Une loi contre le fléau des violences sexuelles en 2018

 |   |  452  mots
L'annonce de la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, est dans le droit fil des déclarations du président de la République, qui, hier, lors de sa première grande interview télévisée du quinquennat sur TF1, a invité les femmes victimes d'agressions à s'exprimer car ce ne sont pas elles les honteuses, mais les agresseurs.
L'annonce de la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, est dans le droit fil des déclarations du président de la République, qui, hier, lors de sa première grande interview télévisée du quinquennat sur TF1, a invité les femmes victimes d'agressions à s'exprimer car "ce ne sont pas elles les honteuses", mais les agresseurs. (Crédits : Reuters)
Juste après l'entretien du président Macron, hier à la télé, qui a déclaré que la lutte contre le harcèlement serait l'une des priorités de la future "police de sécurité du quotidien", et en pleine affaire Harvey Weinstein, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes annonce ce lundi matin dans une interview au quotidien catholique "La Croix" qu'elle déposera en 2018 un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles.
"Nous voulons que les chiffres des violences diminuent, qu'il n'y ait plus 84.000 viols et 220.000 agressions sexuelles par an et plus une femme qui meurt sous les coups de son conjoint tous les trois jours", déclare  Marlène Schiappa au quotidien La Croix ce lundi matin.

Le gouvernement va présenter en 2018 un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, annonce la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes dans un article du journal La Croix publié dimanche.

Marlène Schiappa esquisse plusieurs mesures, comme des sanctions spécifiques contre le harcèlement de rue, un allongement des délais de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs et l'instauration d'une présomption de non-consentement pour les enfants en matière de relation sexuelle.

Pour élaborer son projet, le gouvernement lancera lundi une consultation citoyenne car, selon la secrétaire d'Etat, "l'idée est que la société dans son ensemble redéfinisse ce qu'elle accepte ou pas".

Parallèlement, "une concertation auprès des acteurs du secteur (policiers, magistrats, etc.) vient (...) d'être lancée, ainsi qu'une mission parlementaire chargée d'étudier la question spécifique du harcèlement de rue", écrit La Croix.

Sur ce sujet, Marlène Schiappa estime "à titre personnel", "que siffler une femme dans la rue ne relève pas du harcèlement mais que c'est le cas lorsqu'on la suit dans le métro".

Une des priorités de la future "police de sécurité du quotidien"

Emmanuel Macron a pour sa part déclaré que la lutte contre le harcèlement serait l'une des priorités de la future "police de sécurité du quotidien", appelée à voir le jour en 2018, qui pourra recourir à des procédures simplifiées de verbalisation, notamment dans les transports.

Lors de sa première grande interview télévisée du quinquennat sur TF1, le président a également invité les femmes victimes d'agressions à s'exprimer car "ce ne sont pas elles les honteuses", mais les agresseurs.

Là encore "à titre personnel", Marlène Schiappa se dit favorable, dans La Croix, à une extension des délais de prescription pour les crimes sexuels commis sur des mineurs, qui pourraient passer de 20 à 30 ans à compter de la majorité des victimes.

Elle dit enfin vouloir réfléchir à "l'établissement d'un âge minimum en dessous duquel un enfant ou un adolescent serait présumé comme non consentant à un acte sexuel". "Comme dans la quasi-totalité des pays développés", ajoute-t-elle.

(Avec Reuters)

| Lire : Chômage, ISF, "bordel"... l'interview d'Emmanuel Macron en 12 points

| Lire : Marlène Schiappa : "Je vais déposer un projet de loi contre les violences sexuelles" (La Croix, 16.10.2017)

| Lire : Harcèlement sexuel, le fléau de la Silicon Valley (Uber, Tesla, SoFi...)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/10/2017 à 10:37 :
Vous croyez que c’est aussi simple ??
Mais vous rigolez!
Pendant 20 ans , sur internet il y a eu aucune retenue, des multirécidivistes sortent de prison en sifflant ... comme ci de rien était , bref vous êtes pas «  crédibles »
Est ce qu’il existent des archives s’il y a 20 ans des réseaux sociaux qui ont propager a détruire l’image des femmes, de toute les femmes , commencer par poursuivre les grands groupes et le viol n’est pas anodin , ça détruit une vie , c’est comme un homicide donc pas de loi bidon , prison à perpétuité et c’est un minimum.
a écrit le 17/10/2017 à 9:13 :
"police de sécurité du quotidien"

Il faudra un flagrant délit donc, pas évident.
a écrit le 17/10/2017 à 8:59 :
Ha , le buzz du moment !
Après Fillon , les abattoirs et tant d'autres : quelle sera sa durée , quel sera le prochain ,
a écrit le 16/10/2017 à 21:43 :
Bien sûr : multiplions les lois ! Et diminuons le nombre de fonctionnaires qui les appliquent !
Et oui, à un moment il faut choisir : plus vous faites des lois, des exceptions, des règles spéciales, plus il faut de contrôleurs...
a écrit le 16/10/2017 à 12:42 :
Il faut faire attention à ne pas trop légiférer sur tout et n'importe quoi. Notre pays administré est déjà suffisamment permissif. Il faut toujours être vigilant sur les questions de liberté.
Réponse de le 16/10/2017 à 17:23 :
Une loi de plus qui servira à épater la galerie...et qui ne sera quasiment jamais appliquée.

Autre exemple la loi contre la burka: j'en vois tous les jours. A quoi cette loi a-t-elle servi ?
Réponse de le 17/10/2017 à 9:01 :
.... suffisamment permissif ?!?
Il faut sortir un peu de votre bulle béate et vous constaterez que vous etes bridé sur TOUT , taxé sur TOUT , et controlé sur TOUT !!!.....
a écrit le 16/10/2017 à 11:42 :
Les Lois ne suffiront pas et on le sait très bien, dès qu'il y a un fait divers médiatique nos politiciens pondent des lois jusqu'au prochain fait divers médiatique où ils re-pondront des Lois et-c...

Comme nous pouvons le constater notre système n'est que démocratie partielle, puisque 'étant une oligarchie or l'oligarchie est l’antithèse du principe d'égalité puisque ayant besoin du rapport dominant-dominé.

Tant que nous serons en oligarchie les femmes souffriront de ce réel problème majeur de misogynie violente dans les propos et récurrente dans les actes.

L'égalité c'est un principe universel simple, soit on l'adopte soit on fait semblant de l'adopter avec tout son lot d'injustices et de crimes qui l'accompagne. Or notre président en servant l'oligarchie ne fait que desservir le principe égalitaire.
Réponse de le 16/10/2017 à 13:18 :
@citoyen blasé: tu as dû louper ou ne pas comprendre une partie de l'émission. Il a insisté sur le principe d'égalité et non pas l'oligarchie dont tu parles. Peut-être ment-il, mais l'avenir le dira. Quant au lien de subordination, peut-ètre pourrais-tu nous dire comment le supprimer ? Plus facile de critiquer que d'apporter des réponses, n'est-ce pas :-)
Réponse de le 16/10/2017 à 15:50 :
Vous êtes capable de comprendre que l'oligarchie se reposant sur le pouvoir aux mains de quelques uns est un principe même in-égalitariste ? Or la démocratie c'est la gouvernance du peuple et pas de quelques uns.

Voulez vous que je vous l'explique ou bien de m'avoir trollé une centième fois en trois jours vous suffit pour l'heure à venir ?

Mais après peut-être que vous voudrez comprendre non ? Un jour même pas ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :