle tendue!
Réponse de le 18/07/2019 à 17:44 :
Bah a écrit le 18/07/2019 à 14:5
Par qui êtes-vous manipulé ?
Cordialement
Réponse de le 18/07/2019 à 21:48 :
Peut être... par le peuple français...! C'est... une "sacré" manipulation!!
a écrit le 18/07/2019 à 14:47 :
En soi l'idée d'harmoniser est bonne... celle aussi de casser les avantages de ceux qui optimisent en alternant intérim et chômage...
Mais quid des créateurs d'entreprises qui commencent par ne pas se payer pendant des mois et/ou de ceux qui ont subi des plans sociaux et se retrouvent au chômage sans calcul aucun...
En somme moins tu as pris de risques, moins tu n'as subi de problèmes plus tu recevras...
Pas bon...
Réponse de le 18/07/2019 à 19:11 :
Il faudrait voir les détails. Mais je pense comprendre que les français cotisent des points. On pourrait donc imaginer qu'un entrepreneur qui débute son entreprise ne cotise pas ou peu de points. Puis, dès qu'il commence à se payer, qu'il cotise un maximum si son salaire est important. En bout de ligne, le système à point fera une moyenne entre mauvaise et bonnes années. l'idéal serait même que l'entrepreneur puisse de lui même décider de 'capitaliser' des points en sur-cotisant, mais je pense que le mot capitaliser est tabou dans ce pays.

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