Un budget 2018 majoritairement considéré comme favorable aux "riches"

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Malgré sa tentative d'explication dimanche 17 octobre sur TF1, Emmanuel Macron peine à se démarquer de l'image de président des riches. L'enquête exclusive BVA-La Tribune montre que la mesure de transformation de l'impôt sur la fortune en impôt sur le patrimoine nepasse pas. Et une majorité de Français pensent que le budget 2018 n'aura pas d'impact positif sur leur pouvoir d'achat.
Malgré sa tentative d'explication dimanche 17 octobre sur TF1, Emmanuel Macron peine à se démarquer de l'image de "président des riches". L'enquête exclusive BVA-La Tribune montre que la mesure de transformation de l'impôt sur la fortune en impôt sur le patrimoine ne"passe" pas. Et une majorité de Français pensent que le budget 2018 n'aura pas d'impact positif sur leur pouvoir d'achat. (Crédits : Philippe Wojazer)
L’enquête exclusive mensuelle BVA La Tribune montre que la suppression de l'ISF, remplacé par un impôt sur la fortune immobilière, n'est soutenue que par 36% des Français. Et ils sont seulement 32% à penser que le budget 2018 aura un impact positif sur leur pouvoir d'achat, même si la suppression de la taxe d'habitation est quasi plébiscitée. Mais les différences de jugement sur la politique menée sont considérables selon les catégories socioprofessionnelles.

Rien n'y fait ! Emmanuel Macron est en passe de se voir durablement coller l'image de « président des riches ». Et son intervention dimanche 15 décembre sur TF1 ne semble pas avoir modifié la donne. C'est, en tout cas, ce que montre l'enquête exclusive mensuelle BVA La Tribune sur les questions économiques consacrée ce mois d'octobre aux « Français et le budget de la France pour l'année 2018 »*. Un sondage qui indique que certaines mesures du projet de loi de finances 2018, actuellement en discussion devant le Parlement, « passent » très mal. La première d'entre elles, bien entendu, est la suppression de L'ISF remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Une mesure qui a d'ailleurs conduit le quotidien Libération et 120 parlementaires à publier un « appel » au gouvernement à dévoiler l'étude d'impact précise des mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés et sur les 100 Français les plus riches... D'ailleurs, l'Observatoire des inégalités vient fort opportunément de dévoiler une étude sur les conséquences des nouvelles mesures fiscales sur les foyers les plus aisés.

Si la réforme de l'ISF ne passe pas, celle de la taxe d'habitation est approuvée

Pour sa part, l'enquête BVA La Tribune montre que la mesure de remplacement de l'ISF par l'IFI n'est soutenue que par une minorité de Français (36%). Si les sympathisants de gauche ne sont que 12% à estimer que la mesure n'est pas si mauvaise (22% des proches du PS et 9% des sympathisants de la France Insoumise), en revanche, sans réelle surprise, cette mesure est davantage soutenue par les proches de la droite (55%) et de La République en marche (LREM) qui sont 61% à l'approuver.

Emmanuel Macron pourra se consoler avec le soutien apporté par les Français à d'autres réformes. Ainsi, la suppression progressive de la taxe d'habitation (TH) pour 80% des ménages va « dans le bon sens » pour 62% des Français. Une mesure qui séduit encore plus à gauche (58%) ainsi que les employés (64%) et les ouvriers (80%). Quoi de plus normal, puisque cette suppression de la TH est destinée à soulager le portefeuille des moins aisés. Simplement, sur trois ans, cette mesure va coûter 10 milliards d'euros à l'Etat... Il faudra bien les trouver, d'une façon ou d'une autre.

La baisse progressive de l'impôt sur les sociétés de 33,3% à 26% est également bien accueillie, 72% des Français estimant que c'est plutôt une bonne chose.

En revanche, là aussi sans réelle surprise, la hausse prévue des taxes sur le carburant ne va dans le bon sens que pour 27% des Français. Et, bien entendu, elle est même considérée comme une mauvaise nouvelle par 78% des personnes vivant au sein de foyers dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1.500 euros.

50% des Français estiment que les mesures vont améliorer l'économie

Mais les Français semblent résignés et même faire preuve d'une certaine abnégation. En effet, pour 50% des Français, les différentes mesures prévues dans le budget permettront d'améliorer la situation économique de la France, contre 47% qui ne le pensent pas. Ainsi, les Français reconnaissent une certaine pertinence aux mesures prises par le gouvernement pour relancer l'économie nationale. Mais seuls 28% jugent que ces mêmes mesures vont permettre d'améliorer les conditions de vie des Français.

