Trimestre anti-inflation : Bruno Le Maire confirme sa poursuite au-delà du 15 juin
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Dans les rayons des supermarchés, la hausse des produits alimentaires a encore été mesurée à près de 15% sur un an en avril.
Reuters
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Dans les rayons des supermarchés, la hausse des produits alimentaires a encore été mesurée à près de 15% sur un an en avril.
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Trois mois de plus pour le trimestre anti-inflation. Pour rappel, ce dispositif consiste à laisser les enseignes de la grande distribution choisir librement une sélection de produits sur lesquels elles s'engagent à proposer « le prix le plus bas possible » en rognant sur leurs marges. Objectif affiché, tenter d'endiguer l'inflation galopante des prix alimentaires dans les rayons des supermarchés, encore mesurée à 14,9% sur un an en avril. Mis en place le 15 mars, le trimestre anti-inflation devait initialement s'arrêter au 15 juin. Il va finalement rester en place plus longtemps.
Les distributeurs se sont en effet déjà positionnés en faveur de la poursuite du dispositif. Dès le 11 mai, Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), avait assuré que les distributeurs avaient « globalement donné leur accord à la prolongation des opérations anti-inflation ». Et Le PDG de Système U Dominique Schelcher a de son côté annoncé qu'il prolongeait le trimestre anti-inflation « jusqu'à la fin de l'année ».
Selon le gouvernement, revendiquant s'appuyer sur des chiffres de la Répression des fraudes (DGCCRF), « en moyenne depuis sept semaines, les prix des produits du trimestre anti-inflation ont baissé de 13% dans le panier ». Une analyse qualifiée de « fausse » par l'influente association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui dit avoir relevé de faibles hausses des prix dans plusieurs enseignes. Elle a ainsi évoqué une hausse moyenne de 1,5% chez Intermarché, de 1,4% chez Casino, de 1% chez Système U, stabilité chez Carrefour et baisse ténue chez Auchan, de 0,3%
Si le gouvernement a critiqué la méthodologie de l'association, la DGCCRF a par la suite étayé les déclarations de la ministre : c'est le « prix total du panier constitué de l'ensemble des produits proposés » qui a baissé de 13%, passant de 3.439 à à 3.003 euros fin avril « par rapport aux prix antérieurs » au 15 mars
Bruno Le Maire a également « remercié » les industriels de l'agro-alimentaire d'avoir accepté de nouvelles négociations commerciales « pour baisser les prix ». La principale instance représentative de l'industrie agro-alimentaire, l'Ania, s'est engagée la semaine passée à ce que les 75 plus grandes entreprises du secteur rouvrent les négociations de façon anticipée. Ce serait une première, qui devrait démarrer « avant la fin du mois ».
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Chaque année, les prix des produits vendus par les industriels aux supermarchés sont fixés à l'issue d'une période de négociation. Celle pour 2023, achevée le 1er mars non sans difficultés, a abouti à une hausse moyenne d'environ 10% des prix payés par les enseignes. Reste que depuis, les coûts de certaines matières premières agricoles ou de l'énergie ont eu tendance à se stabiliser, voire à baisser. Le gouvernement martelait donc depuis quelques semaines que les industriels de l'agroalimentaire devaient revoir à la baisse le prix de vente de leurs produits et avait brandi la menace fiscale sur les « marges indues » si aucun geste n'était fait.
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Sur le volet fiscal, alors qu'Emmanuel Macron a promis 2 milliards d'euros de baisses d'impôts pour les classes moyennes d'ici à 2027, Bruno Le Maire a indiqué qu'il fera « des propositions » d'ici « quelques semaines » et estimé que « les annonces pourront être faites d'ici quelques mois ».
(Avec AFP)
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