Six points à savoir avant de déclarer ses revenus en ligne

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(Crédits : AFP)
D'ici 2019, l'ensemble des foyers fiscaux devra déclarer ses revenus en ligne. Et le prélèvement à la source sera, quant à lui, mis en place au 1er janvier*.
  • Comment faire pour déclarer mes revenus par internet ?

Sur le site impots.gouv.fr, cliquez sur la rubrique « Votre espace particulier ».
Prenez votre dernière déclaration de revenus car vous aurez besoin d'indiquer votre numéro fiscal composé de 13 chiffres, votre numéro d'accès en ligne composé de 7 chiffres, ainsi que votre revenu fiscal de référence qui se trouve sur votre dernier avis d'impôt sur le revenu dans le cadre « Vos références ».
Puis choisissez votre mot de passe et inscrivez votre adresse email.

Depuis votre accès particulier, accédez à votre déclaration en ligne. Elle est préremplie. Vérifiez vos informations personnelles et vos revenus afin de les modifier si nécessaire. Tout est récapitulé à la fin du formulaire.
Pour la valider, signez-la en cliquant sur le bouton prévu à cet effet. Vous recevrez ensuite dans votre messagerie électronique une preuve de votre dépôt. Vous n'avez pas besoin d'envoyer de justificatifs. Si vous constatez une erreur, vous pouvez modifier jusqu'à votre date butoir.

  • Qui est concerné par la déclaration en ligne des revenus ?

En 2017, plus de 20 millions de contribuables ont déclaré leurs revenus en ligne sur le site impots.gouv.fr.

Pour cette année 2018, vous devrez obligatoirement effectuer votre déclaration en ligne si, d'une part, votre résidence principale est équipée d'un accès à internet et si, d'autre part, votre revenu fiscal de référence en 2016 était supérieur à 15.000 euros.

D'ici 2019, la déclaration en ligne des revenus concernera également l'ensemble des contribuables, sauf ceux qui ne sont pas équipés d'un accès internet depuis leur domicile principal. Si vous rencontrez une difficulté pour utiliser le service de déclaration en ligne, vous pouvez continuer de déposer une déclaration papier.

A noter : déclarer vos revenus en ligne vous permet de bénéficier de délais supplémentaires. Et n'oubliez pas, vous pouvez retrouver toutes les informations sur votre déclaration de revenus en ligne en vous connectant sur le site impot.gouv.fr.

  • Qu'est-ce que ça change de faire sa déclaration de revenus en ligne ?

En déclarant en ligne vos revenus, vous bénéficiez d'un délai supplémentaire par rapport à la déclaration papier. La date limite de dépôt varie selon le département de votre résidence.

Pour les personnes vivant dans les départements 1 à 19, ce sera le 22 mai. Pour les départements 20 à 49, le 29 mai. Quant aux départements 50 à 976, le 5 juin. Votre déclaration en ligne est préremplie. Il vous suffit de vérifier vos informations personnelles et le montant de vos revenus afin de les modifier si nécessaire. Vous connaîtrez immédiatement le montant estimatif de votre impôt.

Via votre espace particulier, vous pouvez imprimer l'accusé de réception de votre démarche. N'envoyez pas vos justificatifs, mais conservez-les. Si vous constatez une erreur, il est possible de modifier votre saisie jusqu'à la date butoir. Déclarer ses revenus en ligne, c'est être éco-responsable. Vous n'avez plus besoin d'affranchir un courrier ou de vous rendre dans un Centre des Finances Publiques.

  • Est-ce que la déclaration en ligne est vraiment sûre et confidentielle ?

Soyez rassurés, le site impots.gouv.fr est un service sécurisé, accessible 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Lors de la création de votre espace particulier, vous devez indiquer votre numéro fiscal, votre numéro d'accès en ligne ainsi que votre revenu fiscal de référence. Ensuite, vous devez choisir votre mot de passe et renseigner une adresse email. Ces démarches attestent de la sûreté de votre déclaration en ligne. Lors des connexions suivantes, vous aurez besoin uniquement de votre numéro fiscal et de votre mot de passe.

De plus, grâce au cryptage des données, la confidentialité est assurée. Il n'y a pas de risque de perte ou de vol de vos données personnelles. Vos données sont destinées uniquement au service des impôts. Cependant, vous devez rester vigilant et faire attention au hameçonnage. En effet, l'administration fiscale ne vous demandera jamais par email votre numéro de carte bancaire ou des précisions sur votre situation.

  • Comment gérer son prélèvement à la source ?