D'ailleurs, ils ne sont que 32% à croire que, in fine, le nouveau budget aura un impact positif sur leur pouvoir d'achat. Si 65% des sympathisants LREM le pensent, cette idée est nettement minoritaire dans les autres familles politiques. Ainsi, ils ne sont que 18% à le croire à gauche, 32% à droite et 17% au Front National.

Des mesures très clivantes selon la catégorie socioprofessionnelle

Il est également clair que selon la classe sociale à laquelle les Français ont l'impression d'appartenir, l'impact pressenti des mesures sur le pouvoir d'achat sera différent. Ainsi, si seulement 18% des Français se rattachant aux classes populaires estiment que le nouveau budget sera positif pour leur pouvoir d'achat, cette proportion monte à 30% chez les Français des classes moyennes modestes, 39% auprès des Français des classes moyennes supérieures et... 59% chez ceux considérant qu'ils appartiennent aux classes privilégiées.

La politique menée par le gouvernement apparaît donc comme extrêmement clivante, non seulement par « famille politique » mais aussi selon la catégorie socioprofessionnelle.

Ainsi, globalement, au-delà des seules mesures budgétaires, si 46% des Français estiment que la politique menée actuellement est bonne, 49% pensent l'inverse. Mais, dans le détail, les opinions sont nettement plus tranchées. Sans surprise, 86% des sympathisants LREM considèrent que la France est sur le bon chemin. Mais il n'y a plus que 22% des personnes penchant à gauche qui jugent la politique menée « bonne ». Ils ne sont que 10% du côté de la France Insoumise, alors que les proches du PS sont presque une moitié (49%) à avoir ce sentiment.

A droite, 60% estiment que cela va plutôt dans le bon sens, soit 66% des proches du parti Les Républicains et... 21% des proches du FN.

Et, bien entendu, la part des « bonnes opinions » est plus élevée chez les cadres (60%), les retraités (55%) et les personnes vivant au sein de foyers dont les revenus mensuels sont supérieurs à 3.500 euros (53%) que chez les employés (38%), les ouvriers (18%). Et 71% des Français ayant le sentiment d'appartenir aux classes privilégiées jugent la politique menée « bonne », contre 60% de ceux se rattachant aux classes moyennes supérieures, 41% chez ceux des classes moyennes modestes et, enfin, 27% chez ceux des catégories populaires.

* Enquête réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1.215 personnes du 16 au 17 octobre 2017.

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a écrit le 20/10/2017 à 21:15 :
son intervention15 décembre ??? personne ne vérifie !
a écrit le 20/10/2017 à 14:26 :
Pourquoi tant de personnes croient-elles qu'il est impératif de faire des cadeaux à ceux qui n'ont pas de compétences, qui n'ont pas de talents et qui n'ont pas de vue pertinente de la situation économique ?
a écrit le 20/10/2017 à 11:39 :
les retraités modestes qui vont voir leur retraite baisser apprécieront la suppression de l ISF à sa juste valeur, du moins je l'espère, aux prochaines élections présidentielles !!
a écrit le 20/10/2017 à 9:57 :
Riches qui vont s’empresser de mettre tout ces milliards dans des paradis fiscaux paupérisant un peu plus l'ensemble des citoyens et asséchant l'économie réelle.

Bons toutous.
Réponse de le 20/10/2017 à 22:25 :
C'est ce qui appellent le ruissellement
a écrit le 19/10/2017 à 9:16 :
La baisse des APL de 5€ ( et 10€ prévu ensuite) par mois affectera 6,5 millions de personnes, dont plus de 95% ont un niveau de vie moyen inférieur à 15000 € par an. Cette mesure se traduira par une perte de revenus de 400 millions d'euros par an pour les personnes concernées.

La suppression de l'ISF sur les valeurs mobilières, qui bénéficiera à environ 400 000 contribuables, permettra aux 1000 les plus fortunés d'économiser environ 400 millions d'euros d’impôts par an, selon les chiffres communiqués aujourd'hui par le ministre de l’Économie et des Finances.

