Yaël Braun-Pivet ne s'interdit rien
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Yaël Braun-Pivet : « Je n'ai pas été nommée, j'ai été élue ».
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Yaël Braun-Pivet : « Je n'ai pas été nommée, j'ai été élue ».
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Ne demandez pas à Yaël Braun-Pivet où elle aimerait être en 2027. La première femme-présidente de l'Assemblée nationale aime que « le destin la surprenne », selon sa propre formule, lâchée devant nous avec son sourire de fausse naïve. A 52 ans, cette mère de cinq enfants, élue députée des Yvelines pour la première fois en 2017 dans le sillage de l'élection-surprise d'Emmanuel Macron, a monté les échelons de la politique à grande vitesse : présidence de la prestigieuse commission des lois, ministre de l'Outre-mer, poste qu'elle quitte au bout d'un mois pour s'emparer à la hussarde de la présidence de l'Assemblée nationale, devenant ainsi le quatrième personnage de l'Etat ! Le tout sans demander la permission au président de la République.
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« Je n'ai pas été nommée, j'ai été élue », insiste-t-elle. Façon de dire qu'elle ne doit rien à personne. L'an passé, elle n'a pas caché s'être « engueulée » avec Elisabeth Borne et le puissant secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler quand elle a décidé de se lancer dans la conquête du « Perchoir ». Après sa triomphale élection, la Première ministre, très fair-play, félicitera sa cadette tandis qu'elle attend toujours le sms de félicitation du bras droit du président. Depuis, leurs relations se sont apaisées. « On a appris à se connaître. On se voit régulièrement en tête à tête », souligne-t-elle. Leurs échanges seraient désormais fluides.