Dès le 1er janvier 2019, l'impôt sur le revenu sera prélevé directement à la source, c'est-à-dire prélevé de vos salaires, de votre pension de retraite ou de vos allocations chômage. Un service internet vous permettra de gérer ce prélèvement à la source. Après la signature de votre déclaration de revenus en ligne, une fenêtre apparaîtra dans laquelle on vous proposera si vous voulez ou non adapter votre prélèvement à la source. Si vous cliquez sur l'onglet « Oui, je veux adapter mon prélèvement », vous serez dirigé sur de nouveaux services « Gérer mon prélèvement à la source ».

C'est à cet endroit que vous avez la possibilité, si vous le souhaitez, d'opter pour le taux individualisé. Vous pourrez également opter pour la non-transmission de votre taux à votre collecteur. Dans ce cas, il  n'aura pas connaissance de votre taux de prélèvement à la source. Il appliquera alors un taux non personnalisé, c'est-à-dire un taux proportionnel à votre revenu et calculé pour une personne célibataire.

Attention, dans ce cas, votre situation familiale ne sera pas prise en compte, et vous aurez potentiellement un complément d'impôt à payer auprès de l'administration fiscale directement.

  • Comment adapter son taux de prélèvement ?

Dès le 1er janvier 2019, le prélèvement à la source sera mis en place. Et vous n'avez rien à faire. Mais si vous le souhaitez, vous pouvez adapter votre taux de prélèvement à votre situation personnelle. Par exemple, si vous êtes marié, vous pouvez opter pour un taux individualisé dans le cas où il existe une différence de revenus entre vous et votre conjoint. Vous pourrez donc choisir entre le taux de vote foyer ou un taux individualisé. Quel que soit votre choix, l'administration fiscale transmettra votre taux à votre collecteur, uniquement votre taux. Ne vous inquiétez pas, ce taux ne donne pas de véritables informations sur votre niveau de revenu.

En effet, un même taux peut correspondre à une très grande diversité de situations. 90% des Français ont d'ailleurs un taux compris entre 0 et 10%.

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Commentaires
a écrit le 12/05/2018 à 15:23 :
C'est une réforme inutile, il suffisait de généraliser la mensualisation et de prélever l'IR sur 12 mois au lieu de 10. Ce n'est vraiment pas aux entreprises à faire le boulot du fisc d'autant plus que pour les PME /PMI , c'est un coup financier important.
Réponse de le 12/05/2018 à 19:05 :
Sans oublier que en tant que particulier-employeur, vous êtes doublement concernés par ce changement : comme contribuable et comme employeur.Suite à la mise en place des impôts à la source pour les particuliers-employeurs, le crédit d’impôts « Emploi d’un salarié à domicile » sera à compter de 2019 appliqué en deux temps : 30% d’acompte vous sera versé le 1er Mars, et le solde vous sera remboursé en Août.
Très simple ( je rigole) :
Le fisc transmettra à votre employeur ou à votre caisse de retraite un taux de prélèvement mensuel, basé sur l’impôt dû l’année précédente AVANT application du crédit d’impôts Salarié à domicile.
Chaque mois, de Janvier à Décembre, votre employeur prélèvera directement sur votre salaire (ou votre caisse de retraite sur votre pension) ce pourcentage et transmettra ce montant au fisc.
Le 1er mars, 30% d’acompte sur le crédit d’impôts Emploi d’un salarié à domicile vous sera reversé directement.
En Avril, vous ferez comme avant votre déclaration de revenus, en y indiquant notamment les dépenses d’emploi de votre salarié CESU à domicile de l’année précédente
Et fin Août, le crédit d’impôts « Salarié à domicile » qui vous est dû, moins l’acompte de 30% déjà versé en Mars, vous sera intégralement remboursé
L’acompte de 30% est calculé par le fisc sur la base du crédit d’impôt Salarié à domicile de l’année précédente et non sur la base réelle de vos déclarations CESU !
Donc, si c’est la première année que vous employez un salarié à domicile, vous ne percevrez pas cet acompte.

Et ça c'est le premier cas.
Il y a deux cas où le prélèvement des impôts à la source pour les particuliers-employeurs sera différent : la 1ere et la dernière année d’emploi d’un salarié à domicile.
Réponse de le 14/05/2018 à 11:25 :
Aucun rapport avec la mensualisation. L'objectif de la réforme est de supprimer le décalage de temps entre le revenu et l'imposition. En fin d'année 2018, vous aurez fini de payer votre impôt sur les revenus de 2017, avec la réforme, ces mêmes impôts auraient été perçus en 2017.
a écrit le 12/05/2018 à 10:48 :
Et on a quoi en retour de notre effort de declarer en ligne? Une reduction d'impots? on fait quoi de tous les employees des impots (fonctionnaires) qui traitaient les declarations papier? On fait le boulot a leur place et on continue de les payer...… Interessant comme avancee… La double peine…..
a écrit le 11/05/2018 à 17:02 :
2017 :