La solidarité dont font preuve les millions de gens les plus modestes envers les 1000 contribuables les plus fortunés mérite la reconnaissance des élus de la nation, en particulier de celles et ceux qui approuvent ces mesures.
Réponse de le 19/10/2017 à 12:01 :
L'ISF, même réduit au seul immobilier, est un impôt illégitime. Dans son acquisition, sa transmission, son rendement, le patrimoine est déjà largement assez taxé sans avoir y rajouter un impôt sur sa simple détention.
a écrit le 19/10/2017 à 8:35 :
A quoi sert de voter un budget dont l'exécution est approuvée dans la plus grande discrétion?
a écrit le 19/10/2017 à 8:31 :
N'oublions pas qu'un pays pauvre est un pays qui n'a plus de riche pour faire tourner l'economie . EX pas d'actionnaire pas d'usine
a écrit le 19/10/2017 à 6:08 :
Et cela etonne les français. n'oublions pas que Macron est un millionaire qui aime flamber son argent . 3 millions d'euros en peu de temps. c'est donc normal qu'il exemptd les millionnaires de l'isf sur le luxe apparent.
on est jamais mieux servi que par soi-même
a écrit le 19/10/2017 à 0:00 :
L IDDE DE L I S F DECRESIF S IL EST INVESTIE DANS L ECONOMIE EST UNE BONNE I DEE ? L ETAT PEUT TRES BIEN ASSURE LE RENBOURSEMENT A SES RICHES EN CAS DE MAUVAIS INVESTISSEMENTS ? EN ECONOMIE TOUS ET POSSIBLE???
a écrit le 18/10/2017 à 22:34 :
Avec Macron tout le monde doit faire un effort pour redresser le pays sauf les ..riches.
Suppression de l'ISF, Flat Tax sur les revenus du Capital, dans la Republique en marche arrière, il vaut mieux vivre sur un yacht -plus d'ISF- qu'acheter un appartement avec un PEL qui sera taxé à 30% dès janvier ..

Ca n' est pas facile à assumer et forcément, ça coince aux entournures.

J' en ris encore tant ça m' évoque le diable rouge d' Antoine Rault ou comment taxer les couches intermédiaires quand les pauvres sont déjà désossés!
a écrit le 18/10/2017 à 22:32 :
Qu'il fonce sans arret, et imperturbablement, et inflexible,exactement comme depuis 5 mois
a écrit le 18/10/2017 à 22:29 :
La Suède a supprimé l'ISF, ça a suffisamment dopé sa croissance pour que les recettes fiscales qui en ont résulté compensant largement le manque à gagner lié à la fin de l'ISF.On estime que l'ISF a depuis son retour coûté 2 à 3 points de croissance à la France.
Réponse de le 19/10/2017 à 2:02 :
Aucune source et évidement aucun fondement. Vous essayez de faire passer des croyances pour des faits.
Réponse de le 19/10/2017 à 7:54 :
Les économistes suédois ne sont pas d'accord sur oui ou non la suppression de l'ISF a t elle donné une croissance du PIB sur 10 ans. La suppression de l'ISF dans ce pays a été insufflée par le patron d'IKEA qui justifiait son départ par la confiscation de sa fortune. Son retour 10 ans après pose toujours la question sa fortune a t elle été réinvestie en Suède la question reste posée. Les économistes en général, souvent d’ailleurs devenus essayistes moins sur de leur « savoir », ont réponse à tout et dans tous les sens selon la position politique mais surtout expliquent le lendemain d’une prise de position pourquoi la veille ils se sont trompés. Les économistes à quelques rares exceptions près et surtout pas ceux qui se pavanent sur les plateaux des médias et encore moins les médiocres politiques, n’ont pas vu venir la crise de 2007/2008. Autres points souvent les fortunes sont déjà placées en actions, obligations, assurance vie….. à quel niveau? Pour savoir si la suppression de l’ISF peut porter ses fruits il faudrait que chaque riche communique ce qu’il fait s de sa fortune sur le marché français. La confiance dans le politique étant risquée je ne vois pas les plus riches expliquer ce qu’ils font de leur liquidité et sur le fond je leur donne raison car le politique y compris l’exécutif d’aujourd’hui n’est pas fiable. L'économie n'est pas une science exacte elle peut-être parfois dans une ligne directrice mais pas forcément un résultat où on l'attend. Bonne journée.
Réponse de le 19/10/2017 à 13:36 :
@gringo : http://www.europe1.fr/emissions/le-vrai-faux-de-l-info2/labandon-de-lisf-en-suede-a-t-il-contribue-a-la-croissance-3455246
En effet, la suppression de l'ISF suédois n'a été qu'un élément du retour en bonne santé économique de la Suède. Pour la suivre il faudrait aussi ramener à 0 la taxe sur les successions et réduire considérablement la fiscalité sur les revenus du patrimoine, taxés en France à un niveau considérable. Et bien entendu, comme on ne peut pas faire porter les conséquences de ces indispensables réductions d'impôt sur la seule fiscalité du travail, se décider ENFIN à réduire la dépense publique...
a écrit le 18/10/2017 à 22:24 :
La façon dont sont écrites les questions d'un sondage conditionnent souvent les réponses, et les questions souvent simplistes posées ne poussent guère les répondants à un minimum de réflexion (d'autant que de nombreuses études montrent que les français ne comprennent guère l'économie). Le problème n'est pas que l'ISF, impôt imbécile, illégitime et anti-économique soit recentré sur l'immobilier (peu délocalisable), mais qu'il en subsiste encore. Le patrimoine est déjà taxé lors de sa constitution (IRPP, taxation des plus-values), sur sa transmission (droits de mutation et taxation des successions), sur son produit (y compris CSG& CRDS) et même sur sa simple détention (taxes foncières sur l'immo). C'est plus que suffisant et rien ne justifie le maintien d'un quelconque ISF en plus. Il faut le supprimer totalement, démanteler les services de Bercy en charge de son recouvrement et de son contrôle, et probablement en interdire définitivement le retour en le rendant inconstitutionnel.
Réponse de le 19/10/2017 à 10:07 :
@bruno_bd : assez d'accord avec vous, en particulier le caractère franchement imbécile de l'ISF, mais aussi socialement clivant, sinon stigmatisant. Je m'explique : pour beaucoup, il faut punir "les riches"... Et c'est ce qui leur plait, intoxiqués qu'ils sont par le ressentiment marxiste persistant...Franchement, on est toujours le "riche" d'un autre et qu'ont-ils fait ces "riches" pour être si méprisables ??? 99% d'entre eux sont riches par leur travail et leur compétence. Ils méritent plus le respect que l'opprobre et le "racket" fiscal de la triple peine : Impôt sur le revenu, taxe (30%) sur les (maigres) dividendes, ISF sur le capital, sans compter la fiscalité immobilière !!! Que ceux qui ne payent ni impôt sur le revenu, ni ISF, ni bientôt de taxe d'habitation ,et bénéficient de tout ce que les "riches" doivent payer, se taisent, par décence au moins !!
a écrit le 18/10/2017 à 21:28 :
la politique semble appartenir a un monde virtuel dans sa bulle financiaire !!!ce n est pas le cas dans les entreprises et les ménages..
a écrit le 18/10/2017 à 21:10 :
Macron est président ils fait. Comme ils veux donner d une main est prendrez de l'autre macron est un rafistolage de l économique ils est président des riches oui ils ils prend l argent dès retraitees pour donner aux plus riches macron crée de la mise
Réponse de le 18/10/2017 à 23:17 :
ces gens travaillent dans le monde avec de l argent virtuel . une autre planete
Réponse de le 18/10/2017 à 23:17 :
ces gens travaillent dans le monde avec de l argent virtuel . une autre planete
a écrit le 18/10/2017 à 20:23 :
Edifiant comme à partir de 1215 personnes questionnées en 24 heures , ce journal en tire des conclusions massives . Je pensais que vous étiez un journal sérieux mais en fait vous etes au meme niveau beaucoup ; le caniveau démagogique .
Réponse de le 18/10/2017 à 20:44 :
En principe, les sondages sont faits à partir d'échantillon représentatif, le but justement est de permettre d'interroger moins de personnes mais d'obtenir des résultats plus fiables.
a écrit le 18/10/2017 à 19:38 :
Est-ce le fait d'être marié à une personne plus âgée que lui que monsieur Macron déteste les personnes âgées et en particulier les retraités en les opposants aux jeunes qu'ils préfèrent. Et bien entendu on retrouve sur le même créneau d'âge les classes moyennes à qui il fait subir un gros préjudice pécuniaire (CSG 1,7% - n'auront pas droit à l'exonération de la taxe d'habitation etc.)
a écrit le 18/10/2017 à 19:19 :
Ce n'est pas les riches qu'il faut éradiquer ...mais la pauvreté.
Le lien entre les deux est-il si évident ?
Si c'est le cas, il suffit de définir législativement la richesse après avoir confié à une mission étique la définition de la trop grande richesse ou de ses aspects abusifs et l'interdire une bonne fois pour toute.
Pas compliqué !!!
a écrit le 18/10/2017 à 18:59 :
M. Macron hors discours pompeux n’échappe pas à cette maladie bien française de faire du déficit sur le dos des générations futures. L’aggravation de la dette par un déficit supérieur de 6,4 milliards par rapport à 2017 est bien cette malédiction de nos politiciens. Si la croissance est meilleure que prévue de 0,2 point du PIB nous aurons une amélioration des comptes d’env. 4 milliards qui seront mangés par l’irresponsabilité du Président et du vice président M. Lemaire. Il faut également noter une nouvelle explosion des taxes dont celle des carburants qui n’a rien à voir avec l’écologie dont le pouvoir, encore hors discours pompeux, se moque bien. Une nouvelle fois un refus de l’exécutif de tailler dans les dépenses structurelles j’enfonce encore le clou par le refus de tailler dans les 60 milliards du cout des agences d’état dont l’actuelle emblématique France Stratégie mais également celles de la santé ou de l’éducation nationale qui en dehors pour certaines d’une utilité contestable sont parfois en doublons et encore une fois pourquoi le refus de l’exécutif de tailler dans les salons de l’ENA et IEP par cette magouille de copains de promos et parfois des liens très familiaux entre eux. La suppression immédiate de toutes les s/préfectures. L’augmentation de la CSG qui devait servir dans sa TOTALITE à améliorer le pouvoir d’achat des salariés n’est pas immédiate dans sa totalité, encore une belle astuce de l’exécutif pour boucher les dépenses outrancières. De même la suppression de la taxe d’habitation qui se fera en plusieurs temps donc pas une assurance du cent pour cent entièrement rembourser, avec comme épée de Damoclès une augmentation des prélèvement des entités territoriales qui devront compenser les euros en moins versés car jamais un exécutif a tenu parole. Aujourd’hui la parole, hors baisse APL, est tenue mais le calendrier et les valeurs NON, car rien ne dit que la croissance en 2020 ou 21 sera de bon niveau et donc un maintien des promesses.
Pour ce qui de l’ISF bien des fortunes sont déjà en bourse avec certainement un manque de confiance dans la parole versatile de nos politiques car qui dit que demain les investissements dans les métiers marchands ne seront pas matraqués par le politique, aucun exécutif a tenu parole dans le temps. Pour investir il faut de la confiance dans la DUREE pas sur un discours M. Macron n’échappe pas cette gangrène de ne pas profiter de la croissance pour faire des réformes structurelles et mettre des règles d’or, plus facile de donner aux patrons voyous des gages en plafonnant l’indemnité de licenciement à contrario en pénalisant par une indemnité majorée les Entrepreneurs honnêtes qui sont face à une difficulté réelle. De plus en plus décevant.
