Au Royaume-Uni, l'inflation rebondit en juillet
latribune.fr

L'inflation a accéléré au Royaume-Uni en juillet, à 2,2% sur un an contre 2% en juin.
Reuters
latribune.fr

L'inflation a accéléré au Royaume-Uni en juillet, à 2,2% sur un an contre 2% en juin.
Reuters
C'est le premier rebond depuis décembre. L'inflation a accéléré au Royaume-Uni en juillet, à 2,2% sur un an, contre 2% en juin, précise l'Office national des statistiques (ONS) dans son rapport mensuel, publié ce mercredi. En cause ? Des prix de l'énergie qui ont moins ralenti qu'il y a un an.
Pour le centre de réflexion Capital Economics, le rebond de l'inflation est cependant plus faible que ne l'anticipaient les analystes et « la chute nette de l'inflation dans les services (...) va rassurer la Banque d'Angleterre sur le fait que le processus de désinflation est bien en route ». Et ce, alors que l'inflation dépasse de nouveau l'objectif de 2% de la BoE.
Pour rappel, les prix se sont envolés avec la réouverture de l'économie post-pandémie avec la crise énergétique et du pouvoir d'achat engendrée par la guerre en Ukraine, grimpant jusqu'à 11% fin 2022 au Royaume-Uni avant de redescendre. En réaction, l'institution monétaire britannique avait relevé son taux directeur à 14 reprises pour lutter contre l'inflation. La flambée des prix et des taux d'intérêt a provoqué une grave crise du pouvoir d'achat outre-Manche, tout en pesant sur l'activité économique.
Début août, la Banque d'Angleterre a annoncé baisser son principal taux directeur de 5,25%, son plus haut niveau depuis 15 ans, à 5%. Mais l'institution a dit s'inquiéter encore d'une persistance de l'inflation.
Mardi, l'ONS avait dévoilé que le taux de chômage a reculé au Royaume-Uni sur les trois mois terminés en juin, à 4,2%, contre 4,4% pour les trois mois courant jusqu'à mai. La croissance des salaires, elle, a ralenti, un facteur rassurant pour les autorités monétaires. « Le ralentissement de la croissance des salaires sera bienvenu par la Banque d'Angleterre comme un signe que les conditions sur le marché du travail continuent à se détendre », commente Ruth Gregory, de Capital Economics, qui anticipe deux baisses de taux de 25 points de base supplémentaires cette année.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

A LIRE AUSSI
À quoi ressembleront les 100 premiers jours des travaillistes à la tête du Royaume-Uni ?
Du côté de la croissance, l'économie britannique se porte également mieux. Le Royaume-Uni a enregistré une croissance de 0,2% au deuxième trimestre, marquant une accélération comparé au premier, tirée par l'activité manufacturière et une baisse des prix des matériaux, ainsi que par l'hôtellerie-restaurant, a indiqué vendredi dernier l'Office national des statistiques (ONS). Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) avait progressé de 0,1%.
En juin, l'activité a rebondi (+0,5%) plus vite qu'attendu comparé à mai (-0,1%), mois où elle avait pâti d'un jour de congé exceptionnel à cause du couronnement du roi Charles III, rappelle l'ONS. En avril, la croissance avait atteint 0,2%.
À lire également
« Le secteur manufacturier a connu un mois particulièrement solide » notamment dans l'automobile et la pharmacie, a constaté Darren Morgan, le directeur des données économiques de l'ONS. La construction a également bénéficié d'une forte activité tout comme l'hôtellerie-restauration, aidée par le temps chaud en juin.
(Avec AFP)
latribune.fr