Dans le Vaucluse, Geneviève, une vieille dame de 89 ans, ne sait pas vraiment se servir d'un ordinateur.Elle a déjà beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement d'une boîte mail, et se sent dépassée lorsque l'administration lui demande un télépaiement pour ses impôts.
Geneviève décide alors de faire "comme d'habitude", et de se rendre directement au Trésor Public pour s'acquitter de ses impôts en adressant un chèque.
Le paiement est alors accepté sans un mot par l'administration, qui lui fait toutefois parvenir une amende de 15 euros à son domicile, pour non-respect de "paiement dématérialisé".Pour régler l'amende, la vieille femme s'est à nouveau rendue au guichet, où elle a détaillé sa situation "J'ai expliqué que j'avais payé dans les règles et qu'à mon âge, on ne sait pas utiliser internet, on m'a regardé avec ironie...". Devant ces déclarations à la presse, le service départemental des impôts du Gard a rétorqué que des ordinateurs en libre-service étaient disponibles dans leurs locaux, sans pour autant proposer un accompagnement suffisant pour permettre aux personnes âgées de procéder à ces paiements en ligne.
Réponse de le 12/05/2018 à 8:50 :
Ils sont pas sympa... Habituellement si on fait la demande de remise gracieuse de pénalités par une lettre simple en expliquant la situation, ils enlèvent les pénalités. Mais quand on demande rien, on a droit de les payer.
a écrit le 11/05/2018 à 16:57 :
"Vos données sont destinées uniquement au service des impôts".

Pour pouvoir accéder au site de la déclaration de revenus en ligne, impots.gouv, le ministère de l’Économie et des Finances a installé une vidéo YouTube dont le visionnage est obligatoire et qui permet à Google de récupérer nombre de vos données sur Internet.
Nul besoin de Facebook pour que l'on vous subtilise vos données personnelles. Il suffit de vouloir faire… votre déclaration de revenus sur Internet. La semaine dernière, la direction générale des finances publiques (DGFiP) a ouvert son site dédié, impots.gouv, avec la ferme intention cette année de communiquer sur le prélèvement à la source qui doit s'appliquer en 2019. Et pas moyen d'y couper : dans un effort de pédagogie, la DGiFP vous impose 60 secondes d'explications en vidéo qui vous détaillent la réforme à venir. Mais il y a un problème, relevé ce lundi 16 avril par le site spécialisé Next INpact : l'hébergeur de cette vidéo est la plateforme YouTube, filiale du géant californien Google.

En moins d'une semaine, la vidéo a déjà été visionnée plus de 4,3 millions de fois. Ce sont donc potentiellement les données personnelles d'autant de Français qui ont été aspirées par Google. Car, comme pour chaque vidéo diffusée sur YouTube, le moteur de recherche aspire les informations des internautes à travers des mouchards publicitaires. A première vue, il ne s'agit que d'un procédé somme toute très commun de récolte de données sur le Web, comme il y en a des milliers tous les jours. Mais ici, nous ne parlons pas d'un clip de Beyoncé, ni de la dernière vidéo du youtubeur Squeezie… Non, c 'est le gouvernement qui abdique devant les Gafa ! Et ce, en plein débat public sur le sujet à la suite du scandale Facebook.
a écrit le 11/05/2018 à 14:23 :
L’état qui fixe ses propres règles s’est bien arrangé à son avantage et a fait en sorte que nous soyons son banquier car le prélèvement se fait avant déduction des crédits d’impôt récurrent et il remboursera 8 mois plus tard. Une belle arnaque.
a écrit le 11/05/2018 à 11:58 :
Sauf erreur de ma part, on ne vous dit pas que vous aurez parallèlement un prélèvement sur compte bancaire si vous avez des revenus notamment fonciers.
La source dans ce cas c'est votre compte en banque.
Une belle usine à gaz laissée par le quinquennat précédent qui aurait due être mise à la poubelle par l'actuel après valse hésitation.
On va un peu plus remonter les Français par des sujets mineurs, les ruisseaux font les grandes rivières,comme les 80 km/h sans intérêt si ce n'est donner l'impression d'un peu plus de pompe à argent, il ne faut pas l'oublier.
Réponse de le 12/05/2018 à 19:52 :
Au contraire, la limitation à 80 km/h présenterait un intérêt majeur et primordial, dès lors qu'elle permettrait de sauver des vies humaines, ne serait-ce qu'une seule. La Vie n'ayant, à mon sens pas de prix ! Votre "amalgame" avec le prélèvement à la source me parait en l'espèce, totalement inapproprié.

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