Réponse de le 19/10/2017 à 6:30 :
"qui dit que demain les investissements dans les métiers marchands ne seront pas matraqués par le politique" ? La solution existe et elle est à portée de main c'est une révision constitutionnelle interdisant toute taxation de la simple détention d'un patrimoine. Ca suppose quand même de généraliser l'interdiction à l'IFI, mais entre LREM et LR, une telle révision n'aurait aucun mal à atteindre la majorité requise des 3/5 au congrès.
Réponse de le 19/10/2017 à 14:02 :
@ bruno-bd votre commentaire est sympa mais utopique pour l'état en général. Si vous interdisez toute taxation de la détention d'un patrimoine la fiscalité n'existe plus car hors IR et IS et TVA/CSG le gros morceau et plus particulièrement pour les entités territoriales mais également pour partie non négligeable des liquidités de la Caisse des Dépôts même de courtes durées qui disposent des fonds obligatoirement déposés par une partie des métiers réglementés dont les notaires , est la fiscalité sur le patrimoine avec une possibilité sans limite dans l‘imagination de nos politiques et agences de conseils le dernier rapport de France Stratégie est un exemple. A rajouter ce qui sort régulièrement à partir de nombreuses études dont les ordinateurs de Bercy la taxation des propriétaires qui n’ont plus de crédit sur leur bien . Le Conseil Constitutionnel ne peut face à l’obligation d’équité, même si parfois le Conseil est dans une forme de malhonnêteté politique plus forte que le droit ou de notre devise EGALITE , exclure un des citoyens de cette « aubaine » fiscale. De toute manière le trou budgétaire national et territorial serait tellement énorme qu’il faudrait créer une nlle fiscalité sur de nlles bases. Votre « offre » va à l’encontre de toutes les idées de nos politiques de gauche de droite et même LREM car n’oubliez pas que France Stratégie est une agence d’état conseillère du premier ministre qui n’ont qu’un mot à la bouche taxer taxer et bien sur en premier le patrimoine non dé-localisable. Aucun parti se lancera dans cette optique trop compliquée à mettre en place des compensations fiscales pour équilibrer!!!!le déséquilibre des budgets dont LREM n'échappe pas à cette réglé en aggravante encore une fois le déséquilibre budgétaire de plus de 6 milliards. .
a écrit le 18/10/2017 à 17:30 :
Ha bon, il nous aurait menti lui aussi. Non, c'est pas de bol...
a écrit le 18/10/2017 à 16:56 :
Il ne faut pas sortir de polytechnique pour s'en rendre compte. Les retraités, cadres , fonctionnaires, indépendants vont payer la facture. 5 milliards de cadeaux fiscaux et des collectivités locales qui vont être obligées d'augmenter d'autres impôts.
Réponse de le 18/10/2017 à 17:28 :
Plus les 9 milliards retoques par le Conseil Constitutionnel ! Ca s'aggrave !
Réponse de le 18/10/2017 à 20:45 :
Pourtant les retraités et les cadres sont contents des réformes d'après le sondage. Seraient-ils masochistes ou d'un grand altruisme ?
a écrit le 18/10/2017 à 16:22 :
Macron a fait naitre des espoir chez les entrepreneurs, mais vu le remuménage de la gauche marxiste, ils ont été douchés et pensent qu'il est urgent d'investir ailleurs.
a écrit le 18/10/2017 à 16:22 :
Et qui c'est qui dit "je suis un con, j'ai voté tonton" :-)
Réponse de le 18/10/2017 à 17:29 :
Pas moi, je ne vote plus car je vis à l'étranger et ne me prononce pas à la place des Français.
Réponse de le 19/10/2017 à 12:05 :
@patoche: c'est aussi une de mes idées, cra je trouve anormal que les gens qui ne paient pas d'impôts en France puissent voter. Je suis pour le vote censitaire et capacitaire, car pour moi, les bac+2, merci Jospin, qui ne savent ni lire, ni écrire correctement sont incapables de voter en toute connaissance de cause :-)
a écrit le 18/10/2017 à 16:18 :
liberté ! egalité? fraternié! que reste il !! ?
a écrit le 18/10/2017 à 16:17 :
liberté ! egalité? fraternié! que reste il !! ?
a écrit le 18/10/2017 à 16:16 :
L'impôt sur le revenu additionné à la Csg est le plus élevé d' Europe voire du monde et l'on arrive a nous vendre Macron comme le président des riches.Le premier de cordée qui doit tirer la corde va sortir son couteau suisse et couper la corde ou alors se reposer avec la grappe qu'il est censé emmener au sommet.
Réponse de le 18/10/2017 à 17:20 :
Marre de cette stigmatisation gaucho-imbécile des "riches" !!! On est tous ,ou presque, le "riche" d'un autre !!! Et les "riches" sont-ils plus méprisables que les non-riches ??? Au nom de quoi et pourquoi ?? La quasi-totalité des riches le sont par leur travail et leur compétence. Pourquoi les stigmatiser ainsi, sinon, ne serait-ce pas la vengeance des jaloux ?? Ils sont suffisamment taxes comme cela, arrêtons cette discrimination fiscale : impôt sur le revenu, impôt sur les dividendes, et ,jusqu'à maintenant, ISF sur le capital, sans compter la fiscalité immobilière !!! Sortir de l'ISF les actifs financiers investis dans l'économie française, c'est non seulement utile mais juste. Maintenir ce matraquage fiscal injustifié, Je ne crois pas que ce soit l'égalité, et encore moins la fraternité !!!
Réponse de le 18/10/2017 à 20:51 :
@ Maduf, c'est surtout dépassé ce clivage "riches contre pauvres". A croire que Mélenchon et les insoumis n'ont pas compris ce que signifiait la chute du mur de Berlin et l'arrivée de la Chine communiste sur le marché mondial selon les principes de la loi de l'offre et de la demande... Bientôt, ils vont reprocher aux curés leurs sermons... comme au début du 20ième siècle...
a écrit le 18/10/2017 à 16:10 :
Cet homme apporte la lumière aux aveugles....il est exceptionnel....il arrive à faire prendre des vessies pour des lanternes....au final il est drôle, très drôle....😁
a écrit le 18/10/2017 à 15:46 :
Vous voyez que la lutte des classes n'est pas fini, comme le laisse entendre le patronat ou les liberaux au contraire, elle va même reprendre de plus belle.Déja que l'on a eu un vote de classe à la présidentielle avec à gauche (enfin l'aile droite du PS pour être précis )et des LR ,ce qui a formé LREM .Ces classes aisés vont se gaver pendant 5 ans ,point.Ils votent même pour que les autres soient à vie dans la précarité ,comme avec la loi travail.
Réponse de le 18/10/2017 à 17:16 :
La lutte des classes est terminée: les riches l'ont gagnée !
Warren Buffet
Réponse de le 18/10/2017 à 17:16 :
La lutte des classes est terminée: les riches l'ont gagnée !
Warren Buffet
Réponse de le 18/10/2017 à 17:58 :
Rien n'est immuable ,mais effectivement, c'est plutôt la lutte des places aujourd'hui.L’exemple de la classe ouvrière par exemple a éclaté en trois parties distinctes : les ouvriers qui sont sortis par le haut en devenant techniciens, les derniers bastions qui se sont maintenus et ceux qui ont sombré dans le chômage et l’exclusion. Il n’existe donc plus aucune solidarité de classe tant ces différentes populations sont socialement éloignées les unes des autres. Les ouvriers qui se sont insérés dans les classes moyennes et qui ont permis à leurs enfants d’accéder aux études supérieures sont entrés dans une logique d’individualisme, comme toute la société française, qui les a déliés de leur ancienne classe.
La seule classe sociale qui s’est maintenue en l’état est la bourgeoisie bien que celle-ci ait à présent des visages plus divers.Cette lutte n’est plus frontale, elle s’est déplacée du niveau social et au niveau psychologique. Cela s’illustre parfaitement dans les revendications liées aux conditions de travail, les travailleurs se battaient autrefois pour l’amélioration de leur condition matérielle alors qu’à présent ils le font pour des conditions psycho-sociales comme la reconnaissance du travail accompli ou la limitation du stress.
a écrit le 18/10/2017 à 15:02 :
La réforme de l’Etat et la remise à plat de la fiscalité qui doit en découler n’ont pas été préparés par ce quinquennat, d’ou l’impression de continuité par rapport au quinquennat précédent et de bricolage permanent pour parvenir à boucler le budget. Par chance, le peu qu’avait fait Hollande arrive à générer pour l’instant une petite croissance qui fait croire que tout va bien.....
a écrit le 18/10/2017 à 15:02 :
C'est notre descente aux enfers depuis 2007 de plus en plus mauvais , on organise la pauvreté à l'échelle d'un continent . La croissance en Corée du Nord va nous faire rêver !
Réponse de le 18/10/2017 à 16:48 :
Ne rêvez plus aller y vivre en Corée-du-Nord et vous verrez la différence avec l'Europe....
Réponse de le 18/10/2017 à 16:49 :
Ne rêvez plus ,allez y vivre en Corée-du-Nord et vous verrez la différence avec l'Europe....
Réponse de le 18/10/2017 à 20:59 :
L'herbe est toujours plus fraîche dans le champ du voisin. Au siècle dernier, certains rêvaient de l'URSS et de la Chine de Mao, ils ont déchanté à la chute du mur et avec les révélations qui ont suivi la mort de Mao. Depuis, certains rêvent du Che, oubliant que Fidel Castro son alter ego n'a pas tant rendu son peuple heureux ou de Chavez. Alors en effet, pourquoi ne rêveraient-ils pas de la Corée du Nord, sans doute le seul pays totalement communiste aujourd'hui.
Réponse de le 19/10/2017 à 13:59 :
Les pauvres ne connaissent pas la Liberté ! ils subissent et meurent ignorés de tout le monde , leur avis n'a jamais compté